Patrizia a un avis sur tout

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J’ai passé une semaine à Londres avec EF, mais j’ai séché des cours 9 mars 2016


En septembre dernier (je sais, ça date), tous frais payés (je fais un job magnifique), j’ai testé une école EF (EFSwiss) à Londres, celle destinée aux adultes dès 25 ans, située en plein cœur de la capitale. L’occasion de manger indien, chinois, d’être au premier rang d’une comédie musicale pleine d’allant (l’entraînante Billy Elliot), de grimper dans London Eye (et de profiter de la vue extraordinaire), de faire un peu de shopping (ha les boutiques de thé!), de visiter nombre de musées dont beaucoup sont gratuits et de… marcher des kilomètres et des kilomètres (on marche plus en ville qu’à la campagne, le saviez-vous?).

Londres offre tant d'opportunités de découvertes

Londres offre tant d’opportunités de découvertes

En résumé, l’expérience fut assez positive. En fait, ne serait mon aversion (définitivement définitive) pour l’école, les salles de classe et… les autres élèves (!), je serai globalement satisfaite. L’accueil, dès le moment où je fus inscrite, fut absolument parfait. Le personnel, tant en Suisse qu’à Londres, est présent, attentif, friendly, à l’écoute et prêt à se plier en 4 pour vous obtenir ce dont vous avez besoin. Souriant, aimable, tout le monde est aux petits soins et véritablement helpfull (et je peux vous assurer que ce n’est pas partout pareil, lire aussi ici: HowDidIFindBritishPeople? et ici: FamillesAccueil).

Dimanche
Malgré un avion (Swiss!) avec une heure de retard, le chauffeur prévu m’attend patiemment et me prend en charge. Ma chambre à l’Urbanest Student Accommodation est simplement, mais joliment meublée, propre, dotée d’une salle de bains. Avec vue sur le canal! Un bon début. Je soupe d’un choix de mezzés achetés au shop au coin du bâtiment en compagnie d’étudiants parlant espagnol dans la cuisine commune. La conversation est animée et joyeuse.

Lundi
Je suis parvenue toute seule à prendre à la borne une Oyster Card (métro et bus) pour une semaine. Et j’arrive même à l’heure à Russell Square pour ma première journée chez EF. Pas peu fière, je suis.
La technologie (iPad pour les cours et prise de photos de chaque étudiant) est au rendez-vous, les classes sont spacieuses, aérées, propres. Les profs sont dynamiques, engagés, enthousiastes
. La prise en charge est réelle et totale. L’immersion, idem. On ne parle qu’anglais quel que soit le niveau avec lequel vous arrivez. Les tout débutants doivent s’accrocher le premier jour de présentation de l’école, des cours, du bâtiment, des profs, du quartier (par le biais d’une promenade guidée). Sabrina, une Parisienne, au niveau d’anglais bas (A1) semblait aussi larguée qu’une sardine dans un banc de requins et n’en menait véritablement pas large. Elle parlait même – en français – de déguerpir vite fait. Pour ma part, tant que je restais concentrée, j’ai tout compris: c’te satisfaction que ça procure! On donne ses préférences d’apprentissage (reading and pronounciation for me). On prend connaissance de ses horaires personnels. On enchaîne – ceux qui le désirent  – par une visite de Londres en bateau mouche. J’y rencontre une étudiante avec qui on ira manger indien à Camden le soir.

Mardi
Mes cours sont prévus en fin d’après-midi. J’espère une bonne journée de shopping: il pleut des cordes, je suis trempée jusqu’au slip et je maudis ce temps anglais. Il paraît que jusque-là il avait fait beau…
15h50: tout premiers cours. Une simple chaise avec une tablette pour chacun des 15 étudiant(e)s présents. Difficile de trouver où poser ses affaires et son parapluie. Le prof a peu de temps à consacrer à chacun, surtout que je m’en apercevrais vite, il y a toujours (toujours!) des gens pour arriver en retard de plus de 10 minutes alors que le contrat stipule que l’accès aux cours n’est plus autorisé à partir de ce moment-là. A côté de moi, une Hongkongaise ne cesse de tripatouiller un sachet plastique bruyant dans lequel elle puise des friandises (il est bien entendu interdit de manger en classe, mais…). Le bruit est agaçant et empêche la malentendante que je suis d’entendre correctement le prof. La misanthrope que je suis fatigue déjà un poil.

