Patrizia a un avis sur tout

© Tous les textes et photos de mon cru m'appartiennent et ne peuvent être utilisés de quelque manière que ce soit et sur n'importe quel support sans mon autorisation expresse!

L’agriculture intensive n’est pas plus productive que la nature 12 janvier 2018


Le rendement des cultures herbagères intensives n’est pas supérieur à celui des prairies riches en espèces. C’est ce que conclut la plus vaste étude sur la biodiversité conduite à ce jour.

Ces quinze dernières années, des équipes pluridisciplinaires allemandes, suisses, néerlandaise et autrichiennes ont effectué pas moins de 80 000 mesures sur un échantillon de quelque 500 parcelles. Elles ne se sont pas contentés d’examiner la diversité des plantes et autres organismes, mais ont aussi cherché à comprendre son impact sur les cycles naturels.

Menée à l’Université technique de Munich, « Jena Experiment » montre notamment que les surfaces riches en espèces résistent mieux à la sécheresse et aux inondations et qu’elles fixent de plus grandes quantités d’eau et d’oxygène. La biodiversité influencerait près de la moitié de tous les processus se déroulant au sein d’un écosystème.

L’étude prouve ainsi que les extinctions d’espèces actuellement en cours sur toute la planète n’entraînent pas seulement la disparition d’une partie de l’héritage de l’évolution, mais pourraient aussi menacer directement l’être humain.
http://www.tum.de Chercher: Jena Experiment (étude disponible en allemand et en anglais)

Pro Natura Magazine, n° 1/2018

Publicités
 

Le #bio, c’est meilleur! D’après des chercheurs danois, polonais, français et suédois 26 novembre 2017


Le bio, c’est meilleur!

Préférer une alimentation bio a d’incontestables effets bénéfiques pour la santé. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs d’universités danoise, suédoise, polonaise et française qui ont compilé les résultats de 280 travaux internationaux sur le sujet. Cette méta étude montre, par exemple, que la consommation exclusive de produits laitiers biologiques – durant la grossesse et l’enfance – réduit le risque d’eczéma et d’allergies chez l’enfant. Choisir du bio, c’est aussi réduire drastiquement son exposition aux pesticides qui affectent notamment le développement cognitif des enfants: mémoire et QI plus bas, retard du développement psychomoteur et mental au cours des sept premières années de vie, etc. Parmi les autres points à relever, on notera que le bio présente des valeurs nutritionnelles légèrement supérieures (oméga-3, etc.) et que l’agriculture biologique limite le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.

yng

Lu dans le magazine de BonàSavoir « Ma santé » n° 6, novembre-décembre 2017

Notons quand même que certain(e)s ont besoin de ce genre d’études pour se convaincre d’une chose que le simple bon sens commande: ce que « mange » ce que l’on mange nous porte profit. Ou pas. Bref…

 

Salade de (restes de) blanc de poulet rôti #Antigaspi 7 août 2017


Avec ce qu’on trouve sous la main

Chez nous, on aime le poulet rôti (fermier et bio de préférence), mais on ne goûte que modérément au blanc. Dès lors, que faire avec les restes? On avait la variante potée asiatique (ici: UnTrucSucréSaléFaitDeBricEtDeBrocVaguementAsiatique), mais en pleine canicule, l’envie d’un plat plus frais s’est fait sentir. En plus, dans mon PanierBio de la semaine, j’avais toute une série de jolies olivettes (petites tomates allongées) mûres à point et juteuses (le blanc de poulet, c’est un peu sec quand même). L’idée d’une salade de poulets aux tomates est née.

Je vous livre la mienne? Allez! Mais en fait, le principe est simple, on y met dedans ce qu’on a dans les placards et le frigo.

