Patrizia a un avis sur tout

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Le vin, plus infecté de pesticides que tout autre produit 16 novembre 2018


La viticulture est tristement réputée pour son usage massif de produits chimiques et les graves atteintes qu’elle porte à des écosystèmes fragiles.

En amatrice de vins, je me doutais bien que… mais las, pas à ce point! Quelle déception de voir que le milieu s’intéresse aussi peu aux alternatives qui pourtant existent.

Pesticides et viticulture conventionnelle
Excepté celle des fruits à noyau, aucune culture ne recourt à d’aussi grandes quantités de pesticides que la viticulture conventionnelle. L’indicateur environnemental pour les produits phytosanitaires de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) montre que les 19 exploitations viticoles examinées (dont aucune se situe en Valais, ni au Tessin) ont déversé en moyenne 24,4 kilos de pesticides par hectare de vigne en 2015, principalement du folpet (un fongicide), du cuivre et du soufre. (…)
Mais les quantités ne sont pas seules en cause. La composition des coktails dont sont aspergées les vignes et également problématique: durant l’été 2016, Greenpeace Suisse a fait analyser la teneur en pesticides de dix vins et six échantillons de sols provenant des différentes régions viticole de Suisse. Elle y a décelé 33 substances actives: les sols en contenaient 18, les raisins et les vins, 13 chacun. 23 d’entre elles sont toxiques pour les êtres humains ou ont « un impact inacceptable pour l’ecosystème ». Deux des substances mesurées (le carbendazime et le flusilazol) sont interdites dans l’Union européenne, car elles sont soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens.
Six des huit vins examinés et toutes les parcelles cultivées de manière conventionnelle renfermaient du glyphosate, un herbicide fortement décrié. Certaines substances ont été décelées uniquement dans les sols, où elles se sont accumulées au fil des années. Toutes ces raisons doivent inciter à privilégier le bio également pour les vins; les analyses ont montré que les vins bio étaient les seuls à ne pas contenir de pesticides. nig

Quant au cuivre dont l’utilisation est souvent reprochée aux vignerons bios – alors que, un comble! les vignerons « conventionnels » l’utilisent aussi (!!!) –, Lucius Stamm, à la tête du département de sciences des plantes de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) à Frick indique que: « Il est possible de réduire très fortement les apports en cuivre« .

Nous avons montré dans une étude récente qu’il était possible de réduire les apports de cuivre de 2,5 kilos en moyenne, la quantité maximale autorisée étant de 4 kilos par hectare et par année. C’est à peu près celle qui est utilisée dans la viticulture conventionnelle, à laquelle viennent s’ajouter toutefois de grandes concentrations de substances chimiques et synthétiques.

(…)

Il est possible de limiter très fortement l’usage du cuivre en plantant des cépages « Piwi »: nous avons pu montrer que ces plants résistants aux champignons nécessitaient près de six fois moins de cuivre que les variétés européennes classiques. En Suisse, les cépages Piwi représentent déjà près de 25% des vignes bio. Les nouvelles générations sont d’ailleurs excellentes.

Dès lors, buvons du vin bio. D’autant plus que l’époque où le vin bio était mauvais est… derrière nous!

 

Pro Natura magazine, 5/2018, Octobre ProNaturaCH

La mise en évidence (gras et en rouge) est de mon fait

 

 

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L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante 15 juillet 2018

Filed under: Je lis — essaipat @ 17:51

Je n’aime pas beaucoup les livres que tout le monde aime.

Je sais.

Je sais.

Et puis, en trouvant le 1er tome de L’amie prodigieuse dans une boîte à livres, je me suis dit « quelle belle ocaz’ de lire sans rien débourser ce que tout le monde qualifie de véritable phénomène littéraire ». Las! le livre m’est rapidement tombé des mains et je l’ai remis dans la boîte à livres.

Et voilà que je reçois d’un bon pote les trois volumes de la saga (le 4ème est sorti plus tard). Il me dit qu’il a aimé. Moi, je l’aime bien et je me (re)lance dans la lecture de ce premier tome. Bon, c’est toujours pas le grand amour, je trouve ça un peu poussif et longuet et je décide de faire une pause à la fin du premier. Mais comme j’aime bien cet ami, je m’y remets quelques semaines plus tard et attaque le deuxième tome. Et là, surprise! Ce 2ème volume me met dans un état de stress tel qu’il m’est difficile de faire autre chose que lire ce fichu bouquin pour connaître la suite! Reste que je vois bien les ficelles et que je me rends compte que ça fonctionne (très bien) un peu à la manière d’une recette éditoriale appliquée à la lettre. Toujours pas complètement séduite, mais complètement séquestrée.

Du coup, impossible de ne pas lire le 3ème même si les combats syndicaux, mai 68, tout ça comme annoncé et ben… bof, je suis pas enthousiaste. Pourtant là, enfin! je m’abandonne toute entière à l’histoire. Et pour expliquer ce qui a réussi finalement à me faire tomber en amour, je reprends les mots de Silvia Ricci Lempen, écrivaine suisse qui dit (ici: et mieux que moi) toute la nouveauté du propos. En fait.