Mercredi
Mes horaires prévoyaient une intense journée de cours, EF en décide autrement en m’envoyant visiter dans l’après-midi deux autres écoles (je fais un job formidable). L’une (HultInternationalBusinessSchool) est une haute école épatante en bois et métal sur du vieux qu’on ne peut modifier (inscrit au patrimoine historique) et sent l’argent, le pouvoir et le commerce à plein nez. Le (beau et jeune) directeur a le bon goût de parler italien, ce qui me permet de me détendre quelque peu pendant la visite. La seconde est emplie dès la cour d’adolescents goguenards qui doivent penser que je viens prendre le ton de l’école en vue d’y inscrire un de mes enfants et je n’ai déjà plus envie d’être là. J’expédie la visite et je termine ma journée par un tour en ville.

Jeudi
Elle parle 4 langues (qu’elle dit): anglais (mieux que moi), français (à vérifier), arabe et je ne sais plus. Elle l’a toujours ouverte. Elle s’assied à côté de moi, s’étale, prend sur mon espace personnel (il faudra que je lui demande de se pousser pour qu’elle s’en rende compte). Bref, c’est la casse-pieds de service, celle qui veut tellement apprendre qu’elle répond à tout sur un ton autoritaire légèrement irritant et comme elle parle bien, du coup… le temps que je formule dans ma tête une phrase, mon temps de parole est écoulé. Bref, elle m’agace grave. Je supporte sur trois périodes de cours d’une heure vingt chacune et je pose les plaques. Je me carapate vite fait, vais m’offrir un chaï latte et m’en vais musarder du côté de Canary Wharf, en fin de zone 2, un quartier complètement barge, neuf, genre petit Dubaï où le London Museum Docklands, petite merveille sur l’histoire maritime de la ville m’accueille à bras ouvert. Et gratuitement. Le verre de vin blanc sur les quais plus tard, à prix prohibitif et d’un dosage démesuré (on demande un verre de vin, on reçoit un boillon de pinard) et le resto italien seront goûteux et goûtés.

Vendredi
J’ai déjà décidé que mon excursion en scolarité anglaise s’arrêtait là. J’en ai marre. La faute à trop de bruits. Le manque de mes montagnes commence à se faire sentir (je deviens une incorrigible montagnarde, j’en ai peur). J’aimerais pouvoir partager avec mes proches ce que je vois, visite, goûte, essaie. Je me lève à l’aube (une habitude que le temps anglais n’arrive pas modifier), je pars direction Apple Market boire un espresso bien tassé, me faire faire à l’impromptu les ongles en brun et m’acheter du thé en vrac pour une année. Un attroupement attire mon attention: gardes, bobbies, barrières, des gens qui crient et qui semblent s’évanouir dans un hangar devant lequel des centaines de personnes attendent patiemment leur tour. Tout ça, c’est pour quoi? Le dernier iPhone… Vàlà, vàlà. C’est l’occasion d’assister aussi, quelques mètres plus loin à une scène amusante, celle de deux « CRS » anglais, casqués, bottés, engoncés dans un gilet pare-balles et taser à la main qui… cherchent leur chemin! J’ai eu du mal à ne pas éclater de rire en pleine rue tant c’était cocasse.
Un tour au British Museum pour admirer sa bibliothèque (un rêve absolu), déguster un thé sous la verrière et, finalement, me laisser tenter par de délicates côtelettes d’agneau sauce à la menthe et une ratatouille exquise. Le tout à prix d’or. Sure. It’s London.

Samedi
Retour en mes terres. Pour fêter ça, on s’en va manger en famille et avec des amis à https://essaipat.wordpress.com/2015/08/24/letable-a-gryon/: un régal pour les yeux et les papilles et un accueil fantastique. Je me sens renaître. Mais la première impression est étrange: je comprends tout et on me comprend?!

