Patrizia a un avis sur tout

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Édulcorants et mal-bouffe 27 octobre 2016


S’il fallait une raison supplémentaire de se passer d’aspartame ou d’édulcorants en général, la voici:

Don’t feed a sweet tooth
Swapping refined white sugar for sweeteners sounds great for our waistlines, but a study from the University of Sidney found using them could trick our brain into encouraging us to eat more. The brain senses a relationship between sweetness and the energy content of food, so when it detects sweetness without calories, it prompts us to seek out more energy-providing food. So weaning ourselves off sweet flavours may be better than simply trying to substitute them.

CQFD.

Et pour se sevrer de sucre, mieux vaut acheter local chez le petit producteur qu’au supermarché puisque Healthy Food Guide dans son édition d’octobre 2016 (la même qui note – ci-dessus – que les édulcorants sont trompeurs) indique que:

53. The percentage of supermarket promotions on unhealthy products. According to an analysis by Which?, 52% of confectionerey is on special offer, compared with just 30% of fresh fruit and 34% of fresh veg. Meanwhile, half of shoppers say they wish supermarkets would increase the healthier promotions to make it easier to choose healthy foods. Our advice? Stick to the perimeter, taking a detour to those tempting inner aisles only for specific items on your list.

Bon à savoir.

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Arrive un vagabond de Robert Goolrick, aux éd. 10/18 28 août 2016

Filed under: Coups de cœur,Extraits choisis,Je lis — essaipat @ 16:48

Oui. L’enfance est l’endroit le plus dangereux qui soit. Si l’on devait y rester pour toujours, on ne vivrait pas très vieux.

(…)

Charlie se demandait pourquoi ces hommes et ces femmes, qui se donnaient tant de mal et faisaient de leur mieux, qui vaquaient à leurs activités quotidiennes sans causer trop de soucis à leur prochain, avaient besoin de ce genre de leçon – de se faire réprimander violemment, semaine après semaine, de s’entendre répéter qu’ils allaient finir en enfer – et en quoi ça les réconfortait et leur donnait la force de continuer. Ils ne convoitaient rien, n’étaient pas rongés par l’envie, ils travaillaient dur et, pour la plupart, ils disaient la vérité. C’était une petite ville, après tout. Il fallait bien qu’ils vivent avec eux-mêmes, et les uns avec les autres.

Brownsburg, Virginie, 1948. Une ville du sud des Etats-Unis. Un adultère. La tragédie est en marche.

 

L’homme sans argent de Mark Boyle, aux éd. Arènes* 26 août 2016



J’ai choisi de vivre pendant une année sans utiliser le moindre argent, ni en gagner, ni en dépenser, tout en travaillant. Voici le récit de mon expérience vers une liberté retrouvée.

Même si l’aventure en elle-même ne me séduit pas (trop compliqué à mettre en œuvre, infaisable avec des enfants en âge de scolarité inscrits à l’école publique), la démarche m’intéressait fortement. Et je n’ai pas été déçue. Ce que j’en ai retenu:

  1. On PEUT vivre sans argent. Même en Occident. Même en Europe. Même si c’est compliqué. Et, en tous les cas, on PEUT – et très agréablement – VIVRE AVEC MOINS.
  2. On met sa sécurité dans l’état de son compte en banque alors que tout prouve que les banques ne sont de loin pas aussi fiables qu’elles voudraient le faire croire. Alors que la réelle sécurité réside dans son réseau social. Il faut reconnaître que si on se pose la question honnêtement, l’argent, bien moins qu’une liberté, de fait, nous enchaîne.
  3. Il faut, si on continue à vivre « normalement », consolider la solidarité, l’amitié, les relations sociales, garantes d’une vie satisfaisante et agréable.
  4. Le travail utile à la communauté, tel celui des paysans, des infirmières ou des éboueurs, est moins bien rémunéré que ceux qui spéculent sur l’argent, alors que cela ne profite qu’à eux-mêmes, cherchez l’erreur…
  5. On peut, à l’image de la freeconomy mettre en place soi-même au sein d’une communauté:
    – une monnaie locale (profitable à la communauté et pas à UBS ou à JP Morgan Chase),
    – des lieux d’échanges de matériel électronique ou d’outils,
    – des bibliothèques ou des lieux pour les dons,
    – des jardins urbains en libre-service,
    – des événements gratuits, tels que projection de films, échanges de savoirs, etc.
    – etc.
  6. En se reconnectant avec la nature par le biais d’activités gratuites (marche, méditation, cueillette, jardinage déplacements à pied ou à vélo), on retrouve sensation de vivre et liberté intérieure.

