Patrizia a un avis sur tout

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Recette // les citrons confits 31 août 2016

Filed under: Uncategorized — essaipat @ 07:22

Ça m’a l’air bien facile à faire ça!
M’en vais essayer.

MANGER DU BON MANGER

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Le citron confit est un incontournable de la cuisine marocaine, pour peu qu’on aime voyager dans son assiette. Il parfume les plats cuits, rehausse les sauces et les vinaigrettes ou donne un petit oumf à n’importe quelle salsa verde ou pesto que vous confectionnerez. Il est excellent en dé dans les salades. Son goût est particulier et aucun autre condiment ne peut faire le même boulot que lui.

J’adore la bouffe marocaine et j’adore surtout sortir un élément d’une cuisine très typée pour l’essayer avec d’autres combinaisons ou d’autres plats avec lesquels on n’utiliserait pas traditionnellement ce type d’ingrédient.

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Arrive un vagabond de Robert Goolrick, aux éd. 10/18 28 août 2016

Filed under: Coups de cœur,Extraits choisis,Je lis — essaipat @ 16:48

Oui. L’enfance est l’endroit le plus dangereux qui soit. Si l’on devait y rester pour toujours, on ne vivrait pas très vieux.

(…)

Charlie se demandait pourquoi ces hommes et ces femmes, qui se donnaient tant de mal et faisaient de leur mieux, qui vaquaient à leurs activités quotidiennes sans causer trop de soucis à leur prochain, avaient besoin de ce genre de leçon – de se faire réprimander violemment, semaine après semaine, de s’entendre répéter qu’ils allaient finir en enfer – et en quoi ça les réconfortait et leur donnait la force de continuer. Ils ne convoitaient rien, n’étaient pas rongés par l’envie, ils travaillaient dur et, pour la plupart, ils disaient la vérité. C’était une petite ville, après tout. Il fallait bien qu’ils vivent avec eux-mêmes, et les uns avec les autres.

Brownsburg, Virginie, 1948. Une ville du sud des Etats-Unis. Un adultère. La tragédie est en marche.

 

L’homme sans argent de Mark Boyle, aux éd. Arènes* 26 août 2016



J’ai choisi de vivre pendant une année sans utiliser le moindre argent, ni en gagner, ni en dépenser, tout en travaillant. Voici le récit de mon expérience vers une liberté retrouvée.

Même si l’aventure en elle-même ne me séduit pas (trop compliqué à mettre en œuvre, infaisable avec des enfants en âge de scolarité inscrits à l’école publique), la démarche m’intéressait fortement. Et je n’ai pas été déçue. Ce que j’en ai retenu:

  1. On PEUT vivre sans argent. Même en Occident. Même en Europe. Même si c’est compliqué. Et, en tous les cas, on PEUT – et très agréablement – VIVRE AVEC MOINS.
  2. On met sa sécurité dans l’état de son compte en banque alors que tout prouve que les banques ne sont de loin pas aussi fiables qu’elles voudraient le faire croire. Alors que la réelle sécurité réside dans son réseau social. Il faut reconnaître que si on se pose la question honnêtement, l’argent, bien moins qu’une liberté, de fait, nous enchaîne.
  3. Il faut, si on continue à vivre « normalement », consolider la solidarité, l’amitié, les relations sociales, garantes d’une vie satisfaisante et agréable.
  4. Le travail utile à la communauté, tel celui des paysans, des infirmières ou des éboueurs, est moins bien rémunéré que ceux qui spéculent sur l’argent, alors que cela ne profite qu’à eux-mêmes, cherchez l’erreur…
  5. On peut, à l’image de la freeconomy mettre en place soi-même au sein d’une communauté:
    – une monnaie locale (profitable à la communauté et pas à UBS ou à JP Morgan Chase),
    – des lieux d’échanges de matériel électronique ou d’outils,
    – des bibliothèques ou des lieux pour les dons,
    – des jardins urbains en libre-service,
    – des événements gratuits, tels que projection de films, échanges de savoirs, etc.
    – etc.
  6. En se reconnectant avec la nature par le biais d’activités gratuites (marche, méditation, cueillette, jardinage déplacements à pied ou à vélo), on retrouve sensation de vivre et liberté intérieure.

