Patrizia a un avis sur tout

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Zéro sucre de Danièle Gerkens aux éditions Les Arènes #Obésité #Santé #Vegan 12 août 2016


Ceux qui me suivent sur Facebook ou Twitter – ou me lisent sur ce blog – connaissent mon intérêt pour l’alimentation saine, naturelle et mon aversion pour ce que mettent dans nos assiettes les agro-industriels de tous poils. Ils savent aussi que je lis beaucoup de choses sur le sujet et que certains de ces livres sont effrayants dans ce qu’ils montrent de ce que nous ingurgitons sans même le savoir (lire l’excellent et très éclairant Sucre sel et matières grasses de Michael Moss ou le non moins excellent, mais moins récent ToxicFood De William Reymond).

Après m’être intéressée au sel (un peu), au gras (beaucoup moins tant je trouvais que les « recommandations » officielles laissaient peu de place au bon sens*: on a mangé du gras pendant des centaines d’années, ça donne du goût aux aliments, en quoi est-ce mauvais? Cela l’est s’il s’agit de mauvais gras, produit par l’industrie), m’être informée sur tous les additifs divers et variés (que les grandes entreprises sont capables d’insérer dans ce qu’ils osent encore appeler aliments et qui n’en sont plus depuis longtemps), il était temps, dans la tendance de l’époque de m’intéresser au sucre. Je n’ai jamais cédé aux sirènes du light. Une forme d’intuition bénéfique.

Mais comme tout le monde, je prends du poids alors que je m’alimente plutôt sainement. Comme tout le monde, mon univers est saturé d’hormones de synthèses (qui font grossir), de perturbateurs endocriniens (qui font grossir), de sucre et de mauvaises graisses (qui font grossir), de pesticides (qui font grossir) et de phtalates (qui font grossir: LesPhtalatesFontGrossir). Et, comme l’explique William Reymond dans son livre Toxic Food, les occidentaux n’ont jamais autant bougé et fait d’efforts pour rester minces et sont malgré tout de plus en plus gros. Il y a comme un blème quelque part. La théorie de bouger plus pour brûler plus de calories semble bien avoir du plomb dans l’aile. William Reymond mettait déjà le doigt sur une composante qu’on retrouve partout: le sucre. Là, ça a du sens. le sucre, avant l’ère industrielle, on en consommait peu. Or, aujourd’hui, quoiqu’on mange, sous quelque forme que ce soit (glucose, malt, fructose, amidon et j’en passe de TRÈS très nombreuses autres variantes!), on bouffe des tonnes – littéralement – de sucre, sans même le savoir! Faites le test (avec la liste de tous les sucres fabriqués pour et par l’industrie agro-alimentaire) et prenez peur!

J’avais déjà lu CommentJaiDecrocheDuSucre de Charlotte Debeugny aux éditions Marabout. La partie sur les fruits, moi qui en suis une grande (grande!) mangeuse m’a découragée. S’il faut supprimer les fruits, je n’en suis plus. Si je devais vivre au Pôle Nord, une des régions du monde pour laquelle j’ai une grande fascination (j’aime la neige, le froid, tout ça), je sais que ce qui me manquerait assurément, ce sont les fruits. Impossible de vivre sans. Mais je suis quand même passée à l’action en réduisant encore la part du sucre dans notre foyer. Exit les bonbons. Moins ils en mangent, moins les enfants en réclament (essayez, c’est étonnant), prouvant en cela qu’il s’agit bien d’une forme de drogue. Dans les biscuits et gâteaux maison (gâteaux et cakes ou tartes pour les Frouzes), que du sucre bio, si possible brut et en quantité moindre qu’indiquée dans les recettes. Dans les sauces tomates, plus de sucre du tout, même pas une pincée et personne ne s’en est aperçu. Etc., etc.