L’auteur, économiste de formation (disons-le quand même!) souligne à quel point:

L’argent ne travaille plus pour nous. Nous travaillons pour lui. En tant que société, nous vénérons un outil qui n’a plus de valeur intrinsèque au détriment de tout le reste. Pire: notre idée de l’argent est bâtie sur un système qui favorise l’inégalité, la destruction de l’environnement et le mépris de l’humanité.

L’argent nous permet de mettre notre fortune à l’abri facilement et pour longtemps. Si cette facilité à épargner nous était niée, aurions-nous encore la motivation nécessaire pour aller exploiter la planète et les espèces qui l’habitent? Sans moyen de « mettre à l’abri facilement » les profits à long terme qui nous permettent de ponctionner plus que ce qui nous est nécessaire, nous ne consommerions que ce dont nous avons besoin, au fur et à mesure de nos besoins. Une personne ne pourrait plus transformer les arbres d’une forêt tropicale en chiffres sur un compte en banque, elle n’aurait donc pas de raison de couper un hectare de forêt tropicale à la seconde, comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette année sans argent, en bon roi de la débrouille l’a aussi fait réfléchir sur… les toilettes, la valeur du travail et le passage des saisons (difficile à réellement percevoir en milieu urbain), ainsi que sur sa manière de fonctionner en société et la prédominance qu’on donne à l’intellect (normé, les surdoués étant décriés comme se la pétant, paradoxe actuel):

Mes toilettes à compost font rigoler certains (…) Pour moi, les toilettes « normales » représentent la folie destructrice du monde moderne. Nous prenons de l’eau propre et nous chions dedans. La merde humaine est excellente pour la terre, mais elle terriblement nocive pour les réserves d’eau.

Parfois je demande un sac de 25 kg d’avoine pour un jour de travail. A la ferme, ils pensent que je suis fou: un sac de 25 kg vaut 20£ et j’ai travaillé dur pendant neuf heures. (…)
Si je devais semer, désherber, arroser et moissonner cette quantité d’avoine, cela me prendrait au moins soixante heures. Ce qui veut dire que je profite de soixante heures de travail contre neuf heures.
(…)
Les grandes usines, les supermarchés, les hyperstores et consorts ont complètement transformé notre perception du juste prix des choses. Cela me saute aux yeux lorsque je travaille dans le petit magasin coopératif biologique de Bristol. Ceux qui clament qu’il est hors de question de payer 1£50 pour un kilo de courgettes n’ont pas la moindre idée du travail que nécessite la culture biologique sans d’énormes apports d’énergie fossile. Un travailleur qui gagne le salaire minimal, ce qui est le cas pour la majorité des agriculteurs, devrait faire tout le travail nécessaire en cinq minutes s’il veut que ce kilo de courgettes lui rapporte quelque chose.
(…)
On dirait que, lorsque vous commencez quelques chose avec l’intention de donner et non de prendre, il est presque impossible d’arrêter les autres de vouloir en faire autant.
(…)
Certains bénévoles firent le service pendant douze heures sans une minute de pause. Combien de personnes payées accepteraient cela?

Bien trop souvent, mes interactions étaient trop éloignées du vrai sens de la paix. Je me plaignais d’être trop occupé, je critiquais les gens qui achetaient des choses avec lesquelles je n’étais pas d’accord et, de manière générale, je me comportais bien moins positivement que je l’aurais voulu. Vivre sans argent avait commencé comme un moyen de vivre de manière plus paisible, mais c’était devenu une fin en soi. Tout comme l’argent lui-même qui était, au début, un moyen d’effectuer des transactions plus facilement, mais avait fini par devenir une fin en soi.

Avant, je ne remarquais pas vraiment les changements de saison. La ville nous rend hermétiques à ces extraordinaires transformations. Mais vivre dans la nature aiguise notre attention. Le moment où les saisons changent est vraiment magique, de la même manière que lorsque le premier rayon de soleil à l’horizon annonce la fin de la nuit et l’arrivée du jour. Je me souviens exactement du moment où j’ai senti que l’hiver était fini.

Je voulais commencer à voire davantage avec mes sens. Nous vivons dans une culture qui privilégie l’intellect car il suscite l’admiration, alors que ceux qui ressentent et comprennent les choses instinctivement ne sont presque pas considérés.

