Patrizia a un avis sur tout

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Sale temps pour la santé! Je pose ça là, faites-en bon usage #OGM #Sodas #PerturbateursEndocriniens 4 août 2016


Les sodas déshydratent les souris
Lorsqu’il fait chaud et que l’on a très soif, on se dit que n’importe quelle boisson va nous réhydrater. Eh bien non, selon une étude coordonnée par l’American Physiological Society. Des chercheurs ont mené une expérience sur trois groupes de souris souffrant de déshydratation. Chaque groupe a reçu soit de l’eau, soit un mélange d’eau et de stévia (édulcorant naturel), soit une boisson se rapprochant d’un soda (eau + fructose + glucose). Résultat? Les souris « nourries » au soda ont présenté des symptômes plus sévères qu’au début de l’expérience. Les scientifiques estiment donc que les sodas ne réhydratent pas assez bien l’organisme et conseillent de boire de l’eau plate.

Brève parue dans le magazine Top Santé n° 312, septembre 2016

Perturbateurs endocriniens
Bruxelles vient de publier les critères sur lesquels s’appuyer pour classer un produit parmi les perturbateurs endocriniens et autoriser son retrait du commerce. Il devra en effet avoir causé des dégâts visibles et prouvés sur l’homme. Un non-sens, alors que les effets subtils sur les cancers et la fertilité apparaissent d’abord chez animaux aquatiques.
Les perturbateurs endocriniens peuvent être d’origine naturelle (soja, lin) ou industrielle, absorbés via la nourriture (pesticides, biocides, dioxine), les cosmétiques (parabènes, tensioactifs), les récipients ou les jouets (bisphénol, A, phtalates), etc. Pour limiter strictement l’exposition des enfants et des adolescents (…) BP

Paru dans FRC mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016, dossier à consulter sur FRC

Blé OGM testé en Suisse
L’Agroscope Reckenholz va semer durant six ans du blé génétiquement modifié pour faire des tests dont le pays d’origine, l’Allemagne, ne veut pas sur son territoire. Quelle est donc l’utilité de ces expériences, alors que la Suisse a justement une excellente réputation internationale pour des variétés non transgéniques et adaptées à nos contrées qu’elle développe à Changins? Mieux vaudrait dépenser l’argent de la Confédération pour ces recherches-là, qui correspondent aux besoins réels des consommateurs. BP

Paru dans FRC* mieux choisir, n° 90 juillet-août 2016

* Seul magazine des consommateurs sans pub aucune!

 

Les phtalates font, entre autres « bienfaits », grossir! 6 mars 2016


Des chercheurs allemands ont prouvé que des traces de phtalates dans leur boisson faisaient grossir les souris. Déjà connus pour altérer la fertilité, ces plastifiants perturbateurs endocriniens déstabilisent le métabolisme du glucose et la sensibilité à l’insuline chez les femelles, et augmentent les acides gras saturés dans le sang. Les chercheurs pensent que cet effet serait une des causes de l’épidémie de surpoids, en dehors des facteurs génétiques et alimentaires et du manque de mouvement. Omniprésents, les phtalates sont déjà interdits dans les films alimentaires. A quand une limitation dans les autres objets et les emballages?

Des résidus qui font grossir, signé BP
Fédération romande des consommateurs et consommatrices,
magazine Mieux choisir*n° 86, mars 2016

*Seul magazine de conso suisse romand à être exempt de pub. Pour s’abonner, ici: FRC

 

De l’usage du terme d’orthorexie pour discréditer une démarche plutôt saine (bis repetita) 3 novembre 2015


Are you diet obsessed? The new eating disorder

Voyons donc de quoi il s’agit…

When healthy becomes obsessive

Histoire qu’on ait bien compris de quoi il retourne (ou comment discréditer en deux phrases tout début de questionnement, mais en même temps, c’est pas comme si il y avait de quoi se poser quelques questions, non?).

(…) What are the signs? Rigid rules to totally avoid sugar, salt, caffeine, alcohol, gluten, wheat, yeast and dairy are typical.

Heu… mais si ceux qui le font se sentent mieux physiquement et mentalement? La majorité des personnes qui arrête de consommer un aliment précis (gluten ou produits laitiers) se sent mieux après (moins fatigué, moins ballonné, plus en forme). Pourquoi s’en priveraient-elles? Est-ce vraiment le signe d’un désordre alimentaire ou plutôt celui d’une élémentaire et capitale capacité à prendre soin de soi? #JePoseLaQuestion

Plus loin dans l’article…:

Refusing food that may includes additives, pesticides or herbicides is also common.

Les bras m’en tombent! Refuser d’ingurgiter des poisons tels que les scientifiques les déclarent officiellement serait signe d’une maladie qui ferait de la santé une obsession! Waouh… comment dire?

