Patrizia a un avis sur tout

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J’ai passé un week-end ski à #Avoriaz et j’ai aimé ça. 9 mars 2015


Avoriaz… Souvent décrite comme moche. Très. Ce serait une verrue dans le paysage alpin. Une aberration écologique, une erreur architecturale. Et bien, croyez-moi ou pas, je ne l’avais jamais vue avant l’automne dernier. Un week-end dans les environs, une question « Quoi, tu n’es jamais allée à Avoriaz? », un tour en voiture plus loin, nous y voilà.
En septembre, Avoriaz est… vidée de ses touristes: aucun bistrot ouvert; de magasins, n’en parlons même pas. 150 habitants à l’année, 16 000 à 18 000 en saison hivernale, autant dire qu’on pouvait s’attendre au pire: « Une ville à la montagne, que des buildings, c’est une horreur » me disait-on.

Pourtant, moi, ce que j’ai vu alors, bien que vide à faire peur, c’est une ville fascinante. Proprement fascinante. Une architecture délirante, festive, jouissive. J’ai eu l’impression d’être entrée dans une BD de Peeters & Schuiten. J’ai trouvé ça d’un surréalisme total. Du coup, j’ai eu envie de voir cette ville – née de rien, perchée sur les sommets à flanc de falaise, vertigineuse – en hiver aussi. J’imaginais une foule compacte et du bruit partout. Je pensais que, devant les cheptels de skieurs en vacances, la fascination passerait, qu’il n’en resterait qu’un arrière-goût de gueule de bois.

En plus, c'est beau!

Et, en plus, ça se paie le luxe d’être beau! ©DomStuder (www.domstuder.com)

Que nenni! Le charme subsiste. Mieux, sous la neige, les montagnes pelées et défoncées pour la création des pistes (font pas dans l’écologie, à l’évidence…) qui font tâche l’été, sont belles. La ville est belle. Les immeubles sont étranges, majestueux, étonnants. A l’aube quand le ratraque* passe… dans la rue, à tes pieds, c’est… Aller à ski à la Maison de la presse, au bistrot, c’est…

Magique!

Et puis, le service! Dans les Alpes suisses, vraiment, on devrait en prendre de la graine. Si dans les années 70 à 80, on était reçus à Avoriaz comme du bétail (selon certains qui y sont allés enfants), la crise – la vraie – est passée par là et ils se sont réinventés. Car ce qui fait la différence quand les moyens ne sont plus là, quand les projets pharaoniques se font concurrence, quand plus rien ne distingue une station d’une autre, ce qui fait TOUTE la différence c’est l’accueil, l’attention qu’on porte aux souhaits du visiteur. Or, là, non seulement, partout, tout le monde (TOUT LE MON-DE) est charmant et à ton service, souriant et attentionné, mais en plus (et là, c’est l’extase) sur les pistes, la bouffe est bonne, les plats semblent choisis pour faire envie (pas juste pour nourrir un troupeau), on y met du cœur, la déco est chaleureuse, tout respire le truc cosy où il fait bon vivre. C’est bien simple, pour le retour, on s’est arrêté boire un verre aux Mossettes sur la frontière, côté Suisse. Tables en fer rouge à croix blanche (jolies au demeurant) alignées au cordeau, presque militaires, self-service anonyme, ça sent les frites, la saucisse à rôtir et la sauce bolo de pâtes trop cuites. Fin du week-end.

* dameuse pour les Français

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