D’où vient cette grandeur ? En un mot comme en cent, du fait qu’Elena Ferrante a pris le parti de restituer l’universalité de la condition humaine à travers une exploration radicale de la subjectivité féminine – alors que, il faut bien l’admettre, l’enracinement de l’universel dans le féminin reste encore assez rarement pratiqué en littérature.

Seul bémol, la fin digne des pires romans-photos de l’époque, vraiment. Zut, mais bon, ça ne m’empêchera pas de lire le 4ème, soyez en sûr(e)s!

 

L’agro-industrie ne nous veut pas du bien! #Cancer 17 mai 2018


Sous le titre « Santé – Denrées ultratransformées cancérigènes?« , la FédérationRomandeDesConsommateurs publie ceci et c’est pour le moins alarmant:

Lors d’une récente étude, publiée dans le British Medical Journal, des chercheurs français ont observé une corrélation inquiétante. Lorsqu’on augmente de 10% la proportion d’aliments ultratransformés dans le régime alimentaire, on constate parallèlement une augmentation de plus de 10% des risques de développer un cancer et plus particulièrement celui du sein. Le lien de cause à effet n’est pas encore prouvé, mais la coïncidence prête à la réflexion et à la prudence. La mauvaise qualité des aliments ultratransformés n’est toutefois pas l’unique suspecte. Les additifs et les matériaux qui entrent en contact avec les aliments pourraient aussi être responsable! Affaire à suivre! JD

Publié dans le numéro 107 du journal FRC Mieux Choisir, avril 2018

 

L’agriculture intensive n’est pas plus productive que la nature 12 janvier 2018


Le rendement des cultures herbagères intensives n’est pas supérieur à celui des prairies riches en espèces. C’est ce que conclut la plus vaste étude sur la biodiversité conduite à ce jour.

Ces quinze dernières années, des équipes pluridisciplinaires allemandes, suisses, néerlandaise et autrichiennes ont effectué pas moins de 80 000 mesures sur un échantillon de quelque 500 parcelles. Elles ne se sont pas contentés d’examiner la diversité des plantes et autres organismes, mais ont aussi cherché à comprendre son impact sur les cycles naturels.

Menée à l’Université technique de Munich, « Jena Experiment » montre notamment que les surfaces riches en espèces résistent mieux à la sécheresse et aux inondations et qu’elles fixent de plus grandes quantités d’eau et d’oxygène. La biodiversité influencerait près de la moitié de tous les processus se déroulant au sein d’un écosystème.

L’étude prouve ainsi que les extinctions d’espèces actuellement en cours sur toute la planète n’entraînent pas seulement la disparition d’une partie de l’héritage de l’évolution, mais pourraient aussi menacer directement l’être humain.
http://www.tum.de Chercher: Jena Experiment (étude disponible en allemand et en anglais)

Pro Natura Magazine, n° 1/2018

 

Le #bio, c’est meilleur! D’après des chercheurs danois, polonais, français et suédois 26 novembre 2017


Le bio, c’est meilleur!

Préférer une alimentation bio a d’incontestables effets bénéfiques pour la santé. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs d’universités danoise, suédoise, polonaise et française qui ont compilé les résultats de 280 travaux internationaux sur le sujet. Cette méta étude montre, par exemple, que la consommation exclusive de produits laitiers biologiques – durant la grossesse et l’enfance – réduit le risque d’eczéma et d’allergies chez l’enfant. Choisir du bio, c’est aussi réduire drastiquement son exposition aux pesticides qui affectent notamment le développement cognitif des enfants: mémoire et QI plus bas, retard du développement psychomoteur et mental au cours des sept premières années de vie, etc. Parmi les autres points à relever, on notera que le bio présente des valeurs nutritionnelles légèrement supérieures (oméga-3, etc.) et que l’agriculture biologique limite le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.

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Lu dans le magazine de BonàSavoir « Ma santé » n° 6, novembre-décembre 2017

Notons quand même que certain(e)s ont besoin de ce genre d’études pour se convaincre d’une chose que le simple bon sens commande: ce que « mange » ce que l’on mange nous porte profit. Ou pas. Bref…

 

Le grand mystère des règles de Jack Parker aux éd. Flammarion #Menstruations @JackxParker 15 septembre 2017


Les règles. Qui dégoûtent et rarement fascinent. Avec lesquelles pourtant la moitié de l’humanité doit s’accommoder et croyez-moi, du côté occidental – à part des problèmes énervants de toxicité et de traçabilité des produits (quand on les connaît!) qui composent nos protections – on est plutôt bien lotie, les filles. Même si certains nous font payer ça le lard du chat au prétexte que c’est « pas indispensable* » (je sais pas, ils fument au parlement, les politiciens ou quoi?), un petit tour en Inde ou en Afrique vous prouvera que l’accès à (dans l’ordre) des protections en suffisance (et même le choix), des toilettes propres (plus ou moins) et de l’eau potable, c’est pas mal du tout comparé à d’autres parties du monde où les protections se résument à… rien, voire à quelques feuilles de journal.

