Patrizia a un avis sur tout

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Le grand mystère des règles de Jack Parker aux éd. Flammarion #Menstruations @JackxParker 15 septembre 2017


Les règles. Qui dégoûtent et rarement fascinent. Avec lesquelles pourtant la moitié de l’humanité doit s’accommoder et croyez-moi, du côté occidental – à part des problèmes énervants de toxicité et de traçabilité des produits (quand on les connaît!) qui composent nos protections – on est plutôt bien lotie, les filles. Même si certains nous font payer ça le lard du chat au prétexte que c’est « pas indispensable* » (je sais pas, ils fument au parlement, les politiciens ou quoi?), un petit tour en Inde ou en Afrique vous prouvera que l’accès à (dans l’ordre) des protections en suffisance (et même le choix), des toilettes propres (plus ou moins) et de l’eau potable, c’est pas mal du tout comparé à d’autres parties du monde où les protections se résument à… rien, voire à quelques feuilles de journal.

Les règles. A l’heure où je vous écris, devinez? Je les ai. Oui, malgré mon grand âge et une ménopause que j’attends de pied ferme (et qu’on ne cesse de me prédire pour tantôt, pensez 53 ans!), elles sont toujours là: fidèles au poste et régulières comme une horloge suisse. Car comme le dit si bien une amie « quand t’es enfin au clair avec tes règles, leur durée, leur quantité, leur régularité – ou pas -, paf! c’est fini. Tu mets 40 ans à t’habituer et quand t’as enfin pris le pli et que tu sais où t’en es chaque mois, elles se barrent, les salopes! » Bon, la copine, très polie, n’a pas dit « les salopes », mais je sais qu’on est nombreuses à le penser. Chaque fois qu’elles débarquent quand t’as piscine, chaque fois que ton lit est rendu marécage (ou pire, le lit d’hôtel!), chaque fois que tu sens la fuite alors que pas de toilettes à l’horizon, voire pas de tampon de rechange dans ton sac, la nouille, etc., ad nauseam.

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Le livre, donc. La couverture. Ha, la couverture! Trop explicite. Trop bien. J’adore.

Le livre, donc. Ecrit par Jack Parker. Un nom masculin (pourquoi?) pour une fille passionnée par les menstruations (il en faut) et qui tient un blog PassionMenstruesEtAutresHistoiresDeChatte parce que « que bon, franchement, y a pas de quoi fouetter un chat » et que « les menstruations concernent la moitié de la population mondiale et qu’elles sont, quand même, responsables de l’existence de l’humanité toute entière, mine de rien. »

Le ton est donné, n’est-ce pas? Et c’est bien. Et c’est tant mieux. Ce livre, c’est un peu comme Blanche Gardin qui parle de sexe. Bon, le livre est moins trash, hein! Mais ça fait du bien ces femmes qui parlent sans tabou, ni vergogne en employant les mots justes: vagin, utérus, règles et pas « minou », « foufoune » ou « ragnagna ». Et croyez-le ou non, malgré quelques redondances et redites, j’ai même appris des choses. Si, si. A 53 ans (et demi), il est possible d’apprendre deux ou trois petites choses sur un truc que je vis depuis bientôt 40 ans! Comme les protections existantes dont j’ignorais… l’existence justement (les éponges et les culottes serviettes!) et d’autres encore qui concernent plutôt les petites filles de mon entourage et qui n’ont sans doute aucune envie que je les mentionne.

Je n’aurais qu’un (léger!) bémol à faire sur le parti pris de l’auteure de tout genrer neutre… Au prétexte que les cisgender et les transgender pourraient se sentir exclus d’un discours qui, peut-être, les concerne aussi (ceux qui se sentent hommes mais qui ont leurs règles, celles qui se sentent femmes mais ne les ont pas: pour faire court), tout le texte est – académie français machiste oblige – au masculin! Ce qui est à mon avis le comble du comble pour un sujet qui concerne, n’en déplaise à l’auteure, majoritairement des femmes ou des personnes physiquement sexuées au féminin si on veut vraiment chercher midi à 14 heures! Mais ce sera le seul bémol.

Le livre est plaisant, léger à lire, instructif et rafraichissant. Je m’en vais d’ailleurs et de ce pas l’offrir à nombre d’amies. Méfiez-vous si vous en êtes!

