Patrizia a un avis sur tout

© Tous les textes et photos de mon cru m'appartiennent et ne peuvent être utilisés de quelque manière que ce soit et sur n'importe quel support sans mon autorisation expresse!

Feu vert à la pollution @Shell 10 mars 2017


Royaume-Uni

La Haute Cour du pays a déclaré, le 26 janvier, que Royal Dutch Shell ne pouvait être tenue responsable de la pollution commise par sa filiale au Nigeria.

L’entreprise a pourtant fait de nombreux profits, alors que le déversement d’hydrocarbures dans le delta du Niger a privé 40 000 habitant-e-s de leurs droits. En effet, la pollution provoquée par les activités de Shell a ravagé des habitations et des fermes et pollué les eaux, privant ainsi les habitant-e-s d’eau potable et de leurs revenus issus de la pêche. Ce jugement établit un précédent particulièrement dangereux. S’il est confirmé, cela revient à donner carte blanche aux multinationales dont le siège se trouve au Royaume-Uni pour bafouer les droits humains à l’étranger.

Protestez avec moi en envoyant ce scandaleux communiqué édité par @Amnesty à @Shell!

Pour soutenir les activités d’Amnesty international en Suisse, c’est par ici: http://www.amnesty.ch/fr

 

Édulcorants et mal-bouffe 27 octobre 2016


S’il fallait une raison supplémentaire de se passer d’aspartame ou d’édulcorants en général, la voici:

Don’t feed a sweet tooth
Swapping refined white sugar for sweeteners sounds great for our waistlines, but a study from the University of Sidney found using them could trick our brain into encouraging us to eat more. The brain senses a relationship between sweetness and the energy content of food, so when it detects sweetness without calories, it prompts us to seek out more energy-providing food. So weaning ourselves off sweet flavours may be better than simply trying to substitute them.

CQFD.

Et pour se sevrer de sucre, mieux vaut acheter local chez le petit producteur qu’au supermarché puisque Healthy Food Guide dans son édition d’octobre 2016 (la même qui note – ci-dessus – que les édulcorants sont trompeurs) indique que:

53. The percentage of supermarket promotions on unhealthy products. According to an analysis by Which?, 52% of confectionerey is on special offer, compared with just 30% of fresh fruit and 34% of fresh veg. Meanwhile, half of shoppers say they wish supermarkets would increase the healthier promotions to make it easier to choose healthy foods. Our advice? Stick to the perimeter, taking a detour to those tempting inner aisles only for specific items on your list.

Bon à savoir.

 

Sale temps pour la santé! Je pose ça là, faites-en bon usage #OGM #Sodas #PerturbateursEndocriniens 4 août 2016


Les sodas déshydratent les souris
Lorsqu’il fait chaud et que l’on a très soif, on se dit que n’importe quelle boisson va nous réhydrater. Eh bien non, selon une étude coordonnée par l’American Physiological Society. Des chercheurs ont mené une expérience sur trois groupes de souris souffrant de déshydratation. Chaque groupe a reçu soit de l’eau, soit un mélange d’eau et de stévia (édulcorant naturel), soit une boisson se rapprochant d’un soda (eau + fructose + glucose). Résultat? Les souris « nourries » au soda ont présenté des symptômes plus sévères qu’au début de l’expérience. Les scientifiques estiment donc que les sodas ne réhydratent pas assez bien l’organisme et conseillent de boire de l’eau plate.

Brève parue dans le magazine Top Santé n° 312, septembre 2016

Perturbateurs endocriniens
Bruxelles vient de publier les critères sur lesquels s’appuyer pour classer un produit parmi les perturbateurs endocriniens et autoriser son retrait du commerce. Il devra en effet avoir causé des dégâts visibles et prouvés sur l’homme. Un non-sens, alors que les effets subtils sur les cancers et la fertilité apparaissent d’abord chez animaux aquatiques.
Les perturbateurs endocriniens peuvent être d’origine naturelle (soja, lin) ou industrielle, absorbés via la nourriture (pesticides, biocides, dioxine), les cosmétiques (parabènes, tensioactifs), les récipients ou les jouets (bisphénol, A, phtalates), etc. Pour limiter strictement l’exposition des enfants et des adolescents (…) BP

Paru dans FRC mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016, dossier à consulter sur FRC

Blé OGM testé en Suisse
L’Agroscope Reckenholz va semer durant six ans du blé génétiquement modifié pour faire des tests dont le pays d’origine, l’Allemagne, ne veut pas sur son territoire. Quelle est donc l’utilité de ces expériences, alors que la Suisse a justement une excellente réputation internationale pour des variétés non transgéniques et adaptées à nos contrées qu’elle développe à Changins? Mieux vaudrait dépenser l’argent de la Confédération pour ces recherches-là, qui correspondent aux besoins réels des consommateurs. BP

Paru dans FRC* mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016

* Seul magazine des consommateurs sans pub aucune!

 

Le culot d’Alpiq et d’Axpo qui aimeraient mutualiser les pertes, mais se garder les bénéfices 25 avril 2016


En proie à de gros problèmes financiers, Alpiq et Axpo, veulent étatiser leurs centrales nucléaires alors que ce dernier annonce son intention de vendre près de la moitié de ses participations dans les barrages hydroélectriques.