Au passage, il démonte quelques préjugés tenaces que l’industrie chimique a réussi à nous mettre dans le crâne, à savoir qu’il serait nécessaire de se récurer de fond en comble avec force gels douche hydratants sous peine d’être sales et de sentir mauvais.

On peut faire comme moi et ne rien utiliser. Lorsque je dis cela, les gens reculent généralement de deux pas. Alors, je leur fais faire le « test des aisselles » – renifler mes dessous de bras – et ça les rassure et les convainc qu’on n’a pas besoin de savon pour être propre. Ma peau est bien plus saine depuis que je n’utilise plus de savon et, comme elle n’est plus sèche, je n’ai plus besoin de crème.

Je vois déjà les regards dégoûtés, alors avant de passer au « sans savon », on peut – stade intermédiaire – n’utiliser que des savons naturels aux huiles essentielles bios et ne savonner que les parties délicates comme l’anus et les aisselles, en laissant l’eau s’occuper du reste du corps. Vous verrez que ça suffit amplement. Et, non, vous ne puerez pas. Promis. Un shampoing par semaine, si l’on n’a pas les cheveux gras, est bien suffisant également. On peut les mouiller plus régulièrement pour rincer les odeurs de cuisine, barbecue ou fumée, sans savon. On peut aussi passer à une alimentation plus végétarienne. L’auteur, végétalien durant cette année sans argent explique ainsi que:

(…) si on ne veut pas utiliser de savon ou se laver trop souvent, il vaut mieux manger de la nourriture biologique fraîche et végétalienne. Si le corps est sain, la sueur n’est composée que d’eau salée, mais si on se nourrit de cochonneries, il y a de fortes chances qu’on sente mauvais.

Ça paraît assez évident, en fait. Entre une crotte de chien (carnivore) et une bouse de vache, laquelle est la plus odorante?

* Deuxième ouvrage de ces éditions lus à quelques semaines d’intervalle,
deux ouvrages qui m’ont plu.
Je vais suivre avec intérêt leurs sorties catalogues désormais.

 

Imagine le reste d’Hervé Commère chez Fleuve éditions #Sexiste sans en avoir l’air 12 août 2016

Filed under: Extraits choisis,Je lis — essaipat @ 08:18
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Ce livre est bien, hein, ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire par la suite, mais il m’a échappé des mains tant de fois que je pensais ne jamais le finir. D’habitude, quand un livre se refuse à moi, je laisse tomber, j’en ai tant à lire qui attendent sur ma table de nuit que je n’aime pas perdre mon temps avec des lectures récalcitrantes. Là, pourtant, je me suis accrochée. J’avais envie de lire ce livre. Quelque chose me disait que j’aimerais ça, l’avoir fini.

Ils n’ont jamais rêvé d’êtres riches, ils ont juste voulu vivre comme ils en avaient envie, ils ont voulu s’amuser, faire un pied de nez au monde. Serge sait qu’on ne le croira jamais. On le regardera comme un simple malfrat s’il tombe un jour, on l’accusera de n’avoir aimé que le luxe et son enrichissement personnel mais c’est faux, Dante et lui n’ont voulu qu’une chose: se foutre de la gueule du monde comme le monde se foutait de la leur, et comme il continue de le faire.

Et là, en cherchant comment en parler, j’ai compris: ce livre qui raconte l’histoire de petits voyous – malfrats de bonne envergure pour certains, petites frappes pour d’autres – est un livre de garçons. Écrit par un homme dans un style malfrat de banlieue (intéressant, bien que certaines figures de styles trop visibles soient agaçantes, telles celle de commencer chaque paragraphe de tout un chapitre par le mot qui clôt le précédent), il n’a pour figures centrales que des hommes. La seule fille, belle comme il se doit (si dans les livres, on veut pouvoir l’aimer, pas? elle se doit d’être douce, belle, etc.), n’apparaît quasiment pas.  Mais, en bonne fille de l’Eve tutélaire qui fait tomber les hommes, elle est, indirectement certes mais tout de même, responsable du merdier que conte le livre. Bref, un bon, vieux, beau, cliché sexiste comme on en fait… encore trop! Les deux seules autres femmes du livre étant de malheureuses mères éplorées .

Et puis arriva Paris, et le périphérique encore désert, qu’ils empruntèrent. Serge crispait ses mains sur le volant en respirant un peu plus fort à mesure que les portes passaient, et Nino sentait le grand saut approcher. Il le fallait, c’était comme ça, on ne pouvait pas passer sa vie sans y goûter du mieux possible, c’est Mayerling qui l’avait dit. Accomplir son devoir, celui d’être plus heureux que nos parents, au moins essayer. L’heure approchait. On verrait bien ce que nous réservait la suite, pour le savoir, il fallait au moins la vivre.