Les règles. A l’heure où je vous écris, devinez? Je les ai. Oui, malgré mon grand âge et une ménopause que j’attends de pied ferme (et qu’on ne cesse de me prédire pour tantôt, pensez 53 ans!), elles sont toujours là: fidèles au poste et régulières comme une horloge suisse. Car comme le dit si bien une amie « quand t’es enfin au clair avec tes règles, leur durée, leur quantité, leur régularité – ou pas -, paf! c’est fini. Tu mets 40 ans à t’habituer et quand t’as enfin pris le pli et que tu sais où t’en es chaque mois, elles se barrent, les salopes! » Bon, la copine, très polie, n’a pas dit « les salopes », mais je sais qu’on est nombreuses à le penser. Chaque fois qu’elles débarquent quand t’as piscine, chaque fois que ton lit est rendu marécage (ou pire, le lit d’hôtel!), chaque fois que tu sens la fuite alors que pas de toilettes à l’horizon, voire pas de tampon de rechange dans ton sac, la nouille, etc., ad nauseam.

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Le livre, donc. La couverture. Ha, la couverture! Trop explicite. Trop bien. J’adore.

Le livre, donc. Ecrit par Jack Parker. Un nom masculin (pourquoi?) pour une fille passionnée par les menstruations (il en faut) et qui tient un blog PassionMenstruesEtAutresHistoiresDeChatte parce que « que bon, franchement, y a pas de quoi fouetter un chat » et que « les menstruations concernent la moitié de la population mondiale et qu’elles sont, quand même, responsables de l’existence de l’humanité toute entière, mine de rien. »

Le ton est donné, n’est-ce pas? Et c’est bien. Et c’est tant mieux. Ce livre, c’est un peu comme Blanche Gardin qui parle de sexe. Bon, le livre est moins trash, hein! Mais ça fait du bien ces femmes qui parlent sans tabou, ni vergogne en employant les mots justes: vagin, utérus, règles et pas « minou », « foufoune » ou « ragnagna ». Et croyez-le ou non, malgré quelques redondances et redites, j’ai même appris des choses. Si, si. A 53 ans (et demi), il est possible d’apprendre deux ou trois petites choses sur un truc que je vis depuis bientôt 40 ans! Comme les protections existantes dont j’ignorais… l’existence justement (les éponges et les culottes serviettes!) et d’autres encore qui concernent plutôt les petites filles de mon entourage et qui n’ont sans doute aucune envie que je les mentionne.

Je n’aurais qu’un (léger!) bémol à faire sur le parti pris de l’auteure de tout genrer neutre… Au prétexte que les cisgender et les transgender pourraient se sentir exclus d’un discours qui, peut-être, les concerne aussi (ceux qui se sentent hommes mais qui ont leurs règles, celles qui se sentent femmes mais ne les ont pas: pour faire court), tout le texte est – académie française machiste oblige – au masculin! Ce qui est à mon avis le comble du comble pour un sujet qui concerne, n’en déplaise à l’auteure, majoritairement des femmes ou des personnes physiquement sexuées au féminin si on veut vraiment chercher midi à 14 heures! Mais ce sera le seul bémol.

Le livre est plaisant, léger à lire, instructif et rafraichissant. Je m’en vais d’ailleurs et de ce pas l’offrir à nombre d’amies. Méfiez-vous si vous en êtes!

*En France, le problème de la TVA plus élevée pour les produits d’hygiène féminine semble avoir été réglé après quelques protestations bien senties de la part de la population.
En Suisse, comme le rappelle la Radio télévision suisse (RTS) « il existe deux catégories de TVA: 8% , le taux normal, et 2,5% pour les produits considérés de première nécessité. Or, si la litière pour animaux, le bétail ou encore les journaux jouissent d’une TVA réduite, les produits d’hygiène, comme les couches pour bébés, le papier hygiénique et les protections féminines sont taxés, eux, au prix fort! » Extra, non?

 

Édulcorants et mal-bouffe 27 octobre 2016


S’il fallait une raison supplémentaire de se passer d’aspartame ou d’édulcorants en général, la voici:

Don’t feed a sweet tooth
Swapping refined white sugar for sweeteners sounds great for our waistlines, but a study from the University of Sidney found using them could trick our brain into encouraging us to eat more. The brain senses a relationship between sweetness and the energy content of food, so when it detects sweetness without calories, it prompts us to seek out more energy-providing food. So weaning ourselves off sweet flavours may be better than simply trying to substitute them.

CQFD.

Et pour se sevrer de sucre, mieux vaut acheter local chez le petit producteur qu’au supermarché puisque Healthy Food Guide dans son édition d’octobre 2016 (la même qui note – ci-dessus – que les édulcorants sont trompeurs) indique que:

53. The percentage of supermarket promotions on unhealthy products. According to an analysis by Which?, 52% of confectionerey is on special offer, compared with just 30% of fresh fruit and 34% of fresh veg. Meanwhile, half of shoppers say they wish supermarkets would increase the healthier promotions to make it easier to choose healthy foods. Our advice? Stick to the perimeter, taking a detour to those tempting inner aisles only for specific items on your list.

Bon à savoir.

 

 
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