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Expo 2015 à Milan 2 novembre 2015

Filed under: Je voyage,Perdu d'avance — essaipat @ 15:06
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Trop de monde, trop tard (quelle erreur d’y aller en fin d’expo!), voyage en train chaotique (trains à l’aller et au retour supprimés et… bondés, sans parler de très en retard et obligation de changer de parcours pour perte de correspondance), impossibilité de visiter les pavillons les plus importants (et courus), nourriture infecte (ce qui est un comble dans une expo consacrée à l’alimentation…) et queues sans fin pour tout (entrée, toilettes, stands, pavillons): bref ce ne fut pas une bonne idée d’y aller avec mini-moi n° 2, même si on a fini par y à trouver notre compte en vaguant ici et là.

 

Cet été, j’ai passé 15 jours à Stromboli et deux à Palerme au retour 8 septembre 2015


 

En mai dernier, j’ai passé dix jours au Québec dont 7 en camping car 17 juin 2015


 

J’ai fait une « croisière baleines » en zodiac à Tadoussac (Québec) – et c’est pas que du plaisir… 31 mai 2015


D’abord parce que ça te coûte un bras: 210 dollars canadiens 2 adultes, 1 mini-miss (les adultes comptés comme étudiants soi-disant) pour trois heures en compagnie d’une vingtaine d’inconnu(e)s*.

Ensuite parce que deux heures et demies plus tard, le capitaine s’est trouvé délesté du trois quart de ses passagers trempés comme des soupes. Pour notre part, nous sommes descendus avant le tour dans le fjord, gelés jusqu’à la moelle. La demi-heure restante à faire était véritablement au-dessus de nos forces.

Tout ça pour voir le dos dansant de quatre malheureux bélugas et un veau (oui, c’est le nom des petits baleineaux), une nageoire et le dos d’un petit rorqual. Je suppute que devant un bon docu à la télé, j’en eusse vu plus… Bon, ok, on a été bien chanceux puisque ce n’est pas vraiment la saison où voir des baleines sur le Saint-Laurent, n’empêche…

Pour être honnête, il y a eu aussi de bons moments. Au fur et à mesure des renvois (et quelques pets retenus, à la différence d’un collègue de croisière malodorant placé juste devant nous), j’ai ainsi pu faire le compte de tous les repas ingurgités depuis le matin:

  • un délicieux pain aux olives (acheté en supermarché et pourtant sans additif! c’est donc possible): le goût des olives est bien remonté depuis l’estomac;
  • les poivrons grillés et champignons sautés de ma salade de midi;
  • puis, pour finir tout en élégance, la douce aigreur qui, prenant place dans mon gosier, m’a clairement signifié que, si l’envie m’en prenait, il ne me resterait plus rien à vomir.

Une chouette expérience, donc, que je vais tenter de ne pas renouveler!

A noter toutefois que mini-moi, bien que gelée et fort désireuse de quitter le navire dès que possible, dit avoir a-do-ré. MonsieurMoi aussi, mais là, plus rien ne m’étonne.

* tous, nous compris, « vêtus » d’une veste étanche (mais pas ajustée)
et d’un pantalon qu’on peut leur suggérer de choisir étanche!

Sinon… Tadoussac, c’est de la balle! Vraiment. Et, sans doute, qu’en « saison », la croisière AML vaut le coup.

 

J’ai passé un week-end à Annecy 1 mai 2015


Je sais pas, j’ai un truc avec Annecy. J’aimerais – vraiment – aimer Annecy. Pourtant, je reste chaque fois sur ma faim. La première fois qu’on m’a vendu Annecy, c’était il y a fort fort fort fort longtemps (au bas mot): mignon, petits canaux, petits restos, lac tout beau, tout propre, tout régénéré de fond en comble. J’étais amoureuse. Il trouvait ça beau et tout et tout. Moi, j’ai fait comme si aussi. Sans que ça me marque plus que ça d’ailleurs et ça m’est resté comme un truc manqué, à refaire. « Pourquoi ne me suis-je pas pâmée d’extase, crebleu?! » Bref.

