Patrizia a un avis sur tout

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Dans ma bibliothèque 7 octobre 2010

Dans ma bibliothèque, il y a un peu de tout, mais depuis longtemps, ma littérature de prédilection est résolument contemporaine. C’est que j’ai beaucoup (BEAUCOUP!) écumé les rayons de la bibliothèque saintmauriarde de ses Sartre, Mauriac, Maupassant, Gide, Gary – et Ajar… –, Sagan, Singer, Flaubert et cie, à l’adolescence. J’ai un peu tenté la littérature allemande, autrichienne et des pays de l’est, mais vraiment ça n’est pas ma tasse de thé. De même, l’Amérique latine ne me fait guère d’effet, allez savoir pourquoi… J’ai ensuite attaqué les polars américains (pardon!) et du nord de l’Europe (ha, les Finlandais, Danois, Suédois et Islandais!), et découvert les romanciers américains (pardon bis repetita!), anglais, indiens et suédois. Je m’attelle aussi à un peu de littératures française et suisse (contemporaine ou pas), à pas mal d’essais en tout genre (psycho, socio, santé et intox, industrie alimentaire, trusts et mafias d’état, etc.), à quelques ouvrages d’architecture et de déco et achète un certain nombre (pour ne pas dire un nombre certain) de livres de cuisine.

De ces romanciers-là, du genre prolixes, je ne rate rien:

  • Helen Dunmore. Rien que les titres me font voyager: Un hiver enchanté, Un été vénéneux. C’est certain, ce n’est pas une drôlesse et Les Petits avions de Mandelstam m’a fait pleurer à chaudes larmes (me rappeler de ne jamais lire de livre sur la mort d’une enfant quand on en a une!). Tout ce qu’elle publie et qui est traduit en français, je lis!
  • Tawni O’Dell. Pas drôle non plus, la dame! Ses histoires sont dures, rudes, à l’image de la Pennsylvanie occidentale, pays minier et sauvage qu’elle décrit dans Le temps de la colère, Retour à Coal Run et Le ciel n’attend pas.
  • Arni Thorarinsson. Rhaaa, c’est une récente et vraie découverte que cet auteur islandais. J’a-do-re! Il en a, pour l’heure, écrit cinq et je les ai tous lus. L’Islande, sa culture, son humour débonnaire, tout me plaît. Envie d’y retourner.
  • Nele Neuhaus. L’Allemande est en passe de devenir ma nouvelle favorite. Pourtant, l’Allemagne, à première vue, c’est peu… Ça a commencé avec Flétrissure, une merveille découverte par hasard dans une cabane du Club alpin suisse. Redescendue de ma cabane et bien que percluse de courbatures, j’ai couru chez ma libraire préférée me l’acheter pour pouvoir le finir. Puis j’ai enchaîné avec Blanche Neige ne doit pas mourir qui m’a moins accrochée. J’ai beaucoup aimé Vent de sang et Méchant loup. Ce dernier décrit un monde de pédophiles bien organisé, qui sans nul doute existe, ça fout vraiment les jetons. Sens de l’intrigue, fine étude des personnages, crédibilité, air du temps, elle a tout pour me plaire.
  • Rachel Cusk. D’elle, j’aurais là aussi tout lu. Ça a commencé avec Arlington Park que l’adaptation au cinéma (la Vie domestique) a rendu plus visible, puis Egypt Farm qui m’a laissée un peu sur ma faim. Les Variations Bradshaw, un roman pourtant, sur un couple qui se délite, signait déjà le virage vers un éventuel récit plus autobiographique. Avec Contrecoup où l’auteure parlait de son divorce, elle en fait carrément la chronique, sans pourtant tomber dans trop d’intimité. Fallait oser, fallait du talent, c’est réussi. Avec Disent-ils, elle explore une autre manière de raconter des histoires.

A ceux-là, je fais quelques infidélités:

  • Pat Conroy. Le Prince des Marées m’avait bouleversée, Beach Music moins, Charleston Sud a su à nouveau me séduire.
  • Amélie Nothomb. L’hygiène de l’assassin m’avait beaucoup plu, j’ai raffolé de Stupeurs et tremblements, mais je ne suis de loin pas toujours aussi convaincue. En fait, j’évite de la lire aujourd’hui.
  • Peter Hoeg. Smilla et l’amour de la neige restera une de mes plus grosses émotions littéraires (avec Garp de John Irving). Les enfants de la dernière chance m’ont fait décrocher alors que La petite fille silencieuse m’a réconciliée avec l’auteur.
  • Siri Hustvedt. Je l’ai découverte avec Tout ce que j’aimais et ce livre m’a mise sens dessus dessous. J’ai fait une pause avant Elégie pour un Américain, puis le déconcertant (dans la forme) Un été sans les hommes.
  • John Irving. De lui, j’ai pratiquement tout lu jusque dans les dix dernières années. Je préfère nettement ses premiers livres aux derniers. J’ai, comme tout le monde, adoré Garp, dévoré Hôtel New Hampshire, raffolé de L’œuvre du diable, la part du diable et d’Une prière pour Owen. Quant à L’épopée du buveur d’eau, ce livre décrit comme non abouti par les critiques littéraires, il m’a laissé un souvenir impérissable de drôlerie. Le seul qui m’ait moins plu est Liberté pour les ours.
  • Christiane Olivier. Pas des romans, mais des essais sur la femme, la féminité par une psychanalyste engagée et grande gueule (comme je les aime!). J’avais une vingtaine d’années quand j’ai lu Les enfants de Jocaste qui m’a fait l’effet d’un électrochoc. Et, même si je trouve qu’elle est bien moins révolutionnaire qu’avant (l’âge cristallise les points de vue, c’est peut-être ça), je la suis toujours avec un grand intérêt et une immense curiosité car, décidément, j’adore les gens qui vont à contre-courant.

Je m’essaie aussi – parfois, mais de moins en moins laborieusement – à de la littérature italienne en italien dans le texte pour l’exercice (*), comme par exemple, La solitudine dei numeri primi de Paolo Giordano, Acqua in bocca de Camilleri et Lucarelli (deux grands noms de polars italiens), Oggi forze non ammazzo nessuno de Randa Ghazy; ou par le biais de traductions comme LaFamigliaRadley de Matt Haig, La grande amica de Catherine Dunne, La luce sugli oceani de M.L. Stedman ou Polvere alla polvere de Brian Freeman. Ce qu’il y a de bien avec les livres en italien, c’est que… si c’est de la daube, je m’en rends pas vraiment compte et j’ai du plaisir quand même avec l’intrigue…
J’ai même réussi l’exploit d’arriver au tiers de La vita segreta delle Api de Sue Monk Kidd pour m’apercevoir l’avoir déjà lu… en français, il y a longtemps.

*et pour mon porte-monnaie,
les livres traduits en italien sont deux fois moins chers!
Tant qu’à lire du traduit…

Rubrique en chantier: liste en voie de « complétude ».

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