Patrizia a un avis sur tout

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Abraham de Michel Jonasz 29 juin 2013


Quand on m’a proposé d’aller voir Michel Jonasz interpréter l’histoire (écrite et mise en scène par lui) de son grand-père Abraham, cantor à la synagogue et épicier… ouais bof! Encore une histoire sur la Shoah, encore une histoire de juifs, d’Auschwitz?!

Bref, j’étais moyennement enthousiaste tant j’ai le sentiment d’en savoir bien assez sur ce chapitre-là de la grande (et malheureuse) histoire. Il m’intéresserait, personnellement, bien plus d’en apprendre sur d’autres chapitres de l’histoire, plus récents (ex-Yougoslavie, etc.). Disons que l’angle choisi, le Juif dont toute la famille a été exterminée (à l’exception de la mère de l’auteur), ne présageait pas vraiment d’une quelconque nouveauté (à la différence de cet excellent reportage vu à la télé récemment sur les fils/filles et petits-fils/filles de hauts dignitaires nazis qui racontaient comment survivre avec cette honte-là, cette histoire-là qu’ils n’ont pas choisie, dont ils ne sentent nullement dépositaires et encore moins fiers).

Bref, j’y suis allée à reculons, mais aussi parce que je n’étais encore jamais allé dans ce magnifique théâtre qu’est le ForumMontNoble à Nax (Valais). Vue étourdissante, théâtre en bois somptueux, accueil chaleureux: juste pour le décor, allez-y!

Quand il entre en scène, plus maigre que dans mon souvenir, Michel Jonasz ne ressemble pas au Michel Jonasz qui arrivait dans la boîte de jazz. Et quand, au détour de psalmodies, on reconnaît la voix à nulle autre pareille, c’est troublant. C’est qu’on a tous dans la tête une chanson de Michel Jonasz et ma première réaction fut « mais qu’est-ce que vient f… ici le Jonasz chanteur? » avant de me rappeler que c’est le même qui est aussi acteur aujourd’hui.

Si j’ai moins goûté aux passages « historiques », au drame des milliers de fois répétés de la déportation (malgré un jeu d’acteur remarquable), j’ai savouré et beaucoup ri à l’évocation des souvenirs  d’Abraham. Les dialogues rapportés avec son meilleur ami sont croustillants et hilarants. Il paraît que les Juifs savent rire d’eux-mêmes (ce que les Musulmans ne savent pas faire, me souffle la même personne qui me le révèle): ce texte savoureux et tendre en est la preuve.

Délicieux.

A ne pas manquer si vous le trouvez dans votre région (je n’ai pas été fichue de trouver d’autres dates en Suisse à vous mettre sous la dent).

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