Patrizia a un avis sur tout

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De l’art de débattre chez les abolitionnistes 5 septembre 2012


Au prétexte de protéger les femmes opprimées par les réseaux maffieux de la prostitution, les abolitionnistes (un terme à la mord-moi le schtroumpf que personne ne comprend vraiment hors milieu des convaincu(e)sdelabonnecause*), les abolitionnistes donc, s’attaquent à…

  1. la traite des femmes?
  2. Aux maffieux?
  3. Aux voyous bas de plafond qui violent, oppriment et prostituent de force?
  4. Proposent à l’État de mettre plus de moyens dans ces combats légitimes-là?

Non.

Les abolitionnistes s’attaquent à … (accrochez-vous au pinceau, j’enlève l’échelle) à… (vous êtes assis?) … l’état prostituteur! Oui, vous avez bien lu. Voilà, voilà. L’état prostituteur, la France, quoi. Ou le Canada, la Suisse, n’importe quel pays qui tolère (mais pas de la même façon partout) la prostitution. Mais quelle horreur! « Et c’est pas parce que c’est mal », me dit une abolitionniste. Ah, alors pourquoi?

Pour n’être pas d’accord avec l’idée qu’on puisse m’empêcher de faire ce que je veux de mon corps et en empêcher quiconque (car, oui, des prostitué(e)s qui disent avoir choisi de l’être, existent), et pour tenter d’en débattre sur Twitter, notamment, je me fais bloquer régulièrement (ce qui est un signe de grande force morale, non?) alors que je ne trolle pas, je ne harcèle pas, que je ne fais que défendre mon point de vue. Personnel et légitime. Autant, en tous les cas, que celui d’oies blanches bien nées et bardées de diplômes qui collectionnent les études sur le malheur des prostituées (tant les hommes, dans ces études, n’existent pour ainsi dire pas), sans jamais accepter d’entendre ceux et celles qui en vivent et qui pensent le contraire d’elles.

D’ailleurs, fait amusant, Fée Ministe, l’une des abolitionnistes les plus actives sur le réseau ne cesse à la moindre contradiction de me traiter d’idiote (mais comment le sait-elle? mince alors, démasquée!).
Nous parlons, là, de la même qui se plaint à longueur de tweets d’être « insultée par des trolls ». Elle a fini par me bloquer. L’art de débattre chez les abos. Sans doute.

En résumé de ce que j’en lis (et qui ne me donne nullement envie d’adhérer à la cause), les abolitionnistes affirment que les prostitué(e)s qui disent le contraire d’elles/eux ne sont pas légitimes parce que:

  1. ils/elles sont opprimé(e)s et donc endoctriné(e)s et dès lors incapables de réfléchir à leur condition de manière objective (mais les abos, oui);
  2. ils/elles sont … privilégié(e)s (quand il s’agit d’une actrice porno) parce qu’ils/elles ne comprennent pas la condition des autres (mais les abos, oui).

Moi, je propose d’abolir le marché de la viande parce que la majorité des élevages et des méthodes d’abattage sont cruels avec les animaux. Pas de réglementer ceux-ci, mais d’abolir.

Mais bon, il paraît que je suis une « idiote illégitime » (si quelqu’un sait ce que cela veut dire…).

*faites le test, vous verrez

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17 Responses to “De l’art de débattre chez les abolitionnistes”

  1. Antisexisme Says:

    Moi je suis pour l’abolition de la prostitution ET de la viande 😉

    Ma contribution utile au débat…

    • essaipat Says:

      Brrrr… mais bien sûr, c’est de la chair! De l’animalité. Comment n’y ai-je pas pensé? Combien parmi les abolitionnistes sont végétaliens? Je serais curieuse de le savoir. 😉

      • antisexisme Says:

        Je sais pas, mais je crois qu’il y a beaucoup de véganes ou au moins de végétarien-ne-s parmi les féministes en général ! 🙂

      • essaipat Says:

        Ce qui questionne quand même, non? sur leur rapport à la chair, aux chairs, à l’animalité. Pour mémoire, les religieux (de tous bords) aussi se questionnent beaucoup sur ces thèmes-là… et moi, ça m’inquiète. Parce que la nature, c’est sauvage, brut et que la sexualité aussi, c’est du sang, des glaires, des muqueuses, c’est pas que magique et tantrique (même si ça l’est, bien sûr), ça salit et c’est baveux. Je m’inquiète d’un monde bienséant qui veut chasser la part reptilienne qui est en nous. Si elle est contrôlée évidemment et dans le respect de l’autre, elle nous rend plus entiers, plus heureux. Et je refuse que, sous prétexte de contrôler les abus (à contrôler, sanctionner et combattre), on contrôle aussi ma façon de régir mon propre corps.