  • le blanc d’un poulet rôti découpé en petits cubes
  • des olivettes coupées en jolies tranches
  • une gousse d’ail fraîche hachée (+ celles contenues dans la carcasse de la bête, cuites donc)
  • quelques brins de ciboulette, quelques fleurs de marjolaine, un peu de basilic ciselé (le tout du jardin et fraîchement cueilli, of course)
  • une bonne cuillère de curry jaune en poudre (on en trouve des très bons et bios dans le commerce, mais on peut aussi le faire soi-même)
  • de l’huile d’olive et de sésame (vierge toastée pour plus de goût) et du vinaigre (j’ai utilisé du vinaigre de framboise artisanal)
  • du sel, du poivre

Chauffer doucement l’huile d’olive dans une poêle
Y mettre l’ail haché, le faire rissoler gentiment
Ajouter les fines herbes et le curry, laisser mijoter encore un peu et mettre à refroidir
Préparer une sauce à salade avec l’huile d’olive et de sésame, le vinaigre de framboise (deux cs d’huile pour une de vinaigre), le sel et le poivre
Y ajouter la sauce au curry refroidie, les olivettes et les dés de poulet, mélanger et laisser reposer une heure au frigo, c’est prêt.

Délicieux et rafraichissant, nourrissant et fort en goût: bon appétit!

 

Omelette aux asperges vertes, tomates séchées et petits lardons #DeSaison #Bio et #Local 4 mai 2017


Chez nous, on ne déguste les asperges – locales! – qu’en saison et on les apprécie d’autant plus qu’elles se font attendre chaque année alors que les étals de la Migros ou de la Coop nous en offre déjà depuis des mois par kintal venant du bout du monde.

Mon nouveau dada, c’est de manger les asperges vertes crues ou justes cuites à point (et encore croquantes).

Et pour agrémenter une omelette nourrissante et saine, j’ai concocté cette nouvelle recette, en passe de détrôner celle des absolument délicieux Penne aux citron vert et asperges vertes!

Pour une bonne omelette (baveuse ou non), il faut, par personne:

quelques lardons qu’on fait revenir sans huile dans une poêle en fer (cuisson écologique, économique et saine)
une bonne gousse d’ail hachée menu qu’on ajoute aux lardons
avec quelques petites tomates séchées gardées dans l’huile d’olive, taillées en petits morceaux
1 à 2 asperges vertes dont on a  coupé le bout sur un 5 cm et qu’on a taillé ensuite en petites rondelles qu’on jette ensuite dans la poêle en les laissant revenir jusqu’à tendreté désirée
2 à 3 œufs fouettés en mousse qu’on sale et poivre à volonté et qu’on ajoute
un peu de persil ciselé pour la finition sur le dessus

Servez, c’est prêt! Et c’est délicieux. Et sain.

Une autre recette de printemps avec de bonnes asperges vertes du Valais, ici: Poulet au beurre parfumé thym citron et asperges vertes

 

Velouté de fenouils à la poire #vegan (presque) #bio #facile #bon #délicieux #frais #vitaminé 16 octobre 2016

Filed under: Automne,Je cuisine — essaipat @ 07:37
Tags: , , , , , , , , ,

2 à 3 bulbes de fenouil
1 poire plutôt bien mûre (ou deux selon qu’on cherche un goût plus prononcé)
sel, poivre
1 yaourt nature
1 cc de miel liquide doré

  • Parer les fenouils, coupez-les en morceaux et faites-les cuire à petits bouillons dans un peu d’eau salée jusqu’à tendreté
  • Eplucher la ou les poires, retirer le cœur avec les pépins, couper en morceaux
  • Récupérer les fenouils (garder l’eau chaude salée en réserve), les placer dans un bol de mixer avec les morceaux de poire(s), ajouter le yaourt, mixer finement.
  • Ajouter de l’eau salée jusqu’à l’obtention de la consistance désirée
  • Saler à nouveau si nécessaire et poivrer
  • Glisser quelques pointes de miel juste avant de servir avec un morceau de pain frais et croquant ou des croûtons

Bon à savoir: quelque soit le temps de mixage, le velouté conserve sous la dent le léger grain de la poire

 

L’homme sans argent de Mark Boyle, aux éd. Arènes* 26 août 2016



J’ai choisi de vivre pendant une année sans utiliser le moindre argent, ni en gagner, ni en dépenser, tout en travaillant. Voici le récit de mon expérience vers une liberté retrouvée.

