Patrizia a un avis sur tout

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Velouté de fenouils à la poire #vegan (presque) #bio #facile #bon #délicieux #frais #vitaminé 16 octobre 2016

Filed under: Automne,Je cuisine — essaipat @ 07:37
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2 à 3 bulbes de fenouil
1 poire plutôt bien mûre (ou deux selon qu’on cherche un goût plus prononcé)
sel, poivre
1 yaourt nature
1 cc de miel liquide doré

  • Parer les fenouils, coupez-les en morceaux et faites-les cuire à petits bouillons dans un peu d’eau salée jusqu’à tendreté
  • Eplucher la ou les poires, retirer le cœur avec les pépins, couper en morceaux
  • Récupérer les fenouils (garder l’eau chaude salée en réserve), les placer dans un bol de mixer avec les morceaux de poire(s), ajouter le yaourt, mixer finement.
  • Ajouter de l’eau salée jusqu’à l’obtention de la consistance désirée
  • Saler à nouveau si nécessaire et poivrer
  • Glisser quelques pointes de miel juste avant de servir avec un morceau de pain frais et croquant ou des croûtons

Bon à savoir: quelque soit le temps de mixage, le velouté conserve sous la dent le léger grain de la poire

 

Le bon marché est TOUJOURS trop cher 24 octobre 2011


(ou son véritable prix payé par quelqu’un d’autre)

Quand je dis que je mange principalement des produits bios, on me répond généralement qu’il faut en avoir les moyens, que le bio, c’est trop cher, blablabla. Le bio est plus cher, c’est vrai. Mais pas trop cher (nous verrons cela plus bas). Il est vrai que ça suppose de se passer et de boycotter tous ces produits industriels vides de substances nutritives et bourrés (le mot n’est pas trop fort) d’additifs tous plus nocifs les uns que les autres pour notre santé. Ce sont les produits industriels qui sont en vérité trop chers pour ce qu’ils sont. Ceux qui croiraient encore aux promesses de l’industrie agroalimentaire peuvent se procurer les reportages passionnants parus entre le 3 et le 7 octobre derniers sur Arte, lors d’une (Semaine alimentation) spéciale qui montre ce que sont VRAIMENT les produits que nous vend cette industrie – qui ne nous veut pas du bien. On peut résumer le constat qui en ressort par: « on nous ment ». Mais gravement. Car l’industrie agroalimentaire nuit gravement à la santé. Et pas seulement humaine.

Revenons au prix soi-disant excessif des produits bruts bios. On parle là de fruits et de légumes (et un peu de viande) qu’il nous faut apprêter et cuisiner nous-mêmes. De fruits et légumes qui ont du goût, dont on peut consommer la peau (exempte de produits chimiques, mais emplie de vitamines et de sels minéraux dont notre organisme raffole). Dans le « Magazine du bio et du développement durable Verde » édité par Coop*, j’ai lu avec grand intérêt l’interview de Hans Rudolf Herren, présenté comme un « pionnier de la lutte biologique contre les nuisibles » (ce qui ne veut pas dire grand-chose, je vous l’accorde). Je vous livre ici une partie de cette interview qui a le mérite (comme Jean Ziegler récemment dans la presse) de remettre les pendules à l’heure: la sécurité alimentaire mondiale ne passe pas par les OGM, et certainement pas par les multinationales. Elle dépend des consommateurs, des petits paysans et d’une agriculture respectueuse de l’environnement. S’il en fallait une preuve (de plus), ici: Food, INC.

Hans Rudolf Herren répond aux questions de Kaspar Meuli:
(…) En fait, nous savons depuis longtemps comment doit fonctionner une production agroalimentaire durable, mais la mise en œuvre dans l’agriculture traîne…

Pourquoi?
Les gens ne sont pas prêts à payer les aliments à leur véritable prix. A l’heure actuelle, les prix sont beaucoup trop bas chez nous. Il ne sera bientôt plus possible de produire à si bas coût, car l’agriculture cause des dégâts qu’elle ne prend pas en charge. Pour l’heure, ces coûts sont assumés par la société.

Je vais vous donner un exemple: l’agriculture pollue les cours d’eau à grande échelle partout dans le monde – y compris en Suisse. Or elle ne prend pas en charge les dégâts environnementaux causés par l’utilisation massive d’engrais et de pesticides. Elle contribue aussi beaucoup au changement climatique: un tiers des gaz à effet de serre lui sont imputables. Tout cela revient cher à la société. Le prix des aliments devrait donc tenir compte de ces coûts. Les agriculteurs qui polluent l’eau devraient payer. Il apparaîtrait alors très vite que les aliments issus d’une agriculture durable ne sont pas plus chers que les produits conventionnels.

Et, devinez qui sont les grands gagnants de cette agriculture appelée « conventionnelle » (ce qui est quand même le comble de l’ironie)?
Pas les consommateurs qui ruinent leur santé à défaut de leur portemonnaie.
Pas les agriculteurs et les éleveurs qui, en France par exemple, ont des taux de cancer parmi les plus élevés (et les plus variés).
Pas notre bonne vieille planète terre.
Les grands gagnants de vos achats de produits non bio et industriels sont… les industriels!

Moi, j’ai choisi. Je me fournis en produits bios, sains et goûteux ici: Le panier de l’abeille. On parie que dans votre région, c’est aussi possible de vous nourrir sainement tout en donnant à un agriculteur respectueux de l’environnement les moyens de vivre?

* ne vous moquez pas, certains journaux commerciaux valent mieux que ceux d’éditeurs
qui n’ont plus vocation d’informer, mais seulement de soigner leurs annonceurs
(au nombre desquels on trouve l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire)

 

 
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