*En France, le problème de la TVA plus élevée pour les produits d’hygiène féminine semble avoir été réglé après quelques protestations bien senties de la part de la population.
En Suisse, comme le rappelle la Radio télévision suisse (RTS) « il existe deux catégories de TVA: 8% , le taux normal, et 2,5% pour les produits considérés de première nécessité. Or, si la litière pour animaux, le bétail ou encore les journaux jouissent d’une TVA réduite, les produits d’hygiène, comme les couches pour bébés, le papier hygiénique et les protections féminines sont taxés, eux, au prix fort! » Extra, non?

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Omelette aux asperges vertes, tomates séchées et petits lardons #DeSaison #Bio et #Local 4 mai 2017


Chez nous, on ne déguste les asperges – locales! – qu’en saison et on les apprécie d’autant plus qu’elles se font attendre chaque année alors que les étals de la Migros ou de la Coop nous en offre déjà depuis des mois par kintal venant du bout du monde.

Mon nouveau dada, c’est de manger les asperges vertes crues ou justes cuites à point (et encore croquantes).

Et pour agrémenter une omelette nourrissante et saine, j’ai concocté cette nouvelle recette, en passe de détrôner celle des absolument délicieux Penne aux citron vert et asperges vertes!

Pour une bonne omelette (baveuse ou non), il faut, par personne:

quelques lardons qu’on fait revenir sans huile dans une poêle en fer (cuisson écologique, économique et saine)
une bonne gousse d’ail hachée menu qu’on ajoute aux lardons
avec quelques petites tomates séchées gardées dans l’huile d’olive, taillées en petits morceaux
1 à 2 asperges vertes dont on a  coupé le bout sur un 5 cm et qu’on a taillé ensuite en petites rondelles qu’on jette ensuite dans la poêle en les laissant revenir jusqu’à tendreté désirée
2 à 3 œufs fouettés en mousse qu’on sale et poivre à volonté et qu’on ajoute
un peu de persil ciselé pour la finition sur le dessus

Servez, c’est prêt! Et c’est délicieux. Et sain.

Une autre recette de printemps avec de bonnes asperges vertes du Valais, ici: Poulet au beurre parfumé thym citron et asperges vertes

 

Tarte tatin de poires au lard et à la sauge absolument délicieuse! 2 octobre 2016


Une première pas trop mal réussie

Une première pas trop mal réussie

Ce premier essai – dé-li-cieux! – d’une recette trouvée sur LeMenu avec des poires du PanierDelAbeille appelle trois remarques:

  1. Ma plaque plus grande que celle prévue par la recette aurait mérité plus de poires. Les poires ont en effet perdu du volume à la cuisson et si j’en avais déjà mis deux de plus, j’aurais pu sans autre en ajouter encore une ou deux de manière à remplir l’entier de la plaque.
    Ça aurait permis à la pâte de véritablement coller aux poires et pas à la plaque. Le fait que la pâte caramélise sur la plaque a rendu son « renversement » difficile et j’ai bataillé ferme pour ne pas en faire de la charpie.
  2. La prochaine fois, je mettrai moins de lard dans chaque poire, je diviserai par deux chaque tranche. D’ailleurs, je pense que j’achèterai plutôt du lard chez ma bouchère (qui ne contient ni glucose, ni sirop de glucose ce qui n’est pas le cas de celui vendu par la grande distribution) que je réduirai moi-même en lardons (moins cher) et que je parsèmerai sur toute la tarte.
  3. On l’a dégustée froide au retour d’une balade sous la pluie, une fois séchés, avec un bon thé à la cannelle (sans sucre!), mais m’est avis que tiède, elle doit être encore meilleure.

1 abaisse ronde de pâte feuilletée (perso, la pâte brisée, oui, mais feuilletée, je sais pas faire)
ou un bloc de pâte à étaler soi-même (moins cher)

