Patrizia a un avis sur tout

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Tarte tatin de poires au lard et à la sauge absolument délicieuse! 2 octobre 2016


Une première pas trop mal réussie

Une première pas trop mal réussie

Ce premier essai – dé-li-cieux! – d’une recette trouvée sur LeMenu avec des poires du PanierDelAbeille appelle trois remarques:

  1. Ma plaque plus grande que celle prévue par la recette aurait mérité plus de poires. Les poires ont en effet perdu du volume à la cuisson et si j’en avais déjà mis deux de plus, j’aurais pu sans autre en ajouter encore une ou deux de manière à remplir l’entier de la plaque.
    Ça aurait permis à la pâte de véritablement coller aux poires et pas à la plaque. Le fait que la pâte caramélise sur la plaque a rendu son « renversement » difficile et j’ai bataillé ferme pour ne pas en faire de la charpie.
  2. La prochaine fois, je mettrai moins de lard dans chaque poire, je diviserai par deux chaque tranche. D’ailleurs, je pense que j’achèterai plutôt du lard chez ma bouchère (qui ne contient ni glucose, ni sirop de glucose ce qui n’est pas le cas de celui vendu par la grande distribution) que je réduirai moi-même en lardons (moins cher) et que je parsèmerai sur toute la tarte.
  3. On l’a dégustée froide au retour d’une balade sous la pluie, une fois séchés, avec un bon thé à la cannelle (sans sucre!), mais m’est avis que tiède, elle doit être encore meilleure.

1 abaisse ronde de pâte feuilletée (perso, la pâte brisée, oui, mais feuilletée, je sais pas faire)
ou un bloc de pâte à étaler soi-même (moins cher)

40 g de sucre
1 cs d’eau
30 g de beurre (recette originale 25 g)
1 cs de feuilles de sauge finement ciselée + une tige avec quelques feuilles pour la déco
du lard (la recette disait 12 tranches de lard cru, 2 par poire)
6 petites poires mûres, pelées, coupées en deux et évidées (la quantité dépend de la grandeur de la plaque)

sauge, sel de vin (ou fleur de sel) et poivre

  • Etaler la pâte, mais ne pas la poser dans la plaque, la piqueter et la poser sur une grande assiette et la réserver au frais
  • Caraméliser le sucre avec la cuillère à soupe d’eau dans une casserole, ajouter le beurre, le laisser fondre, verser le tout uniformément dans la plaque
  • Saupoudrer de la sauge ciselée
  • Enrouler les tranches de lard, les placer dans le creux des poires et placer celles-ci lard vers le bas dans la plaque sur le caramel et la sauge
  • Couvrir avec la pâte et presser les bords de la pâte vers le bas entre la plaque et les poires
  • Cuire 30 à 35 minutes à 200°
  • Sortir, laisser reposer 5 minutes
  • Retourner sur un plat
  • Décorer d’une tige de sauge, saler et poivrer

 

 

Zéro sucre de Danièle Gerkens aux éditions Les Arènes #Obésité #Santé #Vegan 12 août 2016


Ceux qui me suivent sur Facebook ou Twitter – ou me lisent sur ce blog – connaissent mon intérêt pour l’alimentation saine, naturelle et mon aversion pour ce que mettent dans nos assiettes les agro-industriels de tous poils. Ils savent aussi que je lis beaucoup de choses sur le sujet et que certains de ces livres sont effrayants dans ce qu’ils montrent de ce que nous ingurgitons sans même le savoir (lire l’excellent et très éclairant Sucre sel et matières grasses de Michael Moss ou le non moins excellent, mais moins récent ToxicFood De William Reymond).

Après m’être intéressée au sel (un peu), au gras (beaucoup moins tant je trouvais que les « recommandations » officielles laissaient peu de place au bon sens*: on a mangé du gras pendant des centaines d’années, ça donne du goût aux aliments, en quoi est-ce mauvais? Cela l’est s’il s’agit de mauvais gras, produit par l’industrie), m’être informée sur tous les additifs divers et variés (que les grandes entreprises sont capables d’insérer dans ce qu’ils osent encore appeler aliments et qui n’en sont plus depuis longtemps), il était temps, dans la tendance de l’époque de m’intéresser au sucre. Je n’ai jamais cédé aux sirènes du light. Une forme d’intuition bénéfique.