Même si l’aventure en elle-même ne me séduit pas (trop compliqué à mettre en œuvre, infaisable avec des enfants en âge de scolarité inscrits à l’école publique), la démarche m’intéressait fortement. Et je n’ai pas été déçue. Ce que j’en ai retenu:

  1. On PEUT vivre sans argent. Même en Occident. Même en Europe. Même si c’est compliqué. Et, en tous les cas, on PEUT – et très agréablement – VIVRE AVEC MOINS.
  2. On met sa sécurité dans l’état de son compte en banque alors que tout prouve que les banques ne sont de loin pas aussi fiables qu’elles voudraient le faire croire. Alors que la réelle sécurité réside dans son réseau social. Il faut reconnaître que si on se pose la question honnêtement, l’argent, bien moins qu’une liberté, de fait, nous enchaîne.
  3. Il faut, si on continue à vivre « normalement », consolider la solidarité, l’amitié, les relations sociales, garantes d’une vie satisfaisante et agréable.
  4. Le travail utile à la communauté, tel celui des paysans, des infirmières ou des éboueurs, est moins bien rémunéré que ceux qui spéculent sur l’argent, alors que cela ne profite qu’à eux-mêmes, cherchez l’erreur…
  5. On peut, à l’image de la freeconomy mettre en place soi-même au sein d’une communauté:
    – une monnaie locale (profitable à la communauté et pas à UBS ou à JP Morgan Chase),
    – des lieux d’échanges de matériel électronique ou d’outils,
    – des bibliothèques ou des lieux pour les dons,
    – des jardins urbains en libre-service,
    – des événements gratuits, tels que projection de films, échanges de savoirs, etc.
    – etc.
  6. En se reconnectant avec la nature par le biais d’activités gratuites (marche, méditation, cueillette, jardinage déplacements à pied ou à vélo), on retrouve sensation de vivre et liberté intérieure.

L’auteur, économiste de formation (disons-le quand même!) souligne à quel point:

L’argent ne travaille plus pour nous. Nous travaillons pour lui. En tant que société, nous vénérons un outil qui n’a plus de valeur intrinsèque au détriment de tout le reste. Pire: notre idée de l’argent est bâtie sur un système qui favorise l’inégalité, la destruction de l’environnement et le mépris de l’humanité.

L’argent nous permet de mettre notre fortune à l’abri facilement et pour longtemps. Si cette facilité à épargner nous était niée, aurions-nous encore la motivation nécessaire pour aller exploiter la planète et les espèces qui l’habitent? Sans moyen de « mettre à l’abri facilement » les profits à long terme qui nous permettent de ponctionner plus que ce qui nous est nécessaire, nous ne consommerions que ce dont nous avons besoin, au fur et à mesure de nos besoins. Une personne ne pourrait plus transformer les arbres d’une forêt tropicale en chiffres sur un compte en banque, elle n’aurait donc pas de raison de couper un hectare de forêt tropicale à la seconde, comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette année sans argent, en bon roi de la débrouille l’a aussi fait réfléchir sur… les toilettes, la valeur du travail et le passage des saisons (difficile à réellement percevoir en milieu urbain), ainsi que sur sa manière de fonctionner en société et la prédominance qu’on donne à l’intellect (normé, les surdoués étant décriés comme se la pétant, paradoxe actuel):

Mes toilettes à compost font rigoler certains (…) Pour moi, les toilettes « normales » représentent la folie destructrice du monde moderne. Nous prenons de l’eau propre et nous chions dedans. La merde humaine est excellente pour la terre, mais elle terriblement nocive pour les réserves d’eau.