L’auteur, économiste de formation (disons-le quand même!) souligne à quel point:

L’argent ne travaille plus pour nous. Nous travaillons pour lui. En tant que société, nous vénérons un outil qui n’a plus de valeur intrinsèque au détriment de tout le reste. Pire: notre idée de l’argent est bâtie sur un système qui favorise l’inégalité, la destruction de l’environnement et le mépris de l’humanité.

L’argent nous permet de mettre notre fortune à l’abri facilement et pour longtemps. Si cette facilité à épargner nous était niée, aurions-nous encore la motivation nécessaire pour aller exploiter la planète et les espèces qui l’habitent? Sans moyen de « mettre à l’abri facilement » les profits à long terme qui nous permettent de ponctionner plus que ce qui nous est nécessaire, nous ne consommerions que ce dont nous avons besoin, au fur et à mesure de nos besoins. Une personne ne pourrait plus transformer les arbres d’une forêt tropicale en chiffres sur un compte en banque, elle n’aurait donc pas de raison de couper un hectare de forêt tropicale à la seconde, comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette année sans argent, en bon roi de la débrouille l’a aussi fait réfléchir sur… les toilettes, la valeur du travail et le passage des saisons (difficile à réellement percevoir en milieu urbain), ainsi que sur sa manière de fonctionner en société et la prédominance qu’on donne à l’intellect (normé, les surdoués étant décriés comme se la pétant, paradoxe actuel):

Mes toilettes à compost font rigoler certains (…) Pour moi, les toilettes « normales » représentent la folie destructrice du monde moderne. Nous prenons de l’eau propre et nous chions dedans. La merde humaine est excellente pour la terre, mais elle terriblement nocive pour les réserves d’eau.

Parfois je demande un sac de 25 kg d’avoine pour un jour de travail. A la ferme, ils pensent que je suis fou: un sac de 25 kg vaut 20£ et j’ai travaillé dur pendant neuf heures. (…)
Si je devais semer, désherber, arroser et moissonner cette quantité d’avoine, cela me prendrait au moins soixante heures. Ce qui veut dire que je profite de soixante heures de travail contre neuf heures.
(…)
Les grandes usines, les supermarchés, les hyperstores et consorts ont complètement transformé notre perception du juste prix des choses. Cela me saute aux yeux lorsque je travaille dans le petit magasin coopératif biologique de Bristol. Ceux qui clament qu’il est hors de question de payer 1£50 pour un kilo de courgettes n’ont pas la moindre idée du travail que nécessite la culture biologique sans d’énormes apports d’énergie fossile. Un travailleur qui gagne le salaire minimal, ce qui est le cas pour la majorité des agriculteurs, devrait faire tout le travail nécessaire en cinq minutes s’il veut que ce kilo de courgettes lui rapporte quelque chose.
(…)
On dirait que, lorsque vous commencez quelques chose avec l’intention de donner et non de prendre, il est presque impossible d’arrêter les autres de vouloir en faire autant.
(…)
Certains bénévoles firent le service pendant douze heures sans une minute de pause. Combien de personnes payées accepteraient cela?

Bien trop souvent, mes interactions étaient trop éloignées du vrai sens de la paix. Je me plaignais d’être trop occupé, je critiquais les gens qui achetaient des choses avec lesquelles je n’étais pas d’accord et, de manière générale, je me comportais bien moins positivement que je l’aurais voulu. Vivre sans argent avait commencé comme un moyen de vivre de manière plus paisible, mais c’était devenu une fin en soi. Tout comme l’argent lui-même qui était, au début, un moyen d’effectuer des transactions plus facilement, mais avait fini par devenir une fin en soi.

Avant, je ne remarquais pas vraiment les changements de saison. La ville nous rend hermétiques à ces extraordinaires transformations. Mais vivre dans la nature aiguise notre attention. Le moment où les saisons changent est vraiment magique, de la même manière que lorsque le premier rayon de soleil à l’horizon annonce la fin de la nuit et l’arrivée du jour. Je me souviens exactement du moment où j’ai senti que l’hiver était fini.