Puis j’ai lu Zéro Sucre de Danièle Gerkens, journaliste à Elle qui raconte son année sans sucre. Quelques craquages plus loin, elle se dit moins fatiguée et en meilleure santé. Cerise sur le gâteau (lol), elle perdu six kilos sans faire de régime. J’ai eu envie de tenter l’expérience. Ça commence par lister les sucres présents partout dans tout, une liste longue comme un jour sans pain (dans lequel, industriel, il y a du sucre!) à vous donner le vertige (lire en tête de cet article tous les noms sous lesquels se cache le sucre). Et on ne parle pas là des aliments où l’on sait qu’on va trouver du sucre, tels les pâtisseries, les confitures, les jus de fruits, les sirops de fruits, les sodas, etc. Non, on parle d’aliments de base, voyez plutôt: épinards à la crème surgelés? Sucre. Moutarde? Sucre. Mayonnaise? Sucre. Yaourt… nature? Sucre. Jambon?! SUCRE! Pourtant, tous ceux qui cuisinent le savent, nul sucre dans les recettes de mayonnaise, houmous ou moutarde maison! Pourquoi donc y a-t-il du sucre là où on ne l’attend pas?! Parce que ça rend accro, parce qu’on en redemande et parce que c’est un très bon moyen, très bon marché, de nous faire consommer plus!

Faire – comme je le faisais jusqu’à peu – mes courses en privilégiant fruits et légumes de saison (par le biais d’un panier bio) et en scrutant les étiquettes pour éliminer dans la mesure du possible OGM, additifs, huile de palme, édulcorants et exhausteurs de saveurs tenait déjà du parcours du combattant. Je fais moi-même mon PainDeKamutEtLevainBio (pas de sucre, peu de sel), donc ce problème-là est résolu. Néanmoins, supprimer en sus tous les sucres, industriels notamment, rend mon charriot complètement anorexique. Je me retrouve errant dans le magasin en ne sachant pas quoi acheter puisque même le bio – dès lors qu’il est industriel – contient du sucre –  bio, certes – sous diverses formes. Il ne reste plus que les produits frais, de saison et, si possible, bios. C’est bon, mais ça prend du temps.

Ma santé, je ne sais pas encore, mais mon porte-monnaie me dit déjà d’ores et déjà merci. Peut-être le premier pas vers une vie sans argent puisque je lis en ce moment-même L’homme sans argent de Mark Boyle (éditions Les Arènes), le récit passionnant d’un freeeconomist qui a choisi d’essayer de vivre sans argent toute une année.

* Et promouvoir la margarine, produite industriellement,
en lieu et place du beurre, est une aberration écologique
Beurre1Margarine0

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Sale temps pour la santé! Je pose ça là, faites-en bon usage #OGM #Sodas #PerturbateursEndocriniens 4 août 2016


Les sodas déshydratent les souris
Lorsqu’il fait chaud et que l’on a très soif, on se dit que n’importe quelle boisson va nous réhydrater. Eh bien non, selon une étude coordonnée par l’American Physiological Society. Des chercheurs ont mené une expérience sur trois groupes de souris souffrant de déshydratation. Chaque groupe a reçu soit de l’eau, soit un mélange d’eau et de stévia (édulcorant naturel), soit une boisson se rapprochant d’un soda (eau + fructose + glucose). Résultat? Les souris « nourries » au soda ont présenté des symptômes plus sévères qu’au début de l’expérience. Les scientifiques estiment donc que les sodas ne réhydratent pas assez bien l’organisme et conseillent de boire de l’eau plate.