40 g de sucre
1 cs d’eau
30 g de beurre (recette originale 25 g)
1 cs de feuilles de sauge finement ciselée + une tige avec quelques feuilles pour la déco
du lard (la recette disait 12 tranches de lard cru, 2 par poire)
6 petites poires mûres, pelées, coupées en deux et évidées (la quantité dépend de la grandeur de la plaque)

sauge, sel de vin (ou fleur de sel) et poivre

  • Etaler la pâte, mais ne pas la poser dans la plaque, la piqueter et la poser sur une grande assiette et la réserver au frais
  • Caraméliser le sucre avec la cuillère à soupe d’eau dans une casserole, ajouter le beurre, le laisser fondre, verser le tout uniformément dans la plaque
  • Saupoudrer de la sauge ciselée
  • Enrouler les tranches de lard, les placer dans le creux des poires et placer celles-ci lard vers le bas dans la plaque sur le caramel et la sauge
  • Couvrir avec la pâte et presser les bords de la pâte vers le bas entre la plaque et les poires
  • Cuire 30 à 35 minutes à 200°
  • Sortir, laisser reposer 5 minutes
  • Retourner sur un plat
  • Décorer d’une tige de sauge, saler et poivrer

 

 

Le garçon qui volait des avions d’Elise Fontenaille aux éditions Rouergue 20 septembre 2016


Acheté en avril dernier à LittéraDécouverte, un très joli « salon du livre de jeunesse » à St-Maurice, il aura été trimballé à chaque week-end hors de la maison et même jusqu’au Canada cet été sans que mini-moi ne le lise. C’est qu’au même salon, la miss avait acheté le tome 1 d’Hunger Games et n’avait plus lâché la série (trois tomes en tout bien épais). Ensuite, elle s’est prise de passion pour L’Élue (Kiera Cass, éd. Robert Laffont), une autre série d’ouvrages fantasques se passant là aussi dans un monde en ruine. Elle en dévore chaque tome l’un après l’autre (il y en a un certain nombre). Tant pour Hunger Games que pour L’Élue, les livres sont épais. De gros pavés. Il faut me rendre à l’évidence, mini-moi est passée à du sérieux.
Las, entre deux commandes du tome suivant, il faut bien s’occuper. Et Le garçon qui volait des avions est arrivé à point nommé pour combler le trou d’un soir. Elle l’a lu d’une traite. Et moi aussi, emportée par son enthousiasme.

Style haletant, texte court (moins de 60 pages), l’histoire – tirée de celle, véritable, d’un garçon nommé Colton Harris-Moore qui a tenu en alerte des années durant les polices du comté – est passionnante parce que vraie. Après, comme Takalirsa le fait que l’auteure prête ici ou là du ressenti à des individus qu’elle n’a jamais rencontrés m’a aussi gênée. Ceci dit, ça nous a donné envie d’en savoir plus sur ce jeune garçon qui, à l’évidence, est brillant, malgré un départ dans la vie difficile, pour le moins.

A lire pour le plaisir (et n’est-ce pas là un argument primordial?).

 

Arrive un vagabond de Robert Goolrick, aux éd. 10/18 28 août 2016

Filed under: Coups de cœur,Extraits choisis,Je lis — essaipat @ 16:48

Oui. L’enfance est l’endroit le plus dangereux qui soit. Si l’on devait y rester pour toujours, on ne vivrait pas très vieux.

(…)

Charlie se demandait pourquoi ces hommes et ces femmes, qui se donnaient tant de mal et faisaient de leur mieux, qui vaquaient à leurs activités quotidiennes sans causer trop de soucis à leur prochain, avaient besoin de ce genre de leçon – de se faire réprimander violemment, semaine après semaine, de s’entendre répéter qu’ils allaient finir en enfer – et en quoi ça les réconfortait et leur donnait la force de continuer. Ils ne convoitaient rien, n’étaient pas rongés par l’envie, ils travaillaient dur et, pour la plupart, ils disaient la vérité. C’était une petite ville, après tout. Il fallait bien qu’ils vivent avec eux-mêmes, et les uns avec les autres.

Brownsburg, Virginie, 1948. Une ville du sud des Etats-Unis. Un adultère. La tragédie est en marche.

 

L’homme sans argent de Mark Boyle, aux éd. Arènes* 26 août 2016



J’ai choisi de vivre pendant une année sans utiliser le moindre argent, ni en gagner, ni en dépenser, tout en travaillant. Voici le récit de mon expérience vers une liberté retrouvée.