  2. antisexisme Says:

    Là je ne vous suis pas du tout… je ne pense que ça aucun rapport avec l’animalité ou la chair…. Dans les deux cas c’est juste une question de droit à l’intégrité… J’ai décidé d’arrêter de manger de la viande, pas pour éliminer une part d' »animalité » en moi, mais bien parce que je considère que la vie des animaux vaut plus que ma gourmandise !

    • essaipat Says:

      Ok. Je posais la question en forme d’humour (dans ce débat, comme chaque fois que les émotions sont en cause, ça en manque cruellement). Ceci dit, franchement, de mon point de vue, elle n’est pas si bête, mais bon, ce n’est que mon avis ;). J’ai entre-aperçu un article récent qui disait que nous mangions de la viande pour « canaliser notre part cannibale ». Why not?
      Je n’ai pas la réponse. Ni à cette question, ni à d’autres au sujet de la prostitution. Le pire étant que je pourrais peut-être être convaincue par la cause si on ne m’aboyait pas dessus à chaque fois que j’émets une objection. Parce que, ceci dit en passant, J’AI PARFAITEMENT LE DROIT (autant que les abolitionnistes) de me poser des questions sur le sujet et de ne pas arriver (pour l’heure) aux mêmes conclusions. Ça s’appelle la liberté de penser. Et, moi, quand on m’impose une vérité sur ce ton, j’aurais plutôt tendance à chercher ma voie ailleurs. Ça s’appelle le sens critique. Je peine à bêler avec le troupeau, quel qu’il soit.
      D’autant que, tant que les abolitionnistes refuseront de tenir compte du STRASS (syndicat des prostitué(e)s quand même!) et des acteurs du marché qui disent le contraire d’elles/eux, en leur dénigrant le droit de penser (!!!), comment voulez-vous que j’adhère?

  3. Jezebel Says:

    Mais bien sûr, les abolitionnistes sont des puritains et les végé des dégoutés de la viande, c’est l’évidence même. Vous n’avez pas l’impression de faire des raccourcis, non?
    Allez, pour ma part, je ne vous crois pas idiote, donc vous trouverez bien toute seule les informations contre-disant vos affirmations loufoques.

    Au passage, si vous voulez vous prostituer avant que ces saleté-es d’abo vous en empêchent, please, be my guest. Vous pourrez ensuite nous faire part de votre expérience dans ce monde glamour et plein de paillettes qu’est celui de la prostitution. A moins que ça ne soit plus proche des glaires, du sang et du baveux? Ouf, tout va bien, on est toujours dans votre définition de la sexualité, c’est donc que la prostitution doit en être effectivement.

    • essaipat Says:

      Ahhhhhh, je désespérais d’avoir (enfin!) une réponse un peu agressive. Merci 😉 me voilà comblée.
      « les abolitionnistes sont des puritains et les végé des dégoutés de la viande »: notez bien que je n’ai jamais rien dit de tel, j’ai juste posé une question. Mais poser des questions et remettre en cause le dogme nouveau de la « bonne cause malgré les autres », c’est… péché? On peut être d’un autre avis sans être traité(e) de prostituteur (sic!), d’esclavagiste ou de machiste? Moi, j’aimerais.
      Notez également que je n’ai jamais défini la sexualité comme VOUS la décrivez, je dis juste que c’est pas (seulement) rose bonbon, que c’est aussi de la chair, c’est tout. Et que la chair, c’est chaud, ça sent, ça suinte 😉 Vous n’aimez pas? Libre à vous.