Brève parue dans le magazine Top Santé n° 312, septembre 2016

Perturbateurs endocriniens
Bruxelles vient de publier les critères sur lesquels s’appuyer pour classer un produit parmi les perturbateurs endocriniens et autoriser son retrait du commerce. Il devra en effet avoir causé des dégâts visibles et prouvés sur l’homme. Un non-sens, alors que les effets subtils sur les cancers et la fertilité apparaissent d’abord chez animaux aquatiques.
Les perturbateurs endocriniens peuvent être d’origine naturelle (soja, lin) ou industrielle, absorbés via la nourriture (pesticides, biocides, dioxine), les cosmétiques (parabènes, tensioactifs), les récipients ou les jouets (bisphénol, A, phtalates), etc. Pour limiter strictement l’exposition des enfants et des adolescents (…) BP

Paru dans FRC mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016, dossier à consulter sur FRC

Blé OGM testé en Suisse
L’Agroscope Reckenholz va semer durant six ans du blé génétiquement modifié pour faire des tests dont le pays d’origine, l’Allemagne, ne veut pas sur son territoire. Quelle est donc l’utilité de ces expériences, alors que la Suisse a justement une excellente réputation internationale pour des variétés non transgéniques et adaptées à nos contrées qu’elle développe à Changins? Mieux vaudrait dépenser l’argent de la Confédération pour ces recherches-là, qui correspondent aux besoins réels des consommateurs. BP

Paru dans FRC* mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016

* Seul magazine des consommateurs sans pub aucune!

 

De l’usage du terme d’orthorexie pour discréditer une démarche plutôt saine (bis repetita) 3 novembre 2015


Are you diet obsessed? The new eating disorder

Voyons donc de quoi il s’agit…

When healthy becomes obsessive

Histoire qu’on ait bien compris de quoi il retourne (ou comment discréditer en deux phrases tout début de questionnement, mais en même temps, c’est pas comme si il y avait de quoi se poser quelques questions, non?).

(…) What are the signs? Rigid rules to totally avoid sugar, salt, caffeine, alcohol, gluten, wheat, yeast and dairy are typical.

Heu… mais si ceux qui le font se sentent mieux physiquement et mentalement? La majorité des personnes qui arrête de consommer un aliment précis (gluten ou produits laitiers) se sent mieux après (moins fatigué, moins ballonné, plus en forme). Pourquoi s’en priveraient-elles? Est-ce vraiment le signe d’un désordre alimentaire ou plutôt celui d’une élémentaire et capitale capacité à prendre soin de soi? #JePoseLaQuestion

Plus loin dans l’article…:

Refusing food that may includes additives, pesticides or herbicides is also common.

Les bras m’en tombent! Refuser d’ingurgiter des poisons tels que les scientifiques les déclarent officiellement serait signe d’une maladie qui ferait de la santé une obsession! Waouh… comment dire?

Plus loin dans un encadré intitulé « Who’s at risk? » (voilà, voilà), le journal précise que les personnes malades (selon les critères de l’orthorexie) ont plus de 30 ans et sont « well educated »! Là, franchement, ça devient pas un peu ridicule? Si les gens les plus instruits – et les plus expérimentés – sont ceux qui s’interrogent le plus, c’est qu’il y a sans doute de quoi s’interroger. Bref.

Ce n’est pas la première fois que ça me choque, énerve frappe puisque je m’agaçais, m’esquintait à vous expliquer j’en parlais  déjà là: OrthorexieOuBonSens? Je trouve décidément curieux qu’on s’inquiète que les gens s’inquiètent de ce qu’on met dans leur assiette… Heu… Résumons:

  1. Chaque jour apporte son lot de scandales alimentaires et on devrait être tout guillerets, détendus en mangeant la bouche en cœur la m… que les industriels font passer pour de la nourriture?
  2. On est tous plus ou moins touchés à des degrés divers de maladies dites de « civilisation »… Et il se trouve qu’en fait, on est littéralement gavés de pesticides en tous genres, d’insecticides variés*, d’OGM tout à fait inoffensifs, de phtalates, bisphénol A et S (et j’en passe). Coïncidence? Quant à la fameuse maxime qui dit que la dose fait le poison, elle a démontré son indigence il y a déjà fort longtemps, les cocktails auxquels nous sommes tous exposés étant bel et bien dangereux (pour la santé et l’environnement).
  3. Un toujours plus grand nombre d’enfants est hyperactif, autiste, cancéreux, intolérant à ça et à ci et encore à ça, allergique (5% des Européens souffre d’allergie, c’est énOrme!) et, ouais, tout va super bien. Non? Ha.
  4. Ce qu’on nous met dans l’assiette n’a souvent plus ni goût, ni valeur nutritive.

