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Imagine le reste d’Hervé Commère chez Fleuve éditions #Sexiste sans en avoir l’air 12 août 2016

Filed under: Extraits choisis,Je lis — essaipat @ 08:18
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Ce livre est bien, hein, ne vous méprenez pas sur ce que je vais dire par la suite, mais il m’a échappé des mains tant de fois que je pensais ne jamais le finir. D’habitude, quand un livre se refuse à moi, je laisse tomber, j’en ai tant à lire qui attendent sur ma table de nuit que je n’aime pas perdre mon temps avec des lectures récalcitrantes. Là, pourtant, je me suis accrochée. J’avais envie de lire ce livre. Quelque chose me disait que j’aimerais ça, l’avoir fini.

Ils n’ont jamais rêvé d’êtres riches, ils ont juste voulu vivre comme ils en avaient envie, ils ont voulu s’amuser, faire un pied de nez au monde. Serge sait qu’on ne le croira jamais. On le regardera comme un simple malfrat s’il tombe un jour, on l’accusera de n’avoir aimé que le luxe et son enrichissement personnel mais c’est faux, Dante et lui n’ont voulu qu’une chose: se foutre de la gueule du monde comme le monde se foutait de la leur, et comme il continue de le faire.

Et là, en cherchant comment en parler, j’ai compris: ce livre qui raconte l’histoire de petits voyous – malfrats de bonne envergure pour certains, petites frappes pour d’autres – est un livre de garçons. Écrit par un homme dans un style malfrat de banlieue (intéressant, bien que certaines figures de styles trop visibles soient agaçantes, telles celle de commencer chaque paragraphe de tout un chapitre par le mot qui clôt le précédent), il n’a pour figures centrales que des hommes. La seule fille, belle comme il se doit (si dans les livres, on veut pouvoir l’aimer, pas? elle se doit d’être douce, belle, etc.), n’apparaît quasiment pas.  Mais, en bonne fille de l’Eve tutélaire qui fait tomber les hommes, elle est, indirectement certes mais tout de même, responsable du merdier que conte le livre. Bref, un bon, vieux, beau, cliché sexiste comme on en fait… encore trop! Les deux seules autres femmes du livre étant de malheureuses mères éplorées .

Et puis arriva Paris, et le périphérique encore désert, qu’ils empruntèrent. Serge crispait ses mains sur le volant en respirant un peu plus fort à mesure que les portes passaient, et Nino sentait le grand saut approcher. Il le fallait, c’était comme ça, on ne pouvait pas passer sa vie sans y goûter du mieux possible, c’est Mayerling qui l’avait dit. Accomplir son devoir, celui d’être plus heureux que nos parents, au moins essayer. L’heure approchait. On verrait bien ce que nous réservait la suite, pour le savoir, il fallait au moins la vivre.

Je m’arrêterai avec celui-de l’auteur et n’en tentera pas d’autres, du coup. Par contre  je vous invite à lire cet excellent papier sur le blog d’Audrey Alwett

Guide à l’usage des auteurs qui écrivent des livres sexistes (mais qui font pas exprès)

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