Même si l’aventure en elle-même ne me séduit pas (trop compliqué à mettre en œuvre, infaisable avec des enfants en âge de scolarité inscrits à l’école publique), la démarche m’intéressait fortement. Et je n’ai pas été déçue. Ce que j’en ai retenu:

  1. On PEUT vivre sans argent. Même en Occident. Même en Europe. Même si c’est compliqué. Et, en tous les cas, on PEUT – et très agréablement – VIVRE AVEC MOINS.
  2. On met sa sécurité dans l’état de son compte en banque alors que tout prouve que les banques ne sont de loin pas aussi fiables qu’elles voudraient le faire croire. Alors que la réelle sécurité réside dans son réseau social. Il faut reconnaître que si on se pose la question honnêtement, l’argent, bien moins qu’une liberté, de fait, nous enchaîne.
  3. Il faut, si on continue à vivre « normalement », consolider la solidarité, l’amitié, les relations sociales, garantes d’une vie satisfaisante et agréable.
  4. Le travail utile à la communauté, tel celui des paysans, des infirmières ou des éboueurs, est moins bien rémunéré que ceux qui spéculent sur l’argent, alors que cela ne profite qu’à eux-mêmes, cherchez l’erreur…
  5. On peut, à l’image de la freeconomy mettre en place soi-même au sein d’une communauté:
    – une monnaie locale (profitable à la communauté et pas à UBS ou à JP Morgan Chase),
    – des lieux d’échanges de matériel électronique ou d’outils,
    – des bibliothèques ou des lieux pour les dons,
    – des jardins urbains en libre-service,
    – des événements gratuits, tels que projection de films, échanges de savoirs, etc.
    – etc.
  6. En se reconnectant avec la nature par le biais d’activités gratuites (marche, méditation, cueillette, jardinage déplacements à pied ou à vélo), on retrouve sensation de vivre et liberté intérieure.

L’auteur, économiste de formation (disons-le quand même!) souligne à quel point:

L’argent ne travaille plus pour nous. Nous travaillons pour lui. En tant que société, nous vénérons un outil qui n’a plus de valeur intrinsèque au détriment de tout le reste. Pire: notre idée de l’argent est bâtie sur un système qui favorise l’inégalité, la destruction de l’environnement et le mépris de l’humanité.

L’argent nous permet de mettre notre fortune à l’abri facilement et pour longtemps. Si cette facilité à épargner nous était niée, aurions-nous encore la motivation nécessaire pour aller exploiter la planète et les espèces qui l’habitent? Sans moyen de « mettre à l’abri facilement » les profits à long terme qui nous permettent de ponctionner plus que ce qui nous est nécessaire, nous ne consommerions que ce dont nous avons besoin, au fur et à mesure de nos besoins. Une personne ne pourrait plus transformer les arbres d’une forêt tropicale en chiffres sur un compte en banque, elle n’aurait donc pas de raison de couper un hectare de forêt tropicale à la seconde, comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette année sans argent, en bon roi de la débrouille l’a aussi fait réfléchir sur… les toilettes, la valeur du travail et le passage des saisons (difficile à réellement percevoir en milieu urbain), ainsi que sur sa manière de fonctionner en société et la prédominance qu’on donne à l’intellect (normé, les surdoués étant décriés comme se la pétant, paradoxe actuel):

Mes toilettes à compost font rigoler certains (…) Pour moi, les toilettes « normales » représentent la folie destructrice du monde moderne. Nous prenons de l’eau propre et nous chions dedans. La merde humaine est excellente pour la terre, mais elle terriblement nocive pour les réserves d’eau.

Parfois je demande un sac de 25 kg d’avoine pour un jour de travail. A la ferme, ils pensent que je suis fou: un sac de 25 kg vaut 20£ et j’ai travaillé dur pendant neuf heures. (…)
Si je devais semer, désherber, arroser et moissonner cette quantité d’avoine, cela me prendrait au moins soixante heures. Ce qui veut dire que je profite de soixante heures de travail contre neuf heures.
(…)
Les grandes usines, les supermarchés, les hyperstores et consorts ont complètement transformé notre perception du juste prix des choses. Cela me saute aux yeux lorsque je travaille dans le petit magasin coopératif biologique de Bristol. Ceux qui clament qu’il est hors de question de payer 1£50 pour un kilo de courgettes n’ont pas la moindre idée du travail que nécessite la culture biologique sans d’énormes apports d’énergie fossile. Un travailleur qui gagne le salaire minimal, ce qui est le cas pour la majorité des agriculteurs, devrait faire tout le travail nécessaire en cinq minutes s’il veut que ce kilo de courgettes lui rapporte quelque chose.
(…)
On dirait que, lorsque vous commencez quelques chose avec l’intention de donner et non de prendre, il est presque impossible d’arrêter les autres de vouloir en faire autant.
(…)
Certains bénévoles firent le service pendant douze heures sans une minute de pause. Combien de personnes payées accepteraient cela?