Bref, je suis toujours aussi surprise des articles qui parlent de cette nouvelle maladie que serait « l’obsession de la santé » pour laquelle les scientifiques – au lieu de se préoccuper de ce que nous font les lobbies de l’industrie – ont appelé orthorexie (histoire de bien discréditer une démarche saine)

J’en veux pour nouvel exemple cet article du mensuel HealthyFoodGuide (numéro d’août 2015) qui titre « Are you diet obsessed? The new eating disorder » dont je parle en préambule. Notons que, dans le même numéro (si, si!), tout un article est dédié au sucre caché dans les aliments dits sains et c’est pas joli, joli… Mais bon, s’en inquiéter ferait de nous des malades d’orthorexie, donc…

*lire l’excellent L’OBS n° 2660 du 29 octobre au 4 novembre 2015,
titré – rien de moins! – que Votre enfant est-il pollué? et la réponse est…)

 

Pain à la farine de kamut bio et levain maison #vegan 25 octobre 2015


Pour le levain maison

  • 30 grammes de farine de kamut. Ou de seigle: plus la farine est complète (et vivante), plus le levain a de chances de réussir
  • Même quantité d’eau de source ou pure. Les bloggeur/euse(s) s’accordent à dire « pas d’eau du robinet, ni d’eau minérale » sauf si vous vivez à la montagne comme moi et que l’eau du robinet a le goût métallique et frais des torrents.
  1. Mélangez eau et farine.
  2. Laissez reposer légèrement couvert dans un pot en verre.
  3. Répétez l’opération avec 10 g de farine et 10g d’eau (1 cl) au moins trois jours de suite après 24 heures jusqu’à l’obtention de bulles qui signifient que le levain se nourrit de vos ajouts et croît.
  4. Tant que vous nourrissez le levain, il vit. Plus vous le nourrissez régulièrement, plus il est doux et peu acide. Son odeur doit être agréable au nez.

Vous trouverez ici (un super blog qui m’a bien aidée) des recettes et quoi faire avec votre levain vivant quand vous partez en vacances: MonLevainEnVacances

Pour le pain au kamut avec du levain maison

  • Entre 180 g et 200 g de levain maison
  • 500 g de farine de Kamut
  • 3 dl 1/2 d’eau tiède
  • 1 cc 1/2 de sel (le pain sera très peu salé)
  1. Mélanger le tout (au pétrin avec un crochet ad hoc ou à la main).
  2. Former une boule.
  3. Laisser reposer sous un linge mouillé 8 heures minimum jusqu’à ce que le pain ait doublé de volume.
  4. L’aplatir et rabattre les bords de chaque côté.
  5. Le poser sur une feuille de papier chemisée sur la plaque et le laisser reposer encore une demi-heure minimum.
  6. Poser un bol d’eau très chaude à son côté (ou dans la friteuse du four, si vous en avez une).
  7. L’enfourner dix minutes dans le four préchauffé à 240° (220 si four à air chaud).
  8. Baisser le four à 180° (160° pour le four à air chaud) SANS OUVRIR LA PORTE et le laisser cuire encore 30 minutes.
  9. Le pain doit être doré et sonner creux quand on frappe dessus.

Bon appétit!

