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Puberté précoce: les pesticides mis en cause 18 avril 2012

Filed under: Ça m'énerve!,Perdu d'avance,Revue de presse — essaipat @ 15:04

Le dernier numéro de la Déclaration de Berne « Vers un développement solidaire 221 » est consacré ce mois aux pesticides. Et c’est pour le moins alarmant. Ainsi, on y apprend que:

Au mois de septembre 2011, des scientifiques ont rapporté le cas d’une fillette de 4 mois, en France, qui avait déjà ses menstruations et une poitrine développée. Ils ont découvert, dans le plasma sanguin de l’enfant et dans celui de ses parents, des résidus de DDT, de lindane et d’endosulfan. Ils font tous trois partie des produits dits polluants organiques persistants (POP), des substances chimiques massivement utilisées durant l’après-guerre. Ces POP ont une durée de vie très longue et, en se fixant dans les tissus adipeux, remontent la chaîne alimentaire. Les mères transmettent ces substances à leurs enfants par leur lait.

Pourtant:

En 1962 déjà, Rachel Carson abordait dans son livre The silent Spring (Le printemps silencieux), la question des conséquences dévastatrices des pesticides et, en particulier, du DDT sur l’environnement. (…) Les producteurs de pesticides, comme Monsanto ou DuPont, ont alors engagé d’énormes moyens pour faire de la contre-information et vanter l’utilisation de leurs produits. Après un combat de longue haleine, la vérité a fini par l’emporter, et dans les années 1970, l’utilisation du DDT dans l’agriculture a été interdite dans de nombreux pays industrialisés. En 2004, la Convention de Stockholm l’a prohibée presque partout dans le monde.

Pendant 42 ans, le DDT a donc continué à être commercialisé ici ou là. Il aura fallu 42 ans avant que les industriels lâchent l’affaire. Et encore, partiellement puisqu’aujourd’hui, on a le même souci avec les OGM de Monsanto (toujours lui) et le Paraquat de Syngenta.

Et La déclaration de Berne de rappeler que les consommateurs ont un pouvoir (relatif, c’est certain, mais quand même), celui de choisir ce qu’ils mettent dans leur assiette. Le nerf de la guerre est l’argent. Notre portemonnaie est une arme.

Pour contribuer à limiter l’utilisation des pesticides, les consommatrices et les consommateurs doivent préférer les produits bios. C’est le geste le plus simple qu’ils puissent faire, mais aussi la meilleure solution et le choix le plus rationnel pour leur santé.

On rajoutera « local et de saison » tant le bio cultivé sous serre en Andalousie ou en Egypte paraît quelque peu suspect. Du bon sens quoi.

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