Parfois je demande un sac de 25 kg d’avoine pour un jour de travail. A la ferme, ils pensent que je suis fou: un sac de 25 kg vaut 20£ et j’ai travaillé dur pendant neuf heures. (…)
Si je devais semer, désherber, arroser et moissonner cette quantité d’avoine, cela me prendrait au moins soixante heures. Ce qui veut dire que je profite de soixante heures de travail contre neuf heures.
(…)
Les grandes usines, les supermarchés, les hyperstores et consorts ont complètement transformé notre perception du juste prix des choses. Cela me saute aux yeux lorsque je travaille dans le petit magasin coopératif biologique de Bristol. Ceux qui clament qu’il est hors de question de payer 1£50 pour un kilo de courgettes n’ont pas la moindre idée du travail que nécessite la culture biologique sans d’énormes apports d’énergie fossile. Un travailleur qui gagne le salaire minimal, ce qui est le cas pour la majorité des agriculteurs, devrait faire tout le travail nécessaire en cinq minutes s’il veut que ce kilo de courgettes lui rapporte quelque chose.
(…)
On dirait que, lorsque vous commencez quelques chose avec l’intention de donner et non de prendre, il est presque impossible d’arrêter les autres de vouloir en faire autant.
(…)
Certains bénévoles firent le service pendant douze heures sans une minute de pause. Combien de personnes payées accepteraient cela?

Bien trop souvent, mes interactions étaient trop éloignées du vrai sens de la paix. Je me plaignais d’être trop occupé, je critiquais les gens qui achetaient des choses avec lesquelles je n’étais pas d’accord et, de manière générale, je me comportais bien moins positivement que je l’aurais voulu. Vivre sans argent avait commencé comme un moyen de vivre de manière plus paisible, mais c’était devenu une fin en soi. Tout comme l’argent lui-même qui était, au début, un moyen d’effectuer des transactions plus facilement, mais avait fini par devenir une fin en soi.

Avant, je ne remarquais pas vraiment les changements de saison. La ville nous rend hermétiques à ces extraordinaires transformations. Mais vivre dans la nature aiguise notre attention. Le moment où les saisons changent est vraiment magique, de la même manière que lorsque le premier rayon de soleil à l’horizon annonce la fin de la nuit et l’arrivée du jour. Je me souviens exactement du moment où j’ai senti que l’hiver était fini.

Je voulais commencer à voire davantage avec mes sens. Nous vivons dans une culture qui privilégie l’intellect car il suscite l’admiration, alors que ceux qui ressentent et comprennent les choses instinctivement ne sont presque pas considérés.

Au passage, il démonte quelques préjugés tenaces que l’industrie chimique a réussi à nous mettre dans le crâne, à savoir qu’il serait nécessaire de se récurer de fond en comble avec force gels douche hydratants sous peine d’être sales et de sentir mauvais.

On peut faire comme moi et ne rien utiliser. Lorsque je dis cela, les gens reculent généralement de deux pas. Alors, je leur fais faire le « test des aisselles » – renifler mes dessous de bras – et ça les rassure et les convainc qu’on n’a pas besoin de savon pour être propre. Ma peau est bien plus saine depuis que je n’utilise plus de savon et, comme elle n’est plus sèche, je n’ai plus besoin de crème.

Je vois déjà les regards dégoûtés, alors avant de passer au « sans savon », on peut – stade intermédiaire – n’utiliser que des savons naturels aux huiles essentielles bios et ne savonner que les parties délicates comme l’anus et les aisselles, en laissant l’eau s’occuper du reste du corps. Vous verrez que ça suffit amplement. Et, non, vous ne puerez pas. Promis. Un shampoing par semaine, si l’on n’a pas les cheveux gras, est bien suffisant également. On peut les mouiller plus régulièrement pour rincer les odeurs de cuisine, barbecue ou fumée, sans savon. On peut aussi passer à une alimentation plus végétarienne. L’auteur, végétalien durant cette année sans argent explique ainsi que:

(…) si on ne veut pas utiliser de savon ou se laver trop souvent, il vaut mieux manger de la nourriture biologique fraîche et végétalienne. Si le corps est sain, la sueur n’est composée que d’eau salée, mais si on se nourrit de cochonneries, il y a de fortes chances qu’on sente mauvais.

Ça paraît assez évident, en fait. Entre une crotte de chien (carnivore) et une bouse de vache, laquelle est la plus odorante?

* Deuxième ouvrage de ces éditions lus à quelques semaines d’intervalle,
deux ouvrages qui m’ont plu.
Je vais suivre avec intérêt leurs sorties catalogues désormais.