  4. Lady Dylan Says:

    Ta conclusion me fait rire car je suis végé et anti-abolo :p
    Et non je ne suis pas Brigitte Bardot, je n’aime pas davantage les animaux que les humains… par contre je considère que les humains, eux, on peut leur demander leur avis (contrairement aux abolos qui considèrent les prostituées comme des espèces de mineures dont la parole est forcément manipulée…).

    (Cela dit, Lise Bouvet ne représente pas pour moi l’ensemble des abolitionnistes… c’est une espèce de troll, et je pense qu’elle fait plus de mal que de bien à son camp qui mérite mieux que ça.)

    • essaipat Says:

      J’aime beaucoup (vraiment) ta définition de Lise Bouvet: s’il s’avère qu’il s’agit vraiment d’une personne sous son vrai nom et pas d’un collectif, car une petite fille, un mari merveilleux (malgré les nombreux amant(e)s parce qu’elle est bi et ‘très sensuelle’), des heures et des heures de rééducation pour une quelconque blessure et une omniprésence sur la toile (sans oublier le fameux doctorat ou mémoire qui en occuperait plus d’un à plein temps) me font douter de son incarnation à la fée… Du coup, troll pour la définir, ça me fait rire.

  5. Hey! 🙂

    Arf, on peut dire que t’es mal tombée aussi… Fée ministe, qui est très active sur FB/Twitter, a à son actif le fait d’avoir menacé une victime de viol d’outing au prétexte que cette dernière avait osé froisser son petit ego. En gros, ses convictions s’effondrent à la première contrariété personnelle. Nan parce que bon, la féministe qui utilise à son compte la culture du viol, c’est juste… Non quoi. Incohérent. Et à vrai dire, je pense que cette jeune femme a trouvé à travers sa posture féministe et abolitionniste un narcissisant puissant, elle est dans la posture quoi.
    Et c’est clair que les abolitionnistes souffrent vraiment d’une partie de leurs représentant(e)s sans cesse dans la caricature et le manichéisme.

    C’est dommage car les vrais arguments abolitionnistes sont intéressants à entendre dans une réfléxion sur la pross. Au moins autant que ceux des autres courants.
    Le principal est que le sexe sans désir est une violence, et qu’ainsi donc, la prostitution est une violence. C’est vraiment la base.

    Enfin, bref, comme je suis pas moi même abo, je vais pas développer parce que j’ai peur de dire une connerie.

    En tout cas, de part et d’autre du « débat », il y a caricature, manichéisme et silenciation. Etant moi même pute, je peux t’assurer que les réglo ne sont pas toujours très… réglo non plus au niveau du débat. Quand j’ose exprimer le fait que la pross, ce n’est pas non plus un idéal libertaire et que c’est parfois difficile, on me répond direct « être caissière c’est dur, il faut interdire le métier de caissière! » lolilol, alors même que je n’ai jamais parlé d’interdiction et que je souhaite juste m’exprimer, je trouve ça grave abusé, en plus d’être complètement con: se forcer à baiser, c’est pas tout à fait pareil que se forcer à passer des articles devant une bipeuse. Parce qu’un rapport sexuel, c’est pas rien, d’ailleurs on est sans cesse obligée de le rappeler aux gens qui minimisent la violence du viol par exemple.

    Et c’est quand même dingue que le débat en soit arrivé à un tel niveau de sclérose. J’ai souvent l’impression de deux camps qui s’affrontent dans le désir de toujours frapper plus fort et avoir toujours plus raison, à tel point qu’au final, ce qui est au coeur même du débat n’a même plus d’intérêt. D’ailleurs, je remarque qu’on ne parle pas vraiment de la prostitution dans les médias. On parle de « tel point de vue, a dit ci, tel point de vue a dit là », on parle de la lutte d’ego, du petit duel bourgeois de deux conceptions intellectuelles, mais toujours pas du terrain, de ses réalités, de ses nuances, de ses acteurs et actrices (ou alors si peu…).