Pour les 40 ans d’une amie, il a été décidé de faire une virée entre filles à … Annecy. Il faut dire que l’amie fêtée est folle de shopping et ça semblait bien se prêter. Et bien, je pense que ça ne se prête qu’à ça. En fait.

Annecy n'a toujours pas convaincu, mais...

Annecy n’a toujours pas convaincu, mais…

Pourtant, en faisant notre virée le 21 juin (jour « universel » de la fête de la musique), on pensait faire la noce. Que nenni, à deux heures du matin, aussi précise qu’une montre suisse, la ville a fermé. Vàlà. Fini. Dodo. Question resto, on a été éjecté – pas très sympathiquement d’ailleurs, faut le dire – d’à peu près partout parce qu’on n’avait pas réservé, les bécasses. Le souper fut… moyen. Surtout, il fut où on a été d’accord de nous servir. Le lendemain, on a un peu musardé sur un pré en bord de lac, parce que de plage, à Annecy, y en a qu’une semble-t-il et c’était trop loin d’où on était, puis on a regagné nos montagnes helvétiques.

Et revoilà ce goût d’inachevé, ce zeste de « j’ai raté quelque chose, mais quoi? ». D’où, à l’occasion d’une obligation de mini-moi en terre genevoise pendant un week-end sans ses parents, la décision de passer ces deux jours en solo amoureux à… Annecy. On n’a pas mégoté sur la dépense. L’impérial Palace, rien que ça. Du temps, du moyen beau temps, peu de monde, ça promettait bien. Et ben non. Décidément, Annecy se refusera toujours à moi. Et Monsieur-moi partage mon sentiment: oui, c’est mignon. Mais on se croirait à Disneyland. C’est propre, c’est joli, c’est cher, ça sent le truc touristique à plein nez et sorti des petites ruelles bichonnées, c’est… la France. Voyez? Quelques heures plus tard, on se faisait déjà chier comme des rats morts. Le midi, on a mangé dans un des restaurants d’où l’on s’était fait jeter à peine poliment en juin dernier, LeBastringue. Très joli, très sympa, déco kitschissime à souhait, les nems étaient gigantesques et délicieux, les escargots excellents, mais la tartiflette très très très moyenne. Le soir, on a par contre vraiment très très bien mangé au Café Leffe, puis on est rentrés à pied (20 minutes de marche tranquille au bord du lac). La magie (enfin!) a opéré: jolie promenade au son du clapotis de l’eau, les passants sont moins nombreux qu’en journée, c’est calme, agréable. Ce fut très apprécié.

Le lendemain, dimanche, on a loué des vélos (parce que le shopping et les 200 mètres à faire à pied dans tous les sens dans les quelques rues piétonnes, ça va un moment, surtout que bon de boutiques originales…) et là, on a retrouvé un peu de notre allant. Malheureusement, nous n’étions pas les seuls à profiter du beau temps et des 30 kilomètres de piste cyclable que nous avons dû partager avec rollers, trottinettes, tricycles divers et variés et les (très!) nombreux autres cyclistes. N’empêche, on perçoit ce que ça doit être un matin tôt de semaine et, du haut des maisons cossues qui bordent le lac et qu’on admire en passant, disons-le, ça fait envie. Au retour, on s’arrête à l’Oasis – Auberge du Bessard en contrebas, un petit resto qui sert une perche du lac absolument exquise dans un cadre chaleureux à la française: tables disposées au petit bonheur la chance dans le pré, joli capharnaüm étudié de ci, de là (pour faire contraste, tentez d’imaginer un resto suisse au même endroit…), serveurs attentionnés (at-ten-tion-nés! pas « juste polis »! Hey les Helvètes: ça suffit pas, juste polis!). Bref.

Je crois que cette fois, j’ai fait le tour. Pas d’Annecy. Mais de mes envies d’Annecy. MonsieurChéri a décrété que, pour sa part il en resterait là. Et comme y a plein d’autres endroits que je tiens à visiter avec lui… me too.

 

En cette fin d’hiver et ce début de printemps, il y eût:


 

 
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