Mais comme tout le monde, je prends du poids alors que je m’alimente plutôt sainement. Comme tout le monde, mon univers est saturé d’hormones de synthèses (qui font grossir), de perturbateurs endocriniens (qui font grossir), de sucre et de mauvaises graisses (qui font grossir), de pesticides (qui font grossir) et de phtalates (qui font grossir: LesPhtalatesFontGrossir). Et, comme l’explique William Reymond dans son livre Toxic Food, les occidentaux n’ont jamais autant bougé et fait d’efforts pour rester minces et sont malgré tout de plus en plus gros. Il y a comme un blème quelque part. La théorie de bouger plus pour brûler plus de calories semble bien avoir du plomb dans l’aile. William Reymond mettait déjà le doigt sur une composante qu’on retrouve partout: le sucre. Là, ça a du sens. le sucre, avant l’ère industrielle, on en consommait peu. Or, aujourd’hui, quoiqu’on mange, sous quelque forme que ce soit (glucose, malt, fructose, amidon et j’en passe de TRÈS très nombreuses autres variantes!), on bouffe des tonnes – littéralement – de sucre, sans même le savoir! Faites le test (avec la liste de tous les sucres fabriqués pour et par l’industrie agro-alimentaire) et prenez peur!

J’avais déjà lu CommentJaiDecrocheDuSucre de Charlotte Debeugny aux éditions Marabout. La partie sur les fruits, moi qui en suis une grande (grande!) mangeuse m’a découragée. S’il faut supprimer les fruits, je n’en suis plus. Si je devais vivre au Pôle Nord, une des régions du monde pour laquelle j’ai une grande fascination (j’aime la neige, le froid, tout ça), je sais que ce qui me manquerait assurément, ce sont les fruits. Impossible de vivre sans. Mais je suis quand même passée à l’action en réduisant encore la part du sucre dans notre foyer. Exit les bonbons. Moins ils en mangent, moins les enfants en réclament (essayez, c’est étonnant), prouvant en cela qu’il s’agit bien d’une forme de drogue. Dans les biscuits et gâteaux maison (gâteaux et cakes ou tartes pour les Frouzes), que du sucre bio, si possible brut et en quantité moindre qu’indiquée dans les recettes. Dans les sauces tomates, plus de sucre du tout, même pas une pincée et personne ne s’en est aperçu. Etc., etc.

Puis j’ai lu Zéro Sucre de Danièle Gerkens, journaliste à Elle qui raconte son année sans sucre. Quelques craquages plus loin, elle se dit moins fatiguée et en meilleure santé. Cerise sur le gâteau (lol), elle perdu six kilos sans faire de régime. J’ai eu envie de tenter l’expérience. Ça commence par lister les sucres présents partout dans tout, une liste longue comme un jour sans pain (dans lequel, industriel, il y a du sucre!) à vous donner le vertige (lire en tête de cet article tous les noms sous lesquels se cache le sucre). Et on ne parle pas là des aliments où l’on sait qu’on va trouver du sucre, tels les pâtisseries, les confitures, les jus de fruits, les sirops de fruits, les sodas, etc. Non, on parle d’aliments de base, voyez plutôt: épinards à la crème surgelés? Sucre. Moutarde? Sucre. Mayonnaise? Sucre. Yaourt… nature? Sucre. Jambon?! SUCRE! Pourtant, tous ceux qui cuisinent le savent, nul sucre dans les recettes de mayonnaise, houmous ou moutarde maison! Pourquoi donc y a-t-il du sucre là où on ne l’attend pas?! Parce que ça rend accro, parce qu’on en redemande et parce que c’est un très bon moyen, très bon marché, de nous faire consommer plus!

Faire – comme je le faisais jusqu’à peu – mes courses en privilégiant fruits et légumes de saison (par le biais d’un panier bio) et en scrutant les étiquettes pour éliminer dans la mesure du possible OGM, additifs, huile de palme, édulcorants et exhausteurs de saveurs tenait déjà du parcours du combattant. Je fais moi-même mon PainDeKamutEtLevainBio (pas de sucre, peu de sel), donc ce problème-là est résolu. Néanmoins, supprimer en sus tous les sucres, industriels notamment, rend mon charriot complètement anorexique. Je me retrouve errant dans le magasin en ne sachant pas quoi acheter puisque même le bio – dès lors qu’il est industriel – contient du sucre –  bio, certes – sous diverses formes. Il ne reste plus que les produits frais, de saison et, si possible, bios. C’est bon, mais ça prend du temps.

Ma santé, je ne sais pas encore, mais mon porte-monnaie me dit déjà d’ores et déjà merci. Peut-être le premier pas vers une vie sans argent puisque je lis en ce moment-même L’homme sans argent de Mark Boyle (éditions Les Arènes), le récit passionnant d’un freeeconomist qui a choisi d’essayer de vivre sans argent toute une année.