Plus loin dans un encadré intitulé « Who’s at risk? » (voilà, voilà), le journal précise que les personnes malades (selon les critères de l’orthorexie) ont plus de 30 ans et sont « well educated »! Là, franchement, ça devient pas un peu ridicule? Si les gens les plus instruits – et les plus expérimentés – sont ceux qui s’interrogent le plus, c’est qu’il y a sans doute de quoi s’interroger. Bref.

Ce n’est pas la première fois que ça me choque, énerve frappe puisque je m’agaçais, m’esquintait à vous expliquer j’en parlais  déjà là: OrthorexieOuBonSens? Je trouve décidément curieux qu’on s’inquiète que les gens s’inquiètent de ce qu’on met dans leur assiette… Heu… Résumons:

  1. Chaque jour apporte son lot de scandales alimentaires et on devrait être tout guillerets, détendus en mangeant la bouche en cœur la m… que les industriels font passer pour de la nourriture?
  2. On est tous plus ou moins touchés à des degrés divers de maladies dites de « civilisation »… Et il se trouve qu’en fait, on est littéralement gavés de pesticides en tous genres, d’insecticides variés*, d’OGM tout à fait inoffensifs, de phtalates, bisphénol A et S (et j’en passe). Coïncidence? Quant à la fameuse maxime qui dit que la dose fait le poison, elle a démontré son indigence il y a déjà fort longtemps, les cocktails auxquels nous sommes tous exposés étant bel et bien dangereux (pour la santé et l’environnement).
  3. Un toujours plus grand nombre d’enfants est hyperactif, autiste, cancéreux, intolérant à ça et à ci et encore à ça, allergique (5% des Européens souffre d’allergie, c’est énOrme!) et, ouais, tout va super bien. Non? Ha.
  4. Ce qu’on nous met dans l’assiette n’a souvent plus ni goût, ni valeur nutritive.

Bref, je suis toujours aussi surprise des articles qui parlent de cette nouvelle maladie que serait « l’obsession de la santé » pour laquelle les scientifiques – au lieu de se préoccuper de ce que nous font les lobbies de l’industrie – ont appelé orthorexie (histoire de bien discréditer une démarche saine)

J’en veux pour nouvel exemple cet article du mensuel HealthyFoodGuide (numéro d’août 2015) qui titre « Are you diet obsessed? The new eating disorder » dont je parle en préambule. Notons que, dans le même numéro (si, si!), tout un article est dédié au sucre caché dans les aliments dits sains et c’est pas joli, joli… Mais bon, s’en inquiéter ferait de nous des malades d’orthorexie, donc…

*lire l’excellent L’OBS n° 2660 du 29 octobre au 4 novembre 2015,
titré – rien de moins! – que Votre enfant est-il pollué? et la réponse est…)

 

Manger sain ne coûte pas plus cher! C’est l’Office fédéral de la sécurité alimentaire qui le dit! 29 janvier 2015


On entend souvent le leitmotiv « je n’achète pas de saison, ni bio, parce que ça coûte cher ». Tout faux! L’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) répond que non, manger sain, ne coûte pas plus cher, voire ce serait meilleur marché que la malbouffe ou les produits industriels*. Mais où va-t-on si toutes nos certitudes s’envolent d’un coup, d’un seul?! Pourtant, je vous le dis depuis longtemps, moi, qu’un panier empli de sodas, plats industriels tout prêts est PLUS cher qu’un panier de légumes bios achetés au marché (ou par le biais de l’agriculture de proximité). J’en parlais ici (MangerBienCestPasCher) pas plus tard que… y a déjà quelques temps (preuve s’il en est que les préjugés ont la vie dure). En plus, les aliments bio et de saison possèdent plus de propriétés nutritionnelles (LesŒufsBioMeilleursPourLaSanté). Pourquoi sans priver dès lors?

La recette pour manger bien, sainement et pas trop cher? Toujours la même:

  1. Acheter des produits locaux, bruts et de saison, le plus naturel possible (RoundBeurre1Margarine0)
  2. CUI-SI-NER!
  3. Apprêter les restes
  4. Manger plus de légumes et de fruits (de saison) que de viande
  5. Éviter les produits industriels, plats tout prêts, sodas, biscuits, sucreries, pâtisseries, etc. Du coup, en plus, vous éviterez tout un tas d’AdditifsPasConseillés.

Envie d’en savoir plus? Lire aussi DixRecettesPourBienManger

*Source: FRCMieuxChoisir, n° 75, février 2015,
magazine indépendant et SANS publicité

 

Manger à domicile pendant l’adolescence = moins de surpoids plus tard 21 décembre 2014


S’il fallait une raison supplémentaire pour faire à manger le plus souvent possible à ses enfants (outre le fait de leur éviter les poisons de l’industrie agro-alimentaire), en voici une bonne:

Les repas pris à domicile protègent contre le surpoids
Une étude réalisée sur dix ans avec des adolescents a permis de déterminer l’influence des habitudes alimentaires pendant la puberté sur la progression de l’obésité chez les jeunes adultes. Le nombre de repas pris à domicile pendant la semaine est inversement proportionnel aux cas d’obésité constatés dix ans plus tard.