Bien trop souvent, mes interactions étaient trop éloignées du vrai sens de la paix. Je me plaignais d’être trop occupé, je critiquais les gens qui achetaient des choses avec lesquelles je n’étais pas d’accord et, de manière générale, je me comportais bien moins positivement que je l’aurais voulu. Vivre sans argent avait commencé comme un moyen de vivre de manière plus paisible, mais c’était devenu une fin en soi. Tout comme l’argent lui-même qui était, au début, un moyen d’effectuer des transactions plus facilement, mais avait fini par devenir une fin en soi.

Avant, je ne remarquais pas vraiment les changements de saison. La ville nous rend hermétiques à ces extraordinaires transformations. Mais vivre dans la nature aiguise notre attention. Le moment où les saisons changent est vraiment magique, de la même manière que lorsque le premier rayon de soleil à l’horizon annonce la fin de la nuit et l’arrivée du jour. Je me souviens exactement du moment où j’ai senti que l’hiver était fini.

Je voulais commencer à voire davantage avec mes sens. Nous vivons dans une culture qui privilégie l’intellect car il suscite l’admiration, alors que ceux qui ressentent et comprennent les choses instinctivement ne sont presque pas considérés.

Au passage, il démonte quelques préjugés tenaces que l’industrie chimique a réussi à nous mettre dans le crâne, à savoir qu’il serait nécessaire de se récurer de fond en comble avec force gels douche hydratants sous peine d’être sales et de sentir mauvais.

On peut faire comme moi et ne rien utiliser. Lorsque je dis cela, les gens reculent généralement de deux pas. Alors, je leur fais faire le « test des aisselles » – renifler mes dessous de bras – et ça les rassure et les convainc qu’on n’a pas besoin de savon pour être propre. Ma peau est bien plus saine depuis que je n’utilise plus de savon et, comme elle n’est plus sèche, je n’ai plus besoin de crème.

Je vois déjà les regards dégoûtés, alors avant de passer au « sans savon », on peut – stade intermédiaire – n’utiliser que des savons naturels aux huiles essentielles bios et ne savonner que les parties délicates comme l’anus et les aisselles, en laissant l’eau s’occuper du reste du corps. Vous verrez que ça suffit amplement. Et, non, vous ne puerez pas. Promis. Un shampoing par semaine, si l’on n’a pas les cheveux gras, est bien suffisant également. On peut les mouiller plus régulièrement pour rincer les odeurs de cuisine, barbecue ou fumée, sans savon. On peut aussi passer à une alimentation plus végétarienne. L’auteur, végétalien durant cette année sans argent explique ainsi que:

(…) si on ne veut pas utiliser de savon ou se laver trop souvent, il vaut mieux manger de la nourriture biologique fraîche et végétalienne. Si le corps est sain, la sueur n’est composée que d’eau salée, mais si on se nourrit de cochonneries, il y a de fortes chances qu’on sente mauvais.

Ça paraît assez évident, en fait. Entre une crotte de chien (carnivore) et une bouse de vache, laquelle est la plus odorante?

* Deuxième ouvrage de ces éditions lus à quelques semaines d’intervalle,
deux ouvrages qui m’ont plu.
Je vais suivre avec intérêt leurs sorties catalogues désormais.

 

Zootopie de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush pour les studios Disney 11 mars 2016


Ça fait un bail (depuis Mulan, je pense) que les films d’animation ont un second degré de lecture accessible aux parents accompagnant leurs enfants en salle. Rendant du coup la séance moins pénible, voire très agréable. Il reste que, encore trop souvent, les films pour nos minis-moi sont casse-pieds et ennuyeux. Genre dans les récents: Les minions qui, à part une ou deux scènes hilarantes, ne cassait pas trois pattes à un canard. Certes Vice Versa était bien sympa et rondement mené, mais Zootopie est d’un autre acabit, pas de doute. Scénario intéressant, nombreux niveaux de lecture subtils, morale rafraîchissante en ces temps de propagande UDC (ou lepéniste côté France), gags à mourir de rire. La scène dans le spa wellness est digne de figurer dans les annales. Quant au passage à l’administration où ne bossent que des paresseux, j’en ris encore.

Bien. Très bien.

 

 

 
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