Face à la chute du prix de l’électricité sur le marché de gros, Alpiq est mal en point: 830 millions de francs suisses de pertes en 2015. En cause, un chiffres d’affaires en recul de 16%, le franc fort et, enfin, l’augmentation forcée des fonds de démantèlement et de gestion des déchets pour les centrales de Leibstadt et de Gösgen.
C’est ce qu’avaient prévu à l’époque, à quelques détails près les opposants à la libéralisation du marché de l’électricité. Alors, comment s’en sortir?
En vendant leurs (nos) barrages, comme ils l’ont déjà fait avec ceux en Norvège. Seulement voilà, lorsqu’il n’y aura plus d’actifs et qu’il ne restera plus que les vieilles centrales obsolètes à démanteler, qui payera la note? Les actionnaires, me direz-vous, mais les actionnaires… c’est nous! Alpiq est détenue à 31% par EOS, qui est à son tour détenue à 100% par des sociétés de services électriques romandes (Romande Energie, Groupe E, SIL, SIG et FMV par ordre d’importance).
A moins qu’on ne finisse par subventionner le nucléaire qui n’a jamais été rentable, même en excluant les frais de démantèlement, de traitement et de stockage des déchets.
Ou alors tout le monde paye enfin le vrai prix de l’électricité, ce qui incitera à un autre niveau l’efficience énergétique, car lorsque le portemonnaie est touché, l’utilité des mesures n’est plus à contester.
La privatisation des moyens de productions d’électricité a permis de dissimuler pendant quelques années les coûts réels, (et à quelques gros consommateurs de payer leur énergie moins cher) mais le réveil n’en est que plus difficile! Attendrons-nous qu’une minorité s’enrichisse encore ou aurons-nous le courage de faire face à nos responsabilités?
Voter oui à la sortie programmée du nucléaire, c’est prendre nos responsabilités.
Le nucléaire est une énergie trop chère et trop dangereuse, on a consommé cette énergie à crédit depuis des années et aujourd’hui, il faut payer le prix de ce luxe et limiter les risques d’accident avant que l’épée de Damoclès ne nous tombe dessus.

Signé RM sous le titre « Les exploitants veulent mutualiser les pertes »
dans le Journal d’information de SortirDuNucléaire, n° 107, mai-août 2016

La terre est carrée, les cochons volent, le nucléaire est sans danger.

 

Le patient a souvent raison 18 avril 2016


Pour parler du sujet qui m’intéresse aujourd’hui, prenons l’exemple du prétendu machin « contre » le HPV. Il est:

  1. autorisé (alors qu’à l’évidence, il y a comme un blème dans la méthodologie),
  2. remboursé alors qu’il est ultra cher et qu’un frottis, moins onéreux et plus sûr (en plus!) le remplacerait avantageusement et…
  3. proposé aux fillettes dès 9 ans (parce que dès que vous avez eu des relations sexuelles, le machin, déjà très controversable, marche encore moins bien!).

Ce qui, en caricaturant à peine, revient à dire que:

  1. Les médias ne vérifient pas les communiqués du lobby pharmaceutique, les publient tels quels bien trop souvent en passant comme chat sur braise sur les conflits d’intérêts potentiels (et avérés dès qu’on daigne y jeter un œil), ainsi que, dans ce cas, sur la non-efficacité avérée elle aussi du « vaccin contre » le HPV;
  2. nos autorités mêmes se fourvoient (par naïveté, on ose espérer) par ces mêmes pharmas alors même que ça coûte un bras.

Force donc est de constater que le citoyen lambda qui a un poil les yeux en face des trous a quelque intérêt à prendre sa santé en main lui-même. Je vous entends déjà gloser sur le fait qu’on s’informe sur internet (seul internet serait donc aujourd’hui une source d’information, et bè… vous avez pas souvent vu un livre, ni de docu (radio ou TV), ni d’article dans d’autres journaux que la massmerdia habituelle, vous!). Comme si, en outre, on ne savait pas trier le bon grain de l’ivraie et faire – ce que devrait savoir tout journaliste – croiser ses sources*. Si en plus, on prétend utiliser, d’abord, un remède d’antan avant de passer à la pharmacopée… Et si vous cessiez de ricaner bêtement?