 

De l’usage du terme d’orthorexie pour discréditer une démarche plutôt saine (bis repetita) 3 novembre 2015


Are you diet obsessed? The new eating disorder

Voyons donc de quoi il s’agit…

When healthy becomes obsessive

Histoire qu’on ait bien compris de quoi il retourne (ou comment discréditer en deux phrases tout début de questionnement, mais en même temps, c’est pas comme si il y avait de quoi se poser quelques questions, non?).

(…) What are the signs? Rigid rules to totally avoid sugar, salt, caffeine, alcohol, gluten, wheat, yeast and dairy are typical.

Heu… mais si ceux qui le font se sentent mieux physiquement et mentalement? La majorité des personnes qui arrête de consommer un aliment précis (gluten ou produits laitiers) se sent mieux après (moins fatigué, moins ballonné, plus en forme). Pourquoi s’en priveraient-elles? Est-ce vraiment le signe d’un désordre alimentaire ou plutôt celui d’une élémentaire et capitale capacité à prendre soin de soi? #JePoseLaQuestion

Plus loin dans l’article…:

Refusing food that may includes additives, pesticides or herbicides is also common.

Les bras m’en tombent! Refuser d’ingurgiter des poisons tels que les scientifiques les déclarent officiellement serait signe d’une maladie qui ferait de la santé une obsession! Waouh… comment dire?

Plus loin dans un encadré intitulé « Who’s at risk? » (voilà, voilà), le journal précise que les personnes malades (selon les critères de l’orthorexie) ont plus de 30 ans et sont « well educated »! Là, franchement, ça devient pas un peu ridicule? Si les gens les plus instruits – et les plus expérimentés – sont ceux qui s’interrogent le plus, c’est qu’il y a sans doute de quoi s’interroger. Bref.

Ce n’est pas la première fois que ça me choque, énerve frappe puisque je m’agaçais, m’esquintait à vous expliquer j’en parlais  déjà là: OrthorexieOuBonSens? Je trouve décidément curieux qu’on s’inquiète que les gens s’inquiètent de ce qu’on met dans leur assiette… Heu… Résumons:

  1. Chaque jour apporte son lot de scandales alimentaires et on devrait être tout guillerets, détendus en mangeant la bouche en cœur la m… que les industriels font passer pour de la nourriture?
  2. On est tous plus ou moins touchés à des degrés divers de maladies dites de « civilisation »… Et il se trouve qu’en fait, on est littéralement gavés de pesticides en tous genres, d’insecticides variés*, d’OGM tout à fait inoffensifs, de phtalates, bisphénol A et S (et j’en passe). Coïncidence? Quant à la fameuse maxime qui dit que la dose fait le poison, elle a démontré son indigence il y a déjà fort longtemps, les cocktails auxquels nous sommes tous exposés étant bel et bien dangereux (pour la santé et l’environnement).
  3. Un toujours plus grand nombre d’enfants est hyperactif, autiste, cancéreux, intolérant à ça et à ci et encore à ça, allergique (5% des Européens souffre d’allergie, c’est énOrme!) et, ouais, tout va super bien. Non? Ha.
  4. Ce qu’on nous met dans l’assiette n’a souvent plus ni goût, ni valeur nutritive.

Bref, je suis toujours aussi surprise des articles qui parlent de cette nouvelle maladie que serait « l’obsession de la santé » pour laquelle les scientifiques – au lieu de se préoccuper de ce que nous font les lobbies de l’industrie – ont appelé orthorexie (histoire de bien discréditer une démarche saine)

J’en veux pour nouvel exemple cet article du mensuel HealthyFoodGuide (numéro d’août 2015) qui titre « Are you diet obsessed? The new eating disorder » dont je parle en préambule. Notons que, dans le même numéro (si, si!), tout un article est dédié au sucre caché dans les aliments dits sains et c’est pas joli, joli… Mais bon, s’en inquiéter ferait de nous des malades d’orthorexie, donc…

*lire l’excellent L’OBS n° 2660 du 29 octobre au 4 novembre 2015,
titré – rien de moins! – que Votre enfant est-il pollué? et la réponse est…)

 

 
%d blogueurs aiment cette page :