* Et promouvoir la margarine, produite industriellement,
en lieu et place du beurre, est une aberration écologique
Beurre1Margarine0

 

Sale temps pour la santé! Je pose ça là, faites-en bon usage #OGM #Sodas #PerturbateursEndocriniens 4 août 2016


Les sodas déshydratent les souris
Lorsqu’il fait chaud et que l’on a très soif, on se dit que n’importe quelle boisson va nous réhydrater. Eh bien non, selon une étude coordonnée par l’American Physiological Society. Des chercheurs ont mené une expérience sur trois groupes de souris souffrant de déshydratation. Chaque groupe a reçu soit de l’eau, soit un mélange d’eau et de stévia (édulcorant naturel), soit une boisson se rapprochant d’un soda (eau + fructose + glucose). Résultat? Les souris « nourries » au soda ont présenté des symptômes plus sévères qu’au début de l’expérience. Les scientifiques estiment donc que les sodas ne réhydratent pas assez bien l’organisme et conseillent de boire de l’eau plate.

Brève parue dans le magazine Top Santé n° 312, septembre 2016

Perturbateurs endocriniens
Bruxelles vient de publier les critères sur lesquels s’appuyer pour classer un produit parmi les perturbateurs endocriniens et autoriser son retrait du commerce. Il devra en effet avoir causé des dégâts visibles et prouvés sur l’homme. Un non-sens, alors que les effets subtils sur les cancers et la fertilité apparaissent d’abord chez animaux aquatiques.
Les perturbateurs endocriniens peuvent être d’origine naturelle (soja, lin) ou industrielle, absorbés via la nourriture (pesticides, biocides, dioxine), les cosmétiques (parabènes, tensioactifs), les récipients ou les jouets (bisphénol, A, phtalates), etc. Pour limiter strictement l’exposition des enfants et des adolescents (…) BP

Paru dans FRC mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016, dossier à consulter sur FRC

Blé OGM testé en Suisse
L’Agroscope Reckenholz va semer durant six ans du blé génétiquement modifié pour faire des tests dont le pays d’origine, l’Allemagne, ne veut pas sur son territoire. Quelle est donc l’utilité de ces expériences, alors que la Suisse a justement une excellente réputation internationale pour des variétés non transgéniques et adaptées à nos contrées qu’elle développe à Changins? Mieux vaudrait dépenser l’argent de la Confédération pour ces recherches-là, qui correspondent aux besoins réels des consommateurs. BP

Paru dans FRC* mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016

* Seul magazine des consommateurs sans pub aucune!

 

Les phtalates font, entre autres « bienfaits », grossir! 6 mars 2016


Des chercheurs allemands ont prouvé que des traces de phtalates dans leur boisson faisaient grossir les souris. Déjà connus pour altérer la fertilité, ces plastifiants perturbateurs endocriniens déstabilisent le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline chez les femelles, et augmentent les acides gras saturés dans le sang. Les chercheurs pensent que cet effet serait une des causes de l’épidémie de surpoids, en dehors des facteurs génétiques et alimentaires et du manque de mouvement. Omniprésents, les phtalates sont déjà interdits dans les films alimentaires. A quand une limitation dans les autres objets et les emballages?

Des résidus qui font grossir, signé BP
Fédération romande des consommateurs et consommatrices,
magazine Mieux choisir*n° 86, mars 2016

*Seul magazine de conso suisse romand à être exempt de pub. Pour s’abonner, ici: FRC

 

Manger à domicile pendant l’adolescence = moins de surpoids plus tard 21 décembre 2014


S’il fallait une raison supplémentaire pour faire à manger le plus souvent possible à ses enfants (outre le fait de leur éviter les poisons de l’industrie agro-alimentaire), en voici une bonne:

Les repas pris à domicile protègent contre le surpoids
Une étude réalisée sur dix ans avec des adolescents a permis de déterminer l’influence des habitudes alimentaires pendant la puberté sur la progression de l’obésité chez les jeunes adultes. Le nombre de repas pris à domicile pendant la semaine est inversement proportionnel aux cas d’obésité constatés dix ans plus tard.

The Journal and Pediatrics

Paru dans la Revue de l’alimentation de la Société suisse de nutrition SSN,
Tabula n°4/2014

Sur Twitter, un interlocuteur m’interpelle en me disant: « basta l’hygiénisme », « manger du kebab à un certain âge participe de la socialisation ». Ais-je dit le contraire? Je rappelle que, en gros, je parle de manger le gras du lard (quelle hygiénisme, vraiment!), mais d’un cochon élevé en plein champ avec des aliments naturels et sans compléments alimentaires, ni antibiotiques préventifs, etc. Essayez, c’est comme pour les œufs, ce cochon-là est bon pour vos artères.

 

 
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