Pourquoi faire son pain de kamut avec du levain maison?
Y a quelques temps déjà que le pain est plus ou moins banni de chez nous. En cause, quelques intolérant(e)s au gluten* et dysfonctionnements digestifs et gastro-intestinaux un peu trop récurrents. Mais… le pain, c’est si bon! Dès lors, il valait la peine de tester le kamut**. Vendue ici par MaLozèreBio, la farine du Moulin de Colagne, « obtenue sur meule de pierre en silex affinée par le système Soder » (what is it?), serait de l’avis du commerçant moins riche en gluten et plus digeste. Tentons! La farine, jaune clair, est ma-gni-fi-que. On voit immédiatement qu’elle est de qualité. Attention, elle est chère: 11 francs suisses le kilo. Mais le pain se garde une semaine sans problème et est toujours aussi goûteux.
Avec de la levure de boulanger bio (qui contient du gluten), c’est délicieux et… eurêka, aucun souci gastrique à l’horizon!
C’est là qu’une bonne âme cueilleuse-confectionneuse-artisane suggère alors de « faire ton levain toi-même. Rien de plus simple ». Sur internet, les recettes se ressemblent à quelques détails près (injonction de ne pas utiliser de métal alors que d’autres disent que ça n’a aucune importance, et grammage un poil différent de l’une à l’autre), mais on trouve une forme de cohérence que je décide d’appliquer plus ou moins. Le pain est incroyablement beau, croustillant et dé-li-cieux.

Inconvénients:

  1. Le prix (mais la qualité, ça se paie et le pain se garde). Avec un kilo, on fait deux pains, ce qui est un peu plus cher que dans le commerce, mais même là, le bon pain de qualité (bio et à la farine complète) se paie dans ces eaux-là.
  2. La préparation du levain (trois jours minimum avant la première fournée) et son « nourrissage » chaque jour.
  3. Le temps de levage (avec le levain, ça passe d’une heure trente à 8 heures de temps de repos). Faut juste s’organiser différemment.
  4. Vu le succès, on est obligé d’en refaire chaque deux jours, voire tous les jours. Et… pour avoir du levain en quantité suffisante, il faut de la patience.

Avantages:

  1. Le pain est bon. Vraiment.
  2. Digeste.
  3. Il se garde longtemps sans perdre de sa saveur.

* ou aux additifs divers ajoutés, ces fameux foodmap
très présents dans les produits industriels!

** « Ancienne variété de blé dur, de grande valeur nutritive (…)
cultivée dans le croisant fertile de l’Egypte ancienne
et de Mésopotamie, il y a 5000 ans » (Bio-Logique).

 

Des concentrations trop élevées de pesticides dans les cours d’eau 8 septembre 2015


Des chercheurs allemands ont analysé, dans le monde entier, les eaux de 2500 rivières situées à proximité de surfaces agricoles cultivées. Ils ont constaté presque partout des concentrations toxiques trop élevées. La situation n’est guère meilleure dans les pays connaissant des normes environnementales contraignantes que dans les autres. Dans plus de 40% des cas où la présence d’insecticides a été constatée dans l’eau, les taux de concentration dépassaient les valeurs autorisées. Pour les cours d’eau qui ne sont soumis à aucune valeur indicative, plus de 80% des valeurs mesurées étaient à un niveau inacceptable. Dans plus de 80% des 4000 échantillons prélevés, les chercheurs ont découvert des cocktails de produits toxiques, dont certains renfermant jusqu’à 31 pesticides différents. Ces scientifiques parlent de « résultats choquants« . Des produits phytosanitaires sont utilisés d’un bout à l’autre de la planète pour un chiffre d’affaires estimé à 50 milliards de dollars US. Les chercheurs conseillent de miser davantage sur des méthodes biologiques de lutte contre les ravageurs.

Magazine Greenpeace, n° 3 – 2015, page 69*

* Oui, je me suis enfin mise à feuilleter, lire, trier tous les magazines mis de côté par manque de temps et j’avais un retard certain…

Et puis, au fait, ce magazine est vraiment bien. Belles photos, reportages passionnants, mise en page bien dans l’air du temps: je recommande sa lecture (on y apprend des trucs! et par les temps qui courent, on peut pas souvent en dire de même de la presse officielle…).

