Patrizia a un avis sur tout

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J’ai passé un week-end à Annecy 1 mai 2015


Je sais pas, j’ai un truc avec Annecy. J’aimerais – vraiment – aimer Annecy. Pourtant, je reste chaque fois sur ma faim. La première fois qu’on m’a vendu Annecy, c’était il y a fort fort fort fort longtemps (au bas mot): mignon, petits canaux, petits restos, lac tout beau, tout propre, tout régénéré de fond en comble. J’étais amoureuse. Il trouvait ça beau et tout et tout. Moi, j’ai fait comme si aussi. Sans que ça me marque plus que ça d’ailleurs et ça m’est resté comme un truc manqué, à refaire. « Pourquoi ne me suis-je pas pâmée d’extase, crebleu?! » Bref.

Pour les 40 ans d’une amie, il a été décidé de faire une virée entre filles à … Annecy. Il faut dire que l’amie fêtée est folle de shopping et ça semblait bien se prêter. Et bien, je pense que ça ne se prête qu’à ça. En fait.

Annecy n'a toujours pas convaincu, mais...

Annecy n’a toujours pas convaincu, mais…

Pourtant, en faisant notre virée le 21 juin (jour « universel » de la fête de la musique), on pensait faire la noce. Que nenni, à deux heures du matin, aussi précise qu’une montre suisse, la ville a fermé. Vàlà. Fini. Dodo. Question resto, on a été éjecté – pas très sympathiquement d’ailleurs, faut le dire – d’à peu près partout parce qu’on n’avait pas réservé, les bécasses. Le souper fut… moyen. Surtout, il fut où on a été d’accord de nous servir. Le lendemain, on a un peu musardé sur un pré en bord de lac, parce que de plage, à Annecy, y en a qu’une semble-t-il et c’était trop loin d’où on était, puis on a regagné nos montagnes helvétiques.

Et revoilà ce goût d’inachevé, ce zeste de « j’ai raté quelque chose, mais quoi? ». D’où, à l’occasion d’une obligation de mini-moi en terre genevoise pendant un week-end sans ses parents, la décision de passer ces deux jours en solo amoureux à… Annecy. On n’a pas mégoté sur la dépense. L’impérial Palace, rien que ça. Du temps, du moyen beau temps, peu de monde, ça promettait bien. Et ben non. Décidément, Annecy se refusera toujours à moi. Et Monsieur-moi partage mon sentiment: oui, c’est mignon. Mais on se croirait à Disneyland. C’est propre, c’est joli, c’est cher, ça sent le truc touristique à plein nez et sorti des petites ruelles bichonnées, c’est… la France. Voyez? Quelques heures plus tard, on se faisait déjà chier comme des rats morts. Le midi, on a mangé dans un des restaurants d’où l’on s’était fait jeter à peine poliment en juin dernier, LeBastringue. Très joli, très sympa, déco kitschissime à souhait, les nems étaient gigantesques et délicieux, les escargots excellents, mais la tartiflette très très très moyenne. Le soir, on a par contre vraiment très très bien mangé au Café Leffe, puis on est rentrés à pied (20 minutes de marche tranquille au bord du lac). La magie (enfin!) a opéré: jolie promenade au son du clapotis de l’eau, les passants sont moins nombreux qu’en journée, c’est calme, agréable. Ce fut très apprécié.

Le lendemain, dimanche, on a loué des vélos (parce que le shopping et les 200 mètres à faire à pied dans tous les sens dans les quelques rues piétonnes, ça va un moment, surtout que bon de boutiques originales…) et là, on a retrouvé un peu de notre allant. Malheureusement, nous n’étions pas les seuls à profiter du beau temps et des 30 kilomètres de piste cyclable que nous avons dû partager avec rollers, trottinettes, tricycles divers et variés et les (très!) nombreux autres cyclistes. N’empêche, on perçoit ce que ça doit être un matin tôt de semaine et, du haut des maisons cossues qui bordent le lac et qu’on admire en passant, disons-le, ça fait envie. Au retour, on s’arrête à l’Oasis – Auberge du Bessard en contrebas, un petit resto qui sert une perche du lac absolument exquise dans un cadre chaleureux à la française: tables disposées au petit bonheur la chance dans le pré, joli capharnaüm étudié de ci, de là (pour faire contraste, tentez d’imaginer un resto suisse au même endroit…), serveurs attentionnés (at-ten-tion-nés! pas « juste polis »! Hey les Helvètes: ça suffit pas, juste polis!). Bref.

Je crois que cette fois, j’ai fait le tour. Pas d’Annecy. Mais de mes envies d’Annecy. MonsieurChéri a décrété que, pour sa part il en resterait là. Et comme y a plein d’autres endroits que je tiens à visiter avec lui… me too.

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