  6. Pas toutes les « abolos considèrent les prostituées comme des espèces de mineures dont la parole est forcément manipulée »…
    Pas toutes les féministes ne sont pas ministres non plus, et heureusement…
    Je dirais plutôt qu’il n’y a pas débat – et @mélangeinstable a un très bon coup d’œil – à mon humble avis. Pardon de m’être immiscée – je suis une abolo, mais pas de souci je me suis « fée » bloquée par votre « grande amie » aussi.

    • essaipat Says:

      Je vois, tardivement (why?) votre réponse et… merci! Une abolo qui se fait bloquer par Fée ministe… ça veut presque tout dire, non?

  7. Tix Says:

    Excusez-moi du peu, mais quand on commence un article sur l’abolition de la prostitution par « les abolitionnistes (un terme à la mord-moi le schtroumpf que personne ne comprend vraiment hors milieu des convaincu(e)sdelabonnecause*) », il ne faut pas s’étonner de se faire rapidement cataloguer comme idiote.
    Vous n’avez jamais entendu parler de l’abolition de l’esclavage ? de l’abolition de la peine de mort ? Vous n’êtes jamais allée à l’école ? Vous n’avez jamais lu un livre, ni appris une bribe d’Histoire ? Vous avez vraiment tant de mal que ça à comprendre le mot ? C’est douloureux ? C’est plus du côté des tempes que ça fait mal ou du côté de la langue qui n’a pas envie d’être honnête deux minutes ?

    Ensuite, parler de la prostitution en balayant d’un revers de manche les réseaux mafieux qui fournissent plus de 90% des prostituées, vous croyez vraiment que c’est parler de la prostitution ? Vous croyez que c’est représentatif (un mot que vous n’aimez pas, dommage qu’il soit pertinent) ? objectif ? rigoureux ? honnête ? compréhensif ? sain ?
    Dites donc, au juste, pourquoi je n’entends jamais, dans les débats pro-prostitution, la voix de la jeune Nigériane piégée à treize ans dans un réseau, déportée en Europe et forcée à satisfaire contre sa volonté vingt clients ou plus par jour dans des conditions sordides ? Pourquoi vous vous en fichez éperdument, quand bien même celle-ci représente statistiquement davantage les contingents de la prostitution ? Qui semble le plus partisan de la « bonne cause malgré les autres » ? Honnêtement ?

    De plus, vous croyez vraiment que demander une intervention d’Etat et pointer sa responsabilité dans un phénomène social aussi répandu est à côté de la plaque ? Vous n’avez pas comme qui dirait l’impression que c’est en théorie l’Etat qui régule ce qui est légal ou illégal, permis ou punissable dans un pays ? Les militantes en faveur du vote des droits des femmes auraient-elles donc mieux fait de s’adresser uniquement à leur papa et à leur mari, voire à leur facteur, plutôt qu’à l’Etat dont elles dénonçaient la misogynie institutionnalisée ?

    Votre dernière « pique » est particulièrement inepte : vous essayez de discréditer la position des abolitionnistes en la comparant à un autre modèle de société qu’avec un clin d’oeil complice à votre lecteur (que vous supposez partager les mêmes préjugés que vous) vous sous-entendez absurde… alors qu’il s’agit d’un point de vue tout à fait recevable et qui demande débat.

    Bref, peut-être qu’au lieu d’essayer d’apprendre aux abolitionnistes les fondamentaux de la discussion et du débat, que manifestement vous ne maîtrisez pas, il faudrait commencer au préalable à se demander pourquoi le mot « idiote » apparaît rapidement dans la conversation.
    Quand vous écrivez des tissus d’inepties que l’on voit ressassés ad nauseam depuis des années et qui sont toujours aussi vides d’arguments, quel mot voulez-vous qu’il vienne à la bouche ?

