Patrizia a un avis sur tout

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Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi, aux éd. Babel (@ActesSud) 19 août 2015


On ne peut pas être pour la décroissance, plutôt de gauche, anti-multinationales*, écolo et ne jamais avoir entendu parler de Pierre Rabhi, puissant mentor qui prône (avec raison) un retour digne et respectueux à la terre. Pourtant, hormis quelques citations du monsieur sur les pages Facebook de certain(e)s Vert(e)s, je ne connaissais pas ses écrits.

En vacances en Éolie, sur la magnifique île de Stromboli, au chaud (très au chaud), cet été, en famille et entre amis, j’aurai beaucoup lu (la faute à la chaleur qui empêchait quiconque de sortir entre midi et 16 heures). J’aurai lu KingKongTheory de Virginie Despentes, lecture proposée par mini-moi n° 1 et découverte roborative s’il en fût. Et… Vers la sobriété heureuse de Pierre Rabhi.

Car, après Le prix de l’innocence de Willa Marsh (sympathique livre sur les espoirs et désillusions d’une vie), Mi sa che fuori è primavera de Concita De Gregorio qui donne la version d’Irina Lucidi sur le rapt de ses filles par son mari (éclairant sur la justice suisse et les préjugés machistes) et Sucre, sel et matières grasses, comment les industriels nous rendent accros de Michael Moss (lu comme un thriller),  me restait bien un dernier livre, La maison de terre de Woody Guthrie. Las, la rencontre avec ce grand monsieur de la littérature américaine n’a malheureusement pas eu lieu. Ce n’est pas faute d’avoir essayé puisque je n’ai déclaré forfait qu’après une soixantaine de pages tant le sujet était prometteur, mais les dialogues (nombreux!) en écrit parlé auront eu raison de mon obstination.

Je me suis donc rabattue sur les livres des amis. ToutCeQueJ’aimais de Siri Hustvedt? Déjà lu. Ne restait donc plus que… Pierre Rabhi. Et?

Langage quelque peu alambiqué (à l’ancienne) et tournures de phrases complexes, mais style élégant et poétique, représentatif de sa génération. Sans faire de grandes révélations (le livre de Michael Moss sur les « tours » de l’agro-industrie pour nous faire bouffer leur m… est à ce titre bien plus explosif), il a le mérite – immense – d’être un utile rappel des besoins de l’humanité (dont l’Apple Watch ne fait pas partie). J’ai aussi apprécié son point de vue (pour moi inédit) sur les deux guerres qui auront façonné l’Occident et qu’il présente comme ayant été des prétextes à une relance de l’économie. Il aura, enfin, mis des mots sur ce que je ressens souvent en lisant la presse: ces absurdités admises par tous comme réalités intangibles et logiques alors qu’elles ne sont qu’… absurdités! Comme celle-ci:

Dans les jeux du stade, une fraction de seconde a le pouvoir de donner ou confisquer la victoire au sportif.

*(cette plaie des temps modernes qui,
avec des budgets plus élevés que les États,
fait le mal partout où elles sévissent:
obésité, maladies, pollution, perte de la biodiversité,
destruction de la souveraineté alimentaire et j’en passe)

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