The Journal and Pediatrics

Paru dans la Revue de l’alimentation de la Société suisse de nutrition SSN,
Tabula n°4/2014

Sur Twitter, un interlocuteur m’interpelle en me disant: « basta l’hygiénisme », « manger du kebab à un certain âge participe de la socialisation ». Ais-je dit le contraire? Je rappelle que, en gros, je parle de manger le gras du lard (quelle hygiénisme, vraiment!), mais d’un cochon élevé en plein champ avec des aliments naturels et sans compléments alimentaires, ni antibiotiques préventifs, etc. Essayez, c’est comme pour les œufs, ce cochon-là est bon pour vos artères.

 

Beurre: 1 – Margarine: 0 – Deuxième round gagné par KO 7 juillet 2013


Très parlant, un simple graphique démontrait récemment que le beurre vaut mieux que la margarine (ici: Beurre-margarine/premierround) pour une raison très simple: dans le beurre, il n’y a… que du beurre! Soit, du lait transformé par un procédé mécanique en beurre. On ne peut pas en dire autant de la margarine… dont on rappelle que la fabrication est industrielle. Mais il y a mieux selon FRCMieuxChoisir:

Les acides gras se divisent en deux familles: les saturés et les insaturés. Alors que les premiers doivent être limités, les seconds tiennent une bonne place dans une alimentation équilibrée. Les omega-3 (n-3) appartiennent à cette catégorie. (…) Et, résultat inattendu, le beurre en contient davantage que certaines émulsions à tartiner (…).

Eau, émulsifiants, stérols & Cie
Le beurre présente certes un profil des graisses moyennement favorable, mais il a comme avantage de ne contenir aucun additif. (…) Toutes les margarines contiennent entre un et six additifs. Sans surprise, c’est le seul produit bio de la sélection qui en possède le moins.

Alors même si aucun des additifs (à l’exception de l’émulsifiant E 476 trouvé dans la Weight Watchers) trouvés lors du test de la FRC n’est nocif, pourquoi en consommer puisque le beurre n’en contient pas et, mieux! recèle en son sein des omega-3 naturellement présents. Mieux vaut, comme toujours, là aussi du beurre bio dont la composition nutritive est meilleure.

Sans compter que, environnementalement parlant, la margarine ne tient pas le bon bout puisque sur quatorze margarines testées, treize contiennent de l’huile de palme! Treize sur quatorze! Et la seule qui n’en contient pas l’a remplacée par de la… graisse de bœuf!

Bref, pour votre santé et celle de la planète, mieux vaut du beurre (bio) en quantités modérées que de la margarine industrielle.

Les extraits sont tirés du dernier numéro (60) du magazine FRC Mieux choisir de juillet-août 2013

 

Dix recettes pour bien manger 22 mars 2013


Le Nouvel Obs a récemment édité un excellent – et terrifiant – supplément intitulé « La vérité sur ce que vous mangez » dans lequel on trouve un très utile Dix recettes pour bien manger. Bon, c’est vrai que, à part, si vous vivez en Papaousie, que vous vous fichez comme d’une guigne de l’écologie et que vous pensez que l’industrie agroalimentaire vous veut du bien, vous n’apprendrez pas grand chose. Néanmoins, force est de reconnaître que vous VIVEZ en Papaousie et que vous bouffez de la m… (la preuve, ça se vend!). Un rappel est donc malheureusement nécessaire.

  1. Privilégier les produits bios.

  2. Supprimer les sodas et les jus de fruits industriels.

  3. Eviter l’aspartame (étiqueté E951). L’Autorité européenne de Sécurité des aliments (Efsa) vient d’indiquer qu’il était inutile de revoir les doses de consommation quotidienne, sans même avoir analysé toutes les études et fait le tri entre celles qui sont indépendantes et celles qui sont financées par les industriels. Il existe des éléments scientifiques à charge sur les risques de cancérogénicité, de naissances prématurées et de troubles métaboliques.

  4. Choisir des produits bruts, frais ou surgelés non transformés.

  5. Oublier les boîtes de conserve, souvent bourrées de sel, d’émulsifiants, de conservateurs, de colorants. Le revêtement interne peut aussi contenir du bisphénol A.

  6. Favoriser les produits de proximité.

  7. Traquer le gras industriel.

  8. Faire attention aux faux amis, comme certains fruits secs. Beaucoup sont enrobés dans de la graisse, il faut donc vérifier le type d’huile utilisée.

  9. Soigner ses produits de base. Choisir du chocolat sans additif, type lécithine de soja, et dont l’étiquette mentionne « pâte de cacao » en premier. (…) Se méfier du miel d’importation, en particulier d’Asie.

  10. Scruter les étiquettes.

Le Nouvel Observateur, à consommer du 28 février au 6 mars 2013,
10 conseils pour mieux choisir, La vérité sur ce que vous mangez

 

 
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