Je voulais commencer à voire davantage avec mes sens. Nous vivons dans une culture qui privilégie l’intellect car il suscite l’admiration, alors que ceux qui ressentent et comprennent les choses instinctivement ne sont presque pas considérés.

Au passage, il démonte quelques préjugés tenaces que l’industrie chimique a réussi à nous mettre dans le crâne, à savoir qu’il serait nécessaire de se récurer de fond en comble avec force gels douche hydratants sous peine d’être sales et de sentir mauvais.

On peut faire comme moi et ne rien utiliser. Lorsque je dis cela, les gens reculent généralement de deux pas. Alors, je leur fais faire le « test des aisselles » – renifler mes dessous de bras – et ça les rassure et les convainc qu’on n’a pas besoin de savon pour être propre. Ma peau est bien plus saine depuis que je n’utilise plus de savon et, comme elle n’est plus sèche, je n’ai plus besoin de crème.

Je vois déjà les regards dégoûtés, alors avant de passer au « sans savon », on peut – stade intermédiaire – n’utiliser que des savons naturels aux huiles essentielles bios et ne savonner que les parties délicates comme l’anus et les aisselles, en laissant l’eau s’occuper du reste du corps. Vous verrez que ça suffit amplement. Et, non, vous ne puerez pas. Promis. Un shampoing par semaine, si l’on n’a pas les cheveux gras, est bien suffisant également. On peut les mouiller plus régulièrement pour rincer les odeurs de cuisine, barbecue ou fumée, sans savon. On peut aussi passer à une alimentation plus végétarienne. L’auteur, végétalien durant cette année sans argent explique ainsi que:

(…) si on ne veut pas utiliser de savon ou se laver trop souvent, il vaut mieux manger de la nourriture biologique fraîche et végétalienne. Si le corps est sain, la sueur n’est composée que d’eau salée, mais si on se nourrit de cochonneries, il y a de fortes chances qu’on sente mauvais.

Ça paraît assez évident, en fait. Entre une crotte de chien (carnivore) et une bouse de vache, laquelle est la plus odorante?

* Deuxième ouvrage de ces éditions lus à quelques semaines d’intervalle,
deux ouvrages qui m’ont plu.
Je vais suivre avec intérêt leurs sorties catalogues désormais.

 

Zéro sucre de Danièle Gerkens aux éditions Les Arènes #Obésité #Santé #Vegan 12 août 2016


Ceux qui me suivent sur Facebook ou Twitter – ou me lisent sur ce blog – connaissent mon intérêt pour l’alimentation saine, naturelle et mon aversion pour ce que mettent dans nos assiettes les agro-industriels de tous poils. Ils savent aussi que je lis beaucoup de choses sur le sujet et que certains de ces livres sont effrayants dans ce qu’ils montrent de ce que nous ingurgitons sans même le savoir (lire l’excellent et très éclairant Sucre sel et matières grasses de Michael Moss ou le non moins excellent, mais moins récent ToxicFood De William Reymond).

Après m’être intéressée au sel (un peu), au gras (beaucoup moins tant je trouvais que les « recommandations » officielles laissaient peu de place au bon sens*: on a mangé du gras pendant des centaines d’années, ça donne du goût aux aliments, en quoi est-ce mauvais? Cela l’est s’il s’agit de mauvais gras, produit par l’industrie), m’être informée sur tous les additifs divers et variés (que les grandes entreprises sont capables d’insérer dans ce qu’ils osent encore appeler aliments et qui n’en sont plus depuis longtemps), il était temps, dans la tendance de l’époque de m’intéresser au sucre. Je n’ai jamais cédé aux sirènes du light. Une forme d’intuition bénéfique.

