Patrizia a un avis sur tout

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La belle vie de Jay McInerney 10 janvier 2013


Dès qu’un type se met à gagner pas mal d’argent, il considère inévitablement le succès comme le résultat d’une certaine habileté ou d’un travail acharné. Pour une raison mystérieuse, on les appelle des « self-made-men », comme s’ils s’étaient faits tout seuls. Les rares personnes qu’on entend se féliciter de la chance qu’elles ont eue sont les pauvres poires qui en ont vu si peu qu’elles éprouvent une gratitude absolue d’avoir goûté ne serait-ce qu’une miette du gâteau.

Je déteste qu’on m’achète ou qu’on me prête des livres. J’aime mes amis, mais en général, ou je trouve que les livres qu’ils ou elles me prêtent, c’est de la daube (les 50 nuances de Grey, que je ne lirai pas, même sous la torture*) ou… je trouve que c’est de la daube. Et des trucs nuls, je me débrouille bien assez toute seule pour m’en procurer en quantité (voir ici: LesTitresQueJeN’AiPasAiméDécouvrir). Par contre, j’adore prêter les miens (et non, je ne suis pas prétentieuse, non mais!). Donc, quand ma copine Stephanie a décrété qu’elle aussi allait me prêter des livres… comment dire? « Oui, volontiers, avec plaisir », un sourire faux aux lèvres, c’est ce que j’ai répondu.

C’est peu dire que j’y allais à reculons. Pourtant, deux livres plus tard, La société des jeunes pianistes, magnifique roman du Norvégien Ketil Björnstad et celui-ci: waouh! Alors même que, franchement, le 11 septembre… j’avais pas des monstres envies de lire (encore!) quelque chose là-dessus (on sait, les Occidentaux, qu’il y a tous les jours, partout dans le monde, des drames bien pires que celui-là?!).

Ce très beau roman raconte comment des gens à qui tout réussissaient, qui se posaient peu de questions et vivaient une vie bourgeoise new-yorkaise banale la remettent en question au lendemain du 11 septembre.

* Et, perso, je m’en contre-fiche que vous ayez aimé le livre,
« pas pour les parties érotiques, hein!? » ou pour celles-ci,
vous faites ce que vous voulez avec ce livre, mais par pitié,
arrêtez de vous excuser de lire un livre érotique,
on se croirait du temps de ma grand-mère!

Ceci n’est pas une critique. Ceci est mon avis (puisque j’en ai un sur tout, ce qui ne veut pas dire qu’il vaille quelque chose).

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2 Responses to “La belle vie de Jay McInerney”

  1. steph Says:

    Cela t’apprendra à ne pas oser dire non, mais j’apprécie que tu ménages ma susceptibilité. 🙂
    Je suis très contente de t’avoir fait découvrir ces 2 livres et pour 50 nuances de Grey, je confirme, je l’ai lu est c’est vraiment de la daube.

  2. […] ils ont bien cerné la bête). J’aime pas trop qu’on m’offre des livres (j’en parle ici: LesLivresQu’OnM’Offre) et […]


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