    PS: Il y avait aussi des femmes qui étaient contre l’extension du droit de vote aux femmes, des noirs qui disaient que l’esclavage était juste car ils avaient été convaincus que les noirs étaient inférieurs et devaient servir la race blanche prétendument supérieure, des enfants forcés à travailler dans des mines de charbon dans des conditions effroyables et nocives pour aider leur famille et qui s’en disaient très heureux, des femmes qui sont contre l’avortement même en cas de viol ou de déformation sévère du foetus, des épouses qui sont prêtes à sacrifier leur vie pour leur compagnon qui les bat, des femmes qui défendent le « droit à l’excision » pour leurs filles, des prostituées qui prennent la défense de leur proxénète, des personnes violées persuadées que tout est de leur faute et que si ça s’est passé c’est qu’elles devaient le vouloir quelque part, des peuples colonisés qui ont rejeté leur culture après avoir été persuadés qu’elle ne valait rien comparée à celle des colons, etc, etc, etc.
    Nier ces mécanismes socio-psychologiques – qui sont d’ailleurs connus depuis très longtemps à défaut d’être totalement élucidés (voir le ‘Discours de la servitude volontaire’ d’Etienne de la Boétie) – et nier leur caractère proprement paradoxal, vous croyez vraiment que ça fait avancer le débat ?

  8. essaipat Says:

    Merci de votre commentaire très intéressant (je le pense: aucun sarcasme ne se cache dans cette phrase, votre avis est même le premier « contre » que je trouve véritablement intéressant et intelligent, à défaut de convaincant). Avis auquel je vais répondre. Partiellement. Parce qu’en fait, avant de commenter, j’aurais apprécié que vous m’ayez lue. Vraiment. Mais bon.
    1) A propos de l’abolition, je disais avec un astérisque « faites le test ». Dans la rue, autour de vous, mais pas chez les personnes qui, comme vous, sont dans ce combat-là; auprès de vos oncles, nièces, grand-parents, voisins, demandez-leur s’ils savent qui sont les « abolitionnistes » et ce qu’elles combattent. Aujourd’hui. Et revenez vers moi.
    2) Où et quand ai-je nié les statistiques qui font que, aujourd’hui, la majorité des prostituées sont victimes de la traite? Si je le fais, je m’en excuse. Néanmoins, en quoi, cette réalité nous empêche de conserver la liberté de faire ce que l’on veut avec son corps, y compris de vendre une prestation avec? Il faut s’attaquer à l’esclavage, à la traite, pas au droit des gens à disposer de leur corps. Fondamentalement. Après, c’est sûr que la réalité actuelle n’a rien à voir avec la liberté, là-dessus on est d’accord. On est d’accord aussi que les femmes ne se prostitueraient probablement pas – majoritairement, mais là encore on peut en discuter – de leur plein gré (quand c’est le cas), si elles avaient les moyens financiers de ne pas le faire. Ce qui me gêne, c’est la position morale que vous tenez, vous abolitionnistes: vendre une prestation avec son corps, c’est mal. Heu… pourquoi?
    Obliger quelqu’un à vendre son corps, oui, ça, c’est mal. Sinon…
    3) Où dis-je que l’état n’a pas de responsabilité? Il doit s’attaquer aux réseaux mafieux et protéger les victimes. De là à le traiter de prostituteur… y a un pas que, personnellement, je ne franchis pas.
    4) Enfin, la partie que je trouve inepte, moi (mais bon, vous connaissez mon peu de capacités cognitives, ça doit être ça), c’est le blabla en P.S.: sur les victimes. Au prétexte qu’il se passe des phénomènes complexes socio-psychologiques pour les victimes, vous pensez qu’on a le droit de parler pour elles, en leur nom et à leur place. Je pense que non et cela même si elles ont – objectivement – tort.
    En fait, dans ma pauvre expérience en la matière, vous ne cherchez pas, les abolitionnistes, à convaincre, vous êtes persuadé(e)s d’avoir raison. Mais merci, encore une fois, de discuter, même si c’est (encore une fois) passablement agressif à mon égard.
    P.S.: En fait, si on reprend « du début du début », je discutais peinard sur les réseaux sociaux, je donnais – poliment – mon avis, je me suis faite troller, bloquer, emm…, insulter. En réaction, je m’énerve un peu (mais courtoisement, vous l’aurez remarqué) sur un blog où personne n’est obligé de venir et je me recoltine les remarques agressives, mais c’est sûr, c’est moi qui l’ai mauvaise, bien sûr… Le pire (je le redis parce que personne ne semble l’avoir lu), je ne demande qu’à être convaincue par la cause.


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