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Le culot d’Alpiq et d’Axpo qui aimeraient mutualiser les pertes, mais se garder les bénéfices 25 avril 2016


En proie à de gros problèmes financiers, Alpiq et Axpo, veulent étatiser leurs centrales nucléaires alors que ce dernier annonce son intention de vendre près de la moitié de ses participations dans les barrages hydroélectriques.

Face à la chute du prix de l’électricité sur le marché de gros, Alpiq est mal en point: 830 millions de francs suisses de pertes en 2015. En cause, un chiffres d’affaires en recul de 16%, le franc fort et, enfin, l’augmentation forcée des fonds de démantèlement et de gestion des déchets pour les centrales de Leibstadt et de Gösgen.
C’est ce qu’avaient prévu à l’époque, à quelques détails près les opposants à la libéralisation du marché de l’électricité. Alors, comment s’en sortir?
En vendant leurs (nos) barrages, comme ils l’ont déjà fait avec ceux en Norvège. Seulement voilà, lorsqu’il n’y aura plus d’actifs et qu’il ne restera plus que les vieilles centrales obsolètes à démanteler, qui payera la note? Les actionnaires, me direz-vous, mais les actionnaires… c’est nous! Alpiq est détenue à 31% par EOS, qui est à son tour détenue à 100% par des sociétés de services électriques romandes (Romande Energie, Groupe E, SIL, SIG et FMV par ordre d’importance).
A moins qu’on ne finisse par subventionner le nucléaire qui n’a jamais été rentable, même en excluant les frais de démantèlement, de traitement et de stockage des déchets.
Ou alors tout le monde paye enfin le vrai prix de l’électricité, ce qui incitera à un autre niveau l’efficience énergétique, car lorsque le portemonnaie est touché, l’utilité des mesures n’est plus à contester.
La privatisation des moyens de productions d’électricité a permis de dissimuler pendant quelques années les coûts réels, (et à quelques gros consommateurs de payer leur énergie moins cher) mais le réveil n’en est que plus difficile! Attendrons-nous qu’une minorité s’enrichisse encore ou aurons-nous le courage de faire face à nos responsabilités?
Voter oui à la sortie programmée du nucléaire, c’est prendre nos responsabilités.
Le nucléaire est une énergie trop chère et trop dangereuse, on a consommé cette énergie à crédit depuis des années et aujourd’hui, il faut payer le prix de ce luxe et limiter les risques d’accident avant que l’épée de Damoclès ne nous tombe dessus.

Signé RM sous le titre « Les exploitants veulent mutualiser les pertes »
dans le Journal d’information de SortirDuNucléaire, n° 107, mai-août 2016

La terre est carrée, les cochons volent, le nucléaire est sans danger.

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