 

Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi, aux éd. Babel (@ActesSud) 19 août 2015


On ne peut pas être pour la décroissance, plutôt de gauche, anti-multinationales*, écolo et ne jamais avoir entendu parler de Pierre Rabhi, puissant mentor qui prône (avec raison) un retour digne et respectueux à la terre. Pourtant, hormis quelques citations du monsieur sur les pages Facebook de certain(e)s Vert(e)s, je ne connaissais pas ses écrits.

En vacances en Éolie, sur la magnifique île de Stromboli, au chaud (très au chaud), cet été, en famille et entre amis, j’aurai beaucoup lu (la faute à la chaleur qui empêchait quiconque de sortir entre midi et 16 heures). J’aurai lu KingKongTheory de Virginie Despentes, lecture proposée par mini-moi n° 1 et découverte roborative s’il en fût. Et… Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi.

Car, après Le prix de l’innocence de Willa Marsh (sympathique livre sur les espoirs et désillusions d’une vie), Mi sa che fuori è primavera de Concita De Gregorio qui donne la version d’Irina Lucidi sur le rapt de ses filles par son mari (éclairant sur la justice suisse et les préjugés machistes) et Sucre, sel et matières grasses, comment les industriels nous rendent accros de Michael Moss (lu comme un thriller),  me restait bien un dernier livre, La maison de terre de Woody Guthrie. Las, la rencontre avec ce grand monsieur de la littérature américaine n’a malheureusement pas eu lieu. Ce n’est pas faute d’avoir essayé puisque je n’ai déclaré forfait qu’après une soixantaine de pages tant le sujet était prometteur, mais les dialogues (nombreux!) en écrit parlé auront eu raison de mon obstination.

Je me suis donc rabattue sur les livres des amis. ToutCeQueJ’aimais de Siri Hustvedt? Déjà lu. Ne restait donc plus que… Pierre Rabhi. Et?

Langage quelque peu alambiqué (à l’ancienne) et tournures de phrases complexes, mais style élégant et poétique, représentatif de sa génération. Sans faire de grandes révélations (le livre de Michael Moss sur les « tours » de l’agro-industrie pour nous faire bouffer leur m… est à ce titre bien plus explosif), il a le mérite – immense – d’être un utile rappel des besoins de l’humanité (dont l’Apple Watch ne fait pas partie). J’ai aussi apprécié son point de vue (pour moi inédit) sur les deux guerres qui auront façonné l’Occident et qu’il présente comme ayant été des prétextes à une relance de l’économie. Il aura, enfin, mis des mots sur ce que je ressens souvent en lisant la presse: ces absurdités admises par tous comme réalités intangibles et logiques alors qu’elles ne sont qu’… absurdités! Comme celle-ci:

Dans les jeux du stade, une fraction de seconde a le pouvoir de donner ou confisquer la victoire au sportif.

*(cette plaie des temps modernes qui,
avec des budgets plus élevés que les États,
fait le mal partout où elles sévissent:
obésité, maladies, pollution, perte de la biodiversité,
destruction de la souveraineté alimentaire et j’en passe)

 

Petit inventaire inutile (genre « débarrassez-moi de ce truc, qu’on n’en parle plus! ») 27 juillet 2015


J’aime (en vrac et – presque – dans l’ordre):

