Patrizia a un avis sur tout

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ímaqa de Flemming Jensen aux éditions Gaïa 26 octobre 2014


Au Groenland, pépins et tracasseries sont interprétés positivement – et , si c’est vraiment grave, avec humour.
Puisqu’on ne s’y attendait pas.
Alors forcément ça fait rire!

Ce roman est absolument magnifique. Un véritable chef d’œuvre, un petit bijou de littérature, un simple et humble hymne à la tolérance, un appel à la bonté et à la joie, toutes choses essentielles à une vie belle et riche.

Ce roman raconte ce que, au nom de beaux principes, le Danemark fait aux Groenlendais. Ainsi, par exemple, envoyer tous les enfants à l’école, c’est bien. Sur le papier. Mais en les envoyant chaque jour à l’école (danoise!), on les empêche d’accompagner leurs parents et d’apprendre à chasser ou pêcher. Et c’est toute sa pleine capacité d’autosuffisance qu’un peuple perd en une génération. Obligé ensuite de travailler pour des consortiums dans des conditions de misère pour s’acheter une mauvaise nourriture en boîte. C’est le plaisir d’une vie en plein air définitivement perdu et ‘c’est tout un peuple qu’on prive de sa joie, ce qu’ils considèrent* comme le pire des crimes.

Les bons sentiments et ce qu’ils provoquent de pire, c’est aussi ça:

L’hiver par ailleurs se passait bien pour la plupart des familles: la chasse était bonne et, tant que l’économie naturelle tenait debout, on connaissait une certaine aisance. On ne manquait pas de peaux pour les vêtements ni de viande dans les marmites. (…)
Brusquement le prix des peaux était devenu presque risible.
Pour la première fois au Groenland, on faisait l’expérience de ce que veut dire être victime de l’ignorance du monde moderne. Pour la première fois, on découvrait combien il était difficile de prouver qu’on est dans son bon droit.
L’organisation pour la protection de l’environnement Greenpeace, ainsi qu’une blondine française vieillissante avait mobilisé toute la coterie branchée et « tendance » en jouant sur un sentimentalisme totalement déconnecté des faits réels et, à la suite d’une émission de télévision où l’on avait filmé d’indéniables cruautés commises sur des bébés phoques par un groupe de Norvégiens près de Terre-Neuve, avaient appelé du jour au lendemain au boycott des peaux de phoque. Gratte-papiers, vendeuses en parfumerie et représentants d’autres secteurs significatifs défilaient à présent en longs cortèges pendant leur temps libre avec des banderoles et des tracts, dans le but de rayer de la carte un métier aussi vieux que l’existence de l’homme.
Parce qu’il avait toujours été la condition de sa survie.
Le fait qu’il ne fut jamais venu à l’esprit des chasseurs groenlandais, qui de tout temps, ont vécu de la capacité de production de la nature, de se jeter sur des proies aux fourrures si médiocres, n’avait pas la moindre influence sur le débat, dans un monde qui à l’avenir allait de plus en plus être mené par les sentiments et de moins en moins par les réalités concrètes.

Que dire d’autre au moment où les vegan tentent d’imposer une vision absurde du monde, doucereuse et dégoulinante de bons sentiments? Rien.

*Nous aussi devrions trouver que nous priver de joie est un des pires crimes.

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