Mais comme tout le monde, je prends du poids alors que je m’alimente plutôt sainement. Comme tout le monde, mon univers est saturé d’hormones de synthèses (qui font grossir), de perturbateurs endocriniens (qui font grossir), de sucre et de mauvaises graisses (qui font grossir), de pesticides (qui font grossir) et de phtalates (qui font grossir: LesPhtalatesFontGrossir). Et, comme l’explique William Reymond dans son livre Toxic Food, les occidentaux n’ont jamais autant bougé et fait d’efforts pour rester minces et sont malgré tout de plus en plus gros. Il y a comme un blème quelque part. La théorie de bouger plus pour brûler plus de calories semble bien avoir du plomb dans l’aile. William Reymond mettait déjà le doigt sur une composante qu’on retrouve partout: le sucre. Là, ça a du sens. le sucre, avant l’ère industrielle, on en consommait peu. Or, aujourd’hui, quoiqu’on mange, sous quelque forme que ce soit (glucose, malt, fructose, amidon et j’en passe de TRÈS très nombreuses autres variantes!), on bouffe des tonnes – littéralement – de sucre, sans même le savoir! Faites le test (avec la liste de tous les sucres fabriqués pour et par l’industrie agro-alimentaire) et prenez peur!

J’avais déjà lu CommentJaiDecrocheDuSucre de Charlotte Debeugny aux éditions Marabout. La partie sur les fruits, moi qui en suis une grande (grande!) mangeuse m’a découragée. S’il faut supprimer les fruits, je n’en suis plus. Si je devais vivre au Pôle Nord, une des régions du monde pour laquelle j’ai une grande fascination (j’aime la neige, le froid, tout ça), je sais que ce qui me manquerait assurément, ce sont les fruits. Impossible de vivre sans. Mais je suis quand même passée à l’action en réduisant encore la part du sucre dans notre foyer. Exit les bonbons. Moins ils en mangent, moins les enfants en réclament (essayez, c’est étonnant), prouvant en cela qu’il s’agit bien d’une forme de drogue. Dans les biscuits et gâteaux maison (gâteaux et cakes ou tartes pour les Frouzes), que du sucre bio, si possible brut et en quantité moindre qu’indiquée dans les recettes. Dans les sauces tomates, plus de sucre du tout, même pas une pincée et personne ne s’en est aperçu. Etc., etc.

Puis j’ai lu Zéro Sucre de Danièle Gerkens, journaliste à Elle qui raconte son année sans sucre. Quelques craquages plus loin, elle se dit moins fatiguée et en meilleure santé. Cerise sur le gâteau (lol), elle perdu six kilos sans faire de régime. J’ai eu envie de tenter l’expérience. Ça commence par lister les sucres présents partout dans tout, une liste longue comme un jour sans pain (dans lequel, industriel, il y a du sucre!) à vous donner le vertige (lire en tête de cet article tous les noms sous lesquels se cache le sucre). Et on ne parle pas là des aliments où l’on sait qu’on va trouver du sucre, tels les pâtisseries, les confitures, les jus de fruits, les sirops de fruits, les sodas, etc. Non, on parle d’aliments de base, voyez plutôt: épinards à la crème surgelés? Sucre. Moutarde? Sucre. Mayonnaise? Sucre. Yaourt… nature? Sucre. Jambon?! SUCRE! Pourtant, tous ceux qui cuisinent le savent, nul sucre dans les recettes de mayonnaise, houmous ou moutarde maison! Pourquoi donc y a-t-il du sucre là où on ne l’attend pas?! Parce que ça rend accro, parce qu’on en redemande et parce que c’est un très bon moyen, très bon marché, de nous faire consommer plus!

Faire – comme je le faisais jusqu’à peu – mes courses en privilégiant fruits et légumes de saison (par le biais d’un panier bio) et en scrutant les étiquettes pour éliminer dans la mesure du possible OGM, additifs, huile de palme, édulcorants et exhausteurs de saveurs tenait déjà du parcours du combattant. Je fais moi-même mon PainDeKamutEtLevainBio (pas de sucre, peu de sel), donc ce problème-là est résolu. Néanmoins, supprimer en sus tous les sucres, industriels notamment, rend mon charriot complètement anorexique. Je me retrouve errant dans le magasin en ne sachant pas quoi acheter puisque même le bio – dès lors qu’il est industriel – contient du sucre –  bio, certes – sous diverses formes. Il ne reste plus que les produits frais, de saison et, si possible, bios. C’est bon, mais ça prend du temps.

