Patrizia a un avis sur tout

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Feu vert à la pollution @Shell 10 mars 2017


Royaume-Uni

La Haute Cour du pays a déclaré, le 26 janvier, que Royal Dutch Shell ne pouvait être tenue responsable de la pollution commise par sa filiale au Nigeria.

L’entreprise a pourtant fait de nombreux profits, alors que le déversement d’hydrocarbures dans le delta du Niger a privé 40 000 habitant-e-s de leurs droits. En effet, la pollution provoquée par les activités de Shell a ravagé des habitations et des fermes et pollué les eaux, privant ainsi les habitant-e-s d’eau potable et de leurs revenus issus de la pêche. Ce jugement établit un précédent particulièrement dangereux. S’il est confirmé, cela revient à donner carte blanche aux multinationales dont le siège se trouve au Royaume-Uni pour bafouer les droits humains à l’étranger.

Protestez avec moi en envoyant ce scandaleux communiqué édité par @Amnesty à @Shell!

Pour soutenir les activités d’Amnesty international en Suisse, c’est par ici: http://www.amnesty.ch/fr

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Le bon marché est TOUJOURS trop cher 24 octobre 2011


(ou son véritable prix payé par quelqu’un d’autre)

Quand je dis que je mange principalement des produits bios, on me répond généralement qu’il faut en avoir les moyens, que le bio, c’est trop cher, blablabla. Le bio est plus cher, c’est vrai. Mais pas trop cher (nous verrons cela plus bas). Il est vrai que ça suppose de se passer et de boycotter tous ces produits industriels vides de substances nutritives et bourrés (le mot n’est pas trop fort) d’additifs tous plus nocifs les uns que les autres pour notre santé. Ce sont les produits industriels qui sont en vérité trop chers pour ce qu’ils sont. Ceux qui croiraient encore aux promesses de l’industrie agroalimentaire peuvent se procurer les reportages passionnants parus entre le 3 et le 7 octobre derniers sur Arte, lors d’une (Semaine alimentation) spéciale qui montre ce que sont VRAIMENT les produits que nous vend cette industrie – qui ne nous veut pas du bien. On peut résumer le constat qui en ressort par: « on nous ment ». Mais gravement. Car l’industrie agroalimentaire nuit gravement à la santé. Et pas seulement humaine.

Revenons au prix soi-disant excessif des produits bruts bios. On parle là de fruits et de légumes (et un peu de viande) qu’il nous faut apprêter et cuisiner nous-mêmes. De fruits et légumes qui ont du goût, dont on peut consommer la peau (exempte de produits chimiques, mais emplie de vitamines et de sels minéraux dont notre organisme raffole). Dans le « Magazine du bio et du développement durable Verde » édité par Coop*, j’ai lu avec grand intérêt l’interview de Hans Rudolf Herren, présenté comme un « pionnier de la lutte biologique contre les nuisibles » (ce qui ne veut pas dire grand-chose, je vous l’accorde). Je vous livre ici une partie de cette interview qui a le mérite (comme Jean Ziegler récemment dans la presse) de remettre les pendules à l’heure: la sécurité alimentaire mondiale ne passe pas par les OGM, et certainement pas par les multinationales. Elle dépend des consommateurs, des petits paysans et d’une agriculture respectueuse de l’environnement. S’il en fallait une preuve (de plus), ici: Food, INC.

Hans Rudolf Herren répond aux questions de Kaspar Meuli:
(…) En fait, nous savons depuis longtemps comment doit fonctionner une production agroalimentaire durable, mais la mise en œuvre dans l’agriculture traîne…

Pourquoi?
Les gens ne sont pas prêts à payer les aliments à leur véritable prix. A l’heure actuelle, les prix sont beaucoup trop bas chez nous. Il ne sera bientôt plus possible de produire à si bas coût, car l’agriculture cause des dégâts qu’elle ne prend pas en charge. Pour l’heure, ces coûts sont assumés par la société.

Je vais vous donner un exemple: l’agriculture pollue les cours d’eau à grande échelle partout dans le monde – y compris en Suisse. Or elle ne prend pas en charge les dégâts environnementaux causés par l’utilisation massive d’engrais et de pesticides. Elle contribue aussi beaucoup au changement climatique: un tiers des gaz à effet de serre lui sont imputables. Tout cela revient cher à la société. Le prix des aliments devrait donc tenir compte de ces coûts. Les agriculteurs qui polluent l’eau devraient payer. Il apparaîtrait alors très vite que les aliments issus d’une agriculture durable ne sont pas plus chers que les produits conventionnels.

Et, devinez qui sont les grands gagnants de cette agriculture appelée « conventionnelle » (ce qui est quand même le comble de l’ironie)?
Pas les consommateurs qui ruinent leur santé à défaut de leur portemonnaie.
Pas les agriculteurs et les éleveurs qui, en France par exemple, ont des taux de cancer parmi les plus élevés (et les plus variés).
Pas notre bonne vieille planète terre.
Les grands gagnants de vos achats de produits non bio et industriels sont… les industriels!

Moi, j’ai choisi. Je me fournis en produits bios, sains et goûteux ici: Le panier de l’abeille. On parie que dans votre région, c’est aussi possible de vous nourrir sainement tout en donnant à un agriculteur respectueux de l’environnement les moyens de vivre?