Je m’arrêterai avec celui-de l’auteur et n’en tentera pas d’autres, du coup. Par contre  je vous invite à lire cet excellent papier sur le blog d’Audrey Alwett

Guide à l’usage des auteurs qui écrivent des livres sexistes (mais qui font pas exprès)

 

Sale temps pour la santé! Je pose ça là, faites-en bon usage #OGM #Sodas #PerturbateursEndocriniens 4 août 2016


Les sodas déshydratent les souris
Lorsqu’il fait chaud et que l’on a très soif, on se dit que n’importe quelle boisson va nous réhydrater. Eh bien non, selon une étude coordonnée par l’American Physiological Society. Des chercheurs ont mené une expérience sur trois groupes de souris souffrant de déshydratation. Chaque groupe a reçu soit de l’eau, soit un mélange d’eau et de stévia (édulcorant naturel), soit une boisson se rapprochant d’un soda (eau + fructose + glucose). Résultat? Les souris « nourries » au soda ont présenté des symptômes plus sévères qu’au début de l’expérience. Les scientifiques estiment donc que les sodas ne réhydratent pas assez bien l’organisme et conseillent de boire de l’eau plate.

Brève parue dans le magazine Top Santé n° 312, septembre 2016

Perturbateurs endocriniens
Bruxelles vient de publier les critères sur lesquels s’appuyer pour classer un produit parmi les perturbateurs endocriniens et autoriser son retrait du commerce. Il devra en effet avoir causé des dégâts visibles et prouvés sur l’homme. Un non-sens, alors que les effets subtils sur les cancers et la fertilité apparaissent d’abord chez animaux aquatiques.
Les perturbateurs endocriniens peuvent être d’origine naturelle (soja, lin) ou industrielle, absorbés via la nourriture (pesticides, biocides, dioxine), les cosmétiques (parabènes, tensioactifs), les récipients ou les jouets (bisphénol, A, phtalates), etc. Pour limiter strictement l’exposition des enfants et des adolescents (…) BP

Paru dans FRC mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016, dossier à consulter sur FRC

Blé OGM testé en Suisse
L’Agroscope Reckenholz va semer durant six ans du blé génétiquement modifié pour faire des tests dont le pays d’origine, l’Allemagne, ne veut pas sur son territoire. Quelle est donc l’utilité de ces expériences, alors que la Suisse a justement une excellente réputation internationale pour des variétés non transgéniques et adaptées à nos contrées qu’elle développe à Changins? Mieux vaudrait dépenser l’argent de la Confédération pour ces recherches-là, qui correspondent aux besoins réels des consommateurs. BP

Paru dans FRC* mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016

* Seul magazine des consommateurs sans pub aucune!

 

Disent-ils de Rachel Cusk, aux éd. de l’Olivier 29 avril 2016


D’elle, j’aurais là tout lu. Ça a commencé avec Arlington Park que l’adaptation au cinéma (la Vie domestique) a rendu plus visible, puis Egypt Farm qui m’a laissée un peu sur ma faim. Les Variations Bradshaw, un roman sur un couple qui se délite, signait déjà le virage vers un éventuel récit plus autobiographique. Avec Contrecoup où l’auteure parlait de son divorce, elle en fait carrément la chronique sur une année, sans pourtant tomber dans trop d’intimité. Fallait oser, fallait du talent, c’est réussi.

Avec Disent-ils, elle explore une autre manière de raconter des histoires. En prêtant son oreille à tous ceux qu’elle croise lors d’un voyage professionnel (elle donne alors un atelier d’écriture à Athènes), elle raconte leurs fragments de vie. Et c’est passionnant. De ci, de là, puisqu’elle-même dialogue et répond aux confidences qu’on lui fait en en livrant quelques-unes elle aussi, on devine sa vie en filigrane. Là aussi, elle réussit le pari de se dévoiler sans être impudique, ni en faire trop.

Un jour, ma mère nous a avoué, racontais-je, que, le matin, elle avait toujours hâte de nous voir partir pour l’école, mais que, après, elle ne savait plus quoi faire de ses dix doigts et aurait aimé nous retrouver sur-le-champ. Encore aujourd’hui, alors que ses enfants sont adultes, elle met un terme à nos visites de manière assez vigoureuse, nous renvoie vite chez nous comme si quelque chose de terrible risquait d’arriver si nous restions. Pourtant je suis presque sûre qu’elle fait encore l’expérience de la perte après notre départ et se demande bien ce qu’elle cherche par cette attitude et pourquoi il lui faut nous éloigner d’elle pour revivre cette expérience.