  • mes enfants et (parfois) ceux des autres,
  • les cerises – et tous les fruits en général (sauf, SAUF! le PAM-PLE-MOUS-SE!),
  • les voyages (partout, mais surtout dans le nord),
  • l’intelligence (oui, oui, je sais),
  • le féminisme (c’est une forme d’intelligence, you know?),
  • les livres (beaucoup),
  • ma nouvelle vie à la montagne (qualité de vie, sociabilisation, tout ça, voyez?),
  • le bon sens des gens de terrain (en comparaison avec les lubies de bo-bos vegans et écolos déconnectés de la terre qui mettent des sandales en plastique à leurs enfants parce que le cuir, c’est le mal);
  • le miel parce que c’est sain, miraculeux, bon et véritablement soignant (même si les nouveaux moralistes vegan disent que « je vole le fruit du travail des abeilles »… Vàlà, vàla et on va retourner au jardin d’Eden où tout le monde s’aimait et où c’était beau et où tous les animaux et nous, on se comprenait sans se parler et on vous aime. Tous.)
  • les plantes pour les yeux et pour le corps,
  • avoir eu la rougeole, les oreillons, la rubéole, la scarlatine, la varicelle (comme pratiquement TOUS les quinquas et sexas actuels) et « même pas mal »!
  • l’écologie sensée, le recyclage, l’idée de décroissance, le compost, protéger mon environnement,
  • faire du vélo,
  • courir (un peu),
  • cuisiner (beaucoup).

J’aime pas:

  • les gens: la foule, les rassemblements d’humains, les cons, celles et ceux qui veulent toujours tout contrôler et se plaignent d’être débordé(e)s, celles et ceux qui savent mieux que tout le monde et ramènent sans arrêt leur fraise, les machos, les misos, les racistes, les féministes qui jugent de la qualité de ton féminisme à toi (en général, tu passes pas l’examen), les croyants (sont grave casse-pieds);
  • les fautes de grammaire, de syntaxe et d’orthographe;
  • les côtes de bettes (non, en vrai, c’est dégueu, non?);
  • les neuneus qui veulent bien manger du lapin (du veau, de l’agneau, des poules), mais pas apprendre comment on les tue;
  • qu’on me juge sur mon âge, mon apparence, mon absence (virtuelle) de fermeté fessière ou de seins, sur mes robes (trop courtes ou pas) et qu’on juge les femmes en général sur ce qu’elles portent (ou pas) alors que les mecs s’exhibent sans honte en « marcel »: mais heurk! Non, en vrai, s’ils sont pas gaulés comme des dieux, c’est à gerber, non?!
  • l’industrie agro-alimentaire et les m… qu’ils nous font ingurgiter;
  • les lobbies pharmaceutiques et les m… dont ils nous inondent en nous faisant croire qu’ils sauvent le monde.
  • les gens qui croient encore (en 2015, oui!) que les fœtus humains de deux semaines sont des vies… Et qui font passer la « vie » d’un amas de cellules AVANT celle d’une femme, bien vivante, elle!
  • Et, par extension, ceux qui disent que les vaccins, c’est mal, parce qu’on tue des fœtus pour en mettre dedans (les gens ont-ils encore un cerveau ou c’est une évolution de l’espèce de les rendre de plus en plus bêtes?! Je pose la question…).
  • les vaccins. Mais pas pour les raisons ci-dessus. Parce qu’une bonne hygiène et une alimentation suffisante font sans nul doute mieux que ces… machins-là, mais rapportent moins à Sanofi-Pasteur, Novartis & consorts.

J’aimerais…:

  • really speak English very well (vous comprenez pourquoi?),
  • avoir beaucoup (beaucoup!) d’argent (vraiment beaucoup): et oui, ne plus avoir à s’en préoccuper du tout, je trouverais ça relaxant;
  • posséder une maison dans une belle prairie verdoyante avec un jardin potager prolifique où jamais aucun puceron, ni limace ne mangeraient – par respect – mes salades pourtant bios; dans la dite prairie s’égayeraient de joyeux bambins (qui, jamais – par respect – ne piqueraient de crises);
  • être capable d’aller aux champignons toute seule (et d’en trouver…);
  • avoir eu quelques enfants de plus;
  • avoir des défauts (pour être comme tout le monde).
 

 
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