* ne vous moquez pas, certains journaux commerciaux valent mieux que ceux d’éditeurs
qui n’ont plus vocation d’informer, mais seulement de soigner leurs annonceurs
(au nombre desquels on trouve l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire)

 

La société toxique de Pryska Ducœurjoly aux éd. Respublica 23 mars 2011


La nature humaine est ainsi faite que la population n’a nul besoin que la soumission soit obligatoire pour s’y adonner. Personne n’oblige ainsi les Italiens à regarder les chaînes de télévision de Berlusconi, ni les Français à rester plantés plusieurs heures d’affilée devant TF1. Pourquoi contraindre les citoyens par la force alors qu’une connaissance plus approfondie de leurs comportements démontre qu’ils ne demandent que ça?

Voici un livre que j’ai eu grand plaisir à lire. Il correspond à mes préoccupations du moment et devrait – si vous avez comme priorité de rester en bonne santé, tant mentale que physique – correspondre aux vôtres.

On connaît – ou on devrait connaître – la toxicité désormais prouvée des aliments industriels et de ceux cultivés en « traditionnel » (« traditionnel » ou « conventionnel » voulant dire dans ce cas, cultivé avec pesticides, donc depuis moins de 50 ans, curieux, non?).

On connaît – bien qu’on n’ait guère l’envie de s’étendre sur le sujet – la toxicité des médias, de la télévision en particulier, mais la presse écrite n’est guère à la peine dans ce domaine. Jugez donc, pour exemple frais du jour, du titre de manchette d’un certain quotidien orange (alors que, comme chacun sait, en ce moment dans le monde, il ne se passe RIEN): « Gays de père en fils ». Ouaih, pas moins! Si on a la presse qu’on mérite, et ben, ça m’inquiète.

On commence à comprendre à quel point la médecine occidentale est néfaste pour l’être humain et ne fait pas les miracles promis. Bien au contraire. On commence à peine à percevoir à quel point on a été berné par l’industrie pharmaceutique. Tous autant que nous sommes, du pékin moyen au médecin en passant par les instances dirigeantes. La prise de conscience pointe le bout de son nez, mais pour l’instant on refuse de le reconnaître tant le lavage de cerveau de l’intox médicamenteuse (et notamment vaccinale) a été efficace. Heureusement pour notre intelligence, l’industrie pharmaceutique n’hésite plus à se tirer une balle dans le pied à la moindre occasion (l’attrait du profit lui ferait-elle perdre toute mesure?). La grippe H1N1 et sa gestion – particulièrement grotesque – aura été un premier déclencheur, le Mediator poursuit le réveil des consciences et on peut espérer que les affaires qui ne manqueront pas de sortir encore finiront le travail. Après le tabac, le prochain scandale sanitaire pourrait bien avoir pour nom les pharmas.

Bien sûr, les livres sur les méfaits des cosmétiques, de la nourriture industrielle et des vaccins existent et sont nombreux – même si la presse ne s’en fait pratiquement jamais l’écho. Mais le livre de Pryska Ducœurjoly a le mérite de réunir tous ces méfaits sous un même titre. Synthétique et référencé, facile et agréable à lire, il rappelle aussi quelques vérités indispensables à un réveil de l’intelligence, comme le fait qu’une alimentation de qualité à bas coût n’est pas possible.

Peut-on vraiment trouver des cuisses de poulet de qualité à 1,85 euro le kilo, comme veulent nous le faire croire les chaînes de supermarchés? Cet argument du pouvoir d’achat est tout sauf compatible avec la qualité nutritionnelle. Il n’a d’autre but que de fournir un alibi à la consommation de masse et de nous garder sous la coupe de l’industrie agroalimentaire, dont nous sommes, ne l’oublions pas, les premiers débouchés…

L’autre versant de cet argument fallacieux serait que l’alimentation bio serait réservée aux riches. L’hypermarché serait dès lors, le défenseur du pauvre et de l’opprimé.

On veut nous faire croire que la nourriture doit coûter toujours moins cher pour qu’elle soit accessible à tous. Mais à force de tirer les prix vers le bas, au détriment de la qualité, notre représentation du coût de l’alimentation s’en trouve complètement faussée. Dès lors, un produit de qualité (comme un poulet bio  7 ou 8 euros le kilo ou un fromage fermier à 16 euros le kilo) apparaît hors de prix!

Sans parler du goût incontestablement meilleur des produits fermiers, ainsi que de la valeur nutritionnelle d’un produit bio de qualité du fait qu’il rassasie mieux et plus longtemps. La preuve par le McDo dont c’est un fait aujourd’hui établi que la nourriture qu’on y vend « ne tient pas au ventre ».

En résumé, il s’agit d’un livre salutaire qui permet, à moindre coût, de tordre… le cou aux mensonges des industriels à qui notre santé importe bien moins que notre pouvoir d’achat. Mais côté pouvoir d’achat justement, il faudrait ne pas oublier…

(…) que l’agro-industrie est fortement subventionnée et fortement polluante. Coût pour le contribuable européen (…): 450 euros par an et par foyer… (…) En d’autres termes, supprimez les subventions aux cultures intensives et vous verrez doubler les prix dans les supermarchés!

La note plus gaie et résolument optimiste du livre, vous la trouverez dans les quelques conseils santé et nutrition très intéressants, bon marché et à la portée de tous que l’auteure offre à ses lecteurs.

Pryska Ducœurjoly promet un nouvel ouvrage sur un sujet « choc ». Affaire à suivre, donc.

 

 
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