Ma santé, je ne sais pas encore, mais mon porte-monnaie me dit déjà d’ores et déjà merci. Peut-être le premier pas vers une vie sans argent puisque je lis en ce moment-même L’homme sans argent de Mark Boyle (éditions Les Arènes), le récit passionnant d’un freeeconomist qui a choisi d’essayer de vivre sans argent toute une année.

* Et promouvoir la margarine, produite industriellement,
en lieu et place du beurre, est une aberration écologique
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Imagine le reste d’Hervé Commère chez Fleuve éditions #Sexiste sans en avoir l’air

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Ce livre est bien, hein, ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire par la suite, mais il m’a échappé des mains tant de fois que je pensais ne jamais le finir. D’habitude, quand un livre se refuse à moi, je laisse tomber, j’en ai tant à lire qui attendent sur ma table de nuit que je n’aime pas perdre mon temps avec des lectures récalcitrantes. Là, pourtant, je me suis accrochée. J’avais envie de lire ce livre. Quelque chose me disait que j’aimerais ça, l’avoir fini.

Ils n’ont jamais rêvé d’êtres riches, ils ont juste voulu vivre comme ils en avaient envie, ils ont voulu s’amuser, faire un pied de nez au monde. Serge sait qu’on ne le croira jamais. On le regardera comme un simple malfrat s’il tombe un jour, on l’accusera de n’avoir aimé que le luxe et son enrichissement personnel mais c’est faux, Dante et lui n’ont voulu qu’une chose: se foutre de la gueule du monde comme le monde se foutait de la leur, et comme il continue de le faire.

Et là, en cherchant comment en parler, j’ai compris: ce livre qui raconte l’histoire de petits voyous – malfrats de bonne envergure pour certains, petites frappes pour d’autres – est un livre de garçons. Écrit par un homme dans un style malfrat de banlieue (intéressant, bien que certaines figures de styles trop visibles soient agaçantes, telles celle de commencer chaque paragraphe de tout un chapitre par le mot qui clôt le précédent), il n’a pour figures centrales que des hommes. La seule fille, belle comme il se doit (si dans les livres, on veut pouvoir l’aimer, pas? elle se doit d’être douce, belle, etc.), n’apparaît quasiment pas.  Mais, en bonne fille de l’Eve tutélaire qui fait tomber les hommes, elle est, indirectement certes mais tout de même, responsable du merdier que conte le livre. Bref, un bon, vieux, beau, cliché sexiste comme on en fait… encore trop! Les deux seules autres femmes du livre étant de malheureuses mères éplorées .

Et puis arriva Paris, et le périphérique encore désert, qu’ils empruntèrent. Serge crispait ses mains sur le volant en respirant un peu plus fort à mesure que les portes passaient, et Nino sentait le grand saut approcher. Il le fallait, c’était comme ça, on ne pouvait pas passer sa vie sans y goûter du mieux possible, c’est Mayerling qui l’avait dit. Accomplir son devoir, celui d’être plus heureux que nos parents, au moins essayer. L’heure approchait. On verrait bien ce que nous réservait la suite, pour le savoir, il fallait au moins la vivre.

Je m’arrêterai avec celui-de l’auteur et n’en tentera pas d’autres, du coup. Par contre  je vous invite à lire cet excellent papier sur le blog d’Audrey Alwett

Guide à l’usage des auteurs qui écrivent des livres sexistes (mais qui font pas exprès)

 

Sale temps pour la santé! Je pose ça là, faites-en bon usage #OGM #Sodas #PerturbateursEndocriniens 4 août 2016


Les sodas déshydratent les souris
Lorsqu’il fait chaud et que l’on a très soif, on se dit que n’importe quelle boisson va nous réhydrater. Eh bien non, selon une étude coordonnée par l’American Physiological Society. Des chercheurs ont mené une expérience sur trois groupes de souris souffrant de déshydratation. Chaque groupe a reçu soit de l’eau, soit un mélange d’eau et de stévia (édulcorant naturel), soit une boisson se rapprochant d’un soda (eau + fructose + glucose). Résultat? Les souris « nourries » au soda ont présenté des symptômes plus sévères qu’au début de l’expérience. Les scientifiques estiment donc que les sodas ne réhydratent pas assez bien l’organisme et conseillent de boire de l’eau plate.