 

De l’usage du terme d’orthorexie pour discréditer une démarche plutôt saine (bis repetita) 3 novembre 2015


Are you diet obsessed? The new eating disorder

Voyons donc de quoi il s’agit…

When healthy becomes obsessive

Histoire qu’on ait bien compris de quoi il retourne (ou comment discréditer en deux phrases tout début de questionnement, mais en même temps, c’est pas comme si il y avait de quoi se poser quelques questions, non?).

(…) What are the signs? Rigid rules to totally avoid sugar, salt, caffeine, alcohol, gluten, wheat, yeast and dairy are typical.

Heu… mais si ceux qui le font se sentent mieux physiquement et mentalement? La majorité des personnes qui arrête de consommer un aliment précis (gluten ou produits laitiers) se sent mieux après (moins fatigué, moins ballonné, plus en forme). Pourquoi s’en priveraient-elles? Est-ce vraiment le signe d’un désordre alimentaire ou plutôt celui d’une élémentaire et capitale capacité à prendre soin de soi? #JePoseLaQuestion

Plus loin dans l’article…:

Refusing food that may includes additives, pesticides or herbicides is also common.

Les bras m’en tombent! Refuser d’ingurgiter des poisons tels que les scientifiques les déclarent officiellement serait signe d’une maladie qui ferait de la santé une obsession! Waouh… comment dire?

Plus loin dans un encadré intitulé « Who’s at risk? » (voilà, voilà), le journal précise que les personnes malades (selon les critères de l’orthorexie) ont plus de 30 ans et sont « well educated »! Là, franchement, ça devient pas un peu ridicule? Si les gens les plus instruits – et les plus expérimentés – sont ceux qui s’interrogent le plus, c’est qu’il y a sans doute de quoi s’interroger. Bref.

Ce n’est pas la première fois que ça me choque, énerve frappe puisque je m’agaçais, m’esquintait à vous expliquer j’en parlais  déjà là: OrthorexieOuBonSens? Je trouve décidément curieux qu’on s’inquiète que les gens s’inquiètent de ce qu’on met dans leur assiette… Heu… Résumons:

  1. Chaque jour apporte son lot de scandales alimentaires et on devrait être tout guillerets, détendus en mangeant la bouche en cœur la m… que les industriels font passer pour de la nourriture?
  2. On est tous plus ou moins touchés à des degrés divers de maladies dites de « civilisation »… Et il se trouve qu’en fait, on est littéralement gavés de pesticides en tous genres, d’insecticides variés*, d’OGM tout à fait inoffensifs, de phtalates, bisphénol A et S (et j’en passe). Coïncidence? Quant à la fameuse maxime qui dit que la dose fait le poison, elle a démontré son indigence il y a déjà fort longtemps, les cocktails auxquels nous sommes tous exposés étant bel et bien dangereux (pour la santé et l’environnement).
  3. Un toujours plus grand nombre d’enfants est hyperactif, autiste, cancéreux, intolérant à ça et à ci et encore à ça, allergique (5% des Européens souffre d’allergie, c’est énOrme!) et, ouais, tout va super bien. Non? Ha.
  4. Ce qu’on nous met dans l’assiette n’a souvent plus ni goût, ni valeur nutritive.

Bref, je suis toujours aussi surprise des articles qui parlent de cette nouvelle maladie que serait « l’obsession de la santé » pour laquelle les scientifiques – au lieu de se préoccuper de ce que nous font les lobbies de l’industrie – ont appelé orthorexie (histoire de bien discréditer une démarche saine)

J’en veux pour nouvel exemple cet article du mensuel HealthyFoodGuide (numéro d’août 2015) qui titre « Are you diet obsessed? The new eating disorder » dont je parle en préambule. Notons que, dans le même numéro (si, si!), tout un article est dédié au sucre caché dans les aliments dits sains et c’est pas joli, joli… Mais bon, s’en inquiéter ferait de nous des malades d’orthorexie, donc…

*lire l’excellent L’OBS n° 2660 du 29 octobre au 4 novembre 2015,
titré – rien de moins! – que Votre enfant est-il pollué? et la réponse est…)

 

 
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