Un médecin de famille à Bâle a tenté une expérience, lisez donc plutôt:

Louis Litschgi, médecin de famille à Bâle, est sorti des sentiers battus. Il renverse sans autre forme de procès la hiérarchie entre médecin et patientèle, affirmant que « les patientes et patients décident où aller. Moi, je suis assis sur le siège arrière. » Il a choisi de faire confiance à celles et ceux qui viennent dans son cabinet, même quand elles et ils ne veulent pas suivre les suggestions de traitement. M. Litschgi précise avoir toujours eu cette attitude. Il y a plusieurs années, il a pu montrer qu’il avait raison, grâce à une étude réalisée avec plusieurs collègues. Laisser cogiter la patientèle en vaut souvent la peine. L’étude, récompensée par un prix de recherche en 2011, révèle ceci: sur 80 patientes et patients qui ont proposé un traitement différent de celui préconisé par leur médecin et n’ont pas changé d’avis même après de longues négociations, le résultat était aussi bon dans plus de la moitié des cas que si elles ou ils avaient suivi les conseils de leur médecin. Dans 27 pour cent des cas, le résultat a été meilleur et dans seulement 14 pour cent pire qu’avec une thérapie conventionnelle. En d’autres termes, les patientes et patients qui prennent leurs responsabilités en tirent profit.
Il est également intéressant de noter que les deux tiers de ces « autonomes », comme M. Litschgi appelle respectueusement ces obstiné-e-s, réclament plutôt moins de traitement que suggéré. Mais la plupart des médecins ont du mal à accepter une telle autonomie de leur patientèle et à élargir ainsi la relation de confiance. D’après M. Litschgi, il est important de ne pas laisser tomber la personne qui choisit sa propre voie. Il faut l’accompagner et ne voir aucun problème dans un éventuel changement de décision. Et si ça tourne mal? Pas de quoi perdre son calme: « Cela peut arriver même si nous avons tout fait comme il faut. En médecine, beaucoup de choses tournent mal. »

Tiré de l’excellent journal de la Banque alternative suisse, Moneta 1-2016

*mais à lire les articles dithyrambiques sur la vaccination et le fait qu’elle aurait sauvé le monde,
on peut franchement en douter (les statistiques de l’OFS lui-même, ça vous dit quelque chose?!)

 

Les phtalates font, entre autres « bienfaits », grossir! 6 mars 2016


Des chercheurs allemands ont prouvé que des traces de phtalates dans leur boisson faisaient grossir les souris. Déjà connus pour altérer la fertilité, ces plastifiants perturbateurs endocriniens déstabilisent le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline chez les femelles, et augmentent les acides gras saturés dans le sang. Les chercheurs pensent que cet effet serait une des causes de l’épidémie de surpoids, en dehors des facteurs génétiques et alimentaires et du manque de mouvement. Omniprésents, les phtalates sont déjà interdits dans les films alimentaires. A quand une limitation dans les autres objets et les emballages?

Des résidus qui font grossir, signé BP
Fédération romande des consommateurs et consommatrices,
magazine Mieux choisir*n° 86, mars 2016

*Seul magazine de conso suisse romand à être exempt de pub. Pour s’abonner, ici: FRC

 

Répartir, redistribuer et disperser… des humains 3 décembre 2015


Un récent article de Christoph Keller* paru dans le journal Moneta n° 4 de cette année, m’apprend qu’aujourd’hui on répartit les humains qui ont le malheur d’être nés dans un coin du monde miséreux et qui osent (outrecuidance extrême) rêver d’un avenir meilleur sous nos cieux, pas en fonction des amis qu’ils pourraient avoir, ni de la famille éventuellement déjà installée chez nous (faudrait pas qu’ils se sentent trop bien quand même), ni même de la langue qu’ils parlent (ce serait trop simple), mais en fonction d’une clé de répartition abstraite, absurdement bureaucratique (pour rester polie). La bêtise administrative ne cessera jamais de me stupéfier.

Sommier branlant, lit défait, lumière blafarde. La scène se passe dans un centre d’hébergement, il y a quelques mois. La chambre sent le renfermé. L’homme assis en face de moi a le visage jeune, mais les yeux tristes. Il vient du Congo. Il a traversé des déserts et la mer, risqué sa vie des mois durant pour atterrir ici, dans cette maison vétuste et délabrée de la banlieue de Bâle, utilisée comme centre de requérants d’asile.
Et il ne comprend plus le monde. Pourquoi, lui, qui parle couramment français, a-t-il été transféré en Suisse alémanique, où personne ne le comprend et où il ne comprend personne? Pourquoi ne lui a-t-on pas permis de rester en Suisse romande après son arrivée au centre d’accueil de Vallorbe et, surtout, pourquoi l’a-t-on empêché de rejoindre ses proches vivant à Fribourg?

(…) Il est, comme beaucoup d’autres, victime d’une bureaucratie implacable à l’échelle européenne, où l’on ne demande pas aux gens où ils veulent aller, mais où on les répartit en nombre bien défini entre pays, cantons, villes et villages.
La clé de répartition ne se préoccupe pas des souhaits des arrivantes et arrivants.
Elle ventile les personnes, les disperse sur la base des chiffres, selon des quantités, d’après la puissance économique des pays, en fonction de leur population.

Et j’entends déjà les fachos de tous bords, FN ou UDC, la bedoum française et sa nièce encore plus benête, notre Oskar national et tous les abrutis qui ne savent qu’ânonner le même refrain de barque pleine (sans jamais savourer ni même se rendre compte à quel point ils sont chanceux) entonner en chœur: « mais qu’est-ce qu’ils croient, ils peuvent déjà s’estimer heureux d’être reçus chez nous, ces ingrats! »

Le monde, parfois, m’écœure.

*Journaliste à la radio alémanique SRF2 Kultu et écrivain.

 

 
%d blogueurs aiment cette page :