Brève parue dans le magazine Top Santé n° 312, septembre 2016

Perturbateurs endocriniens
Bruxelles vient de publier les critères sur lesquels s’appuyer pour classer un produit parmi les perturbateurs endocriniens et autoriser son retrait du commerce. Il devra en effet avoir causé des dégâts visibles et prouvés sur l’homme. Un non-sens, alors que les effets subtils sur les cancers et la fertilité apparaissent d’abord chez animaux aquatiques.
Les perturbateurs endocriniens peuvent être d’origine naturelle (soja, lin) ou industrielle, absorbés via la nourriture (pesticides, biocides, dioxine), les cosmétiques (parabènes, tensioactifs), les récipients ou les jouets (bisphénol, A, phtalates), etc. Pour limiter strictement l’exposition des enfants et des adolescents (…) BP

Paru dans FRC mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016, dossier à consulter sur FRC

Blé OGM testé en Suisse
L’Agroscope Reckenholz va semer durant six ans du blé génétiquement modifié pour faire des tests dont le pays d’origine, l’Allemagne, ne veut pas sur son territoire. Quelle est donc l’utilité de ces expériences, alors que la Suisse a justement une excellente réputation internationale pour des variétés non transgéniques et adaptées à nos contrées qu’elle développe à Changins? Mieux vaudrait dépenser l’argent de la Confédération pour ces recherches-là, qui correspondent aux besoins réels des consommateurs. BP

Paru dans FRC* mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016

* Seul magazine des consommateurs sans pub aucune!

 

Le levain #bio maison, c’est pas contrariant #vegan 6 mai 2016


Cela fait déjà quelques temps maintenant que je confectionne mon pain (une miche de 250 g tous les deux jours) à la farine de kamut* (pour des petits soucis gastro-intestinaux que nous causaient les farines actuelles, même bio, trop chargées en gluten). Pain doré que je laisse tranquillement monter sous un linge humide toute la nuit grâce à mon levain maison. Et laissez-moi vous dire que le levain, c’est pas quelque chose de contrariant!

Simple à faire (la recette, ici: LevainMaisonToutFacile), il est d’un naturel facile à vivre parfaitement confondant. Mieux, il n’est pas compliqué au quotidien non plus! Une amie que j’ai initiée à la technique le fait au miel liquide (à raison d’un nourrissage sur deux), ses enfants préfèrant le goût (il faut dire que le pain au levain a un petit goût aigre que, personnellement, j’adore, mais…) et le laisse… au frigo. Il est entendu – dans les recettes que j’ai compulsées – qu’il faut le laisser à température ambiante et mettre le dosage précis et exact de farine et d’eau (ou de miel) chaque jour. Et bien, devinez, son levain se porte comme un charme. Pour ma part, il trône sur le bord de la fenêtre ombragée, je mesure très précisément chaque nourrissage, il prend le frais (au frigo jusqu’à trois mois sans problème) quand je pars en vacances et lui aussi se porte comme un charme.

Le seul – et unique! et essentiel! – critère étant l’aspect et l’odeur. Il doit sentir légèrement aigre et doit buller, un peu comme une mousse aux fruits onctueuse (d’une autre couleur). Je trouve, pour ma part, qu’il sent le bircher ou la crème Budwig (c’est suisse, tout ça, les gens) et j’aime beaucoup ça. Je le respire chaque jour et ainsi vérifie qu’il est vivant, qu’il sent bon comme il doit et qu’il va me faire un pain, moins bombé qu’avec de la levure du commerce, mais délicieusement parfumé et sain.

Ah, une dernière chose: parmi les raisons au plus grand nombre d’intolérants au gluten – dont les blés trop chargés pour faciliter la panification dans l’industrie –, il y a aussi le temps de levage, trop court qui ne dégrade pas suffisamment le gluten. Résultat, celui-ci continue son travail dans votre estomac d’où maux de ventre et grosse fatigue. En le laissant lever toute une nuit (ou 8 heures), on a un pain beaucoup plus digeste. Suffit de s’organiser.

 

 

* farine d’un joli jaune doré que j’utilise aussi bien pour le pain, les crêpes, les cakes

 

 
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