Patrizia a un avis sur tout

© Tous les textes et photos de mon cru m'appartiennent et ne peuvent être utilisés de quelque manière que ce soit et sur n'importe quel support sans mon autorisation expresse!

Survivaliste, version Femina 19 février 2012


Lu ce jour dans Femina, magazine livré avec Le Matin Dimanche, à propos du survivalisme consistant, ici, à tout faire soi-même:

Reste que cette manière d’entrevoir l’avenir évacue la notion de plaisir! Et c’est bien dommage de se mettre à tout faire soi-même parce qu’on a peur de tout et parce qu’on adhère aux thèses altermondialistes du troc.

Plusieurs choses m’étonnent:

  1. A quel point la presse ne sait pas comprendre ce qui agite les populations. La peur dénoncée ici m’apparaît à moi comme bien légitime au vu de ce qui se passe actuellement chez nos voisins. Celui qui passera au travers des mailles du filet des maladies incurables et du chômage n’est pas né ce siècle. Seuls les nantis peuvent se permettre de ne pas avoir peur de l’avenir. Et ils sont de moins en moins nombreux.
  2. On peut avoir peur de l’avenir (franchement, politiciens, banquiers et industriels ne font rien pour rassurer) et jouir de la vie. Décider justement de ne plus nourrir un système qui ne tient pas compte de l’humain, ça ne veut pas dire se morfondre au fond d’une grotte non chauffée. Ce n’est pas parce qu’on ne fait plus les magasins qu’on ne vit pas. On peut faire des confitures et se sentir tout à fait bien dans sa peau. Si, si.
  3. Ce qui nous amène aux « thèses altermondialistes » (admirez comment disqualifier en deux mots un mouvement plutôt sain d’esprit consistant à dépenser moins et partager plus) pour parler… du troc. Un truc, le troc, vieux comme le monde.
  4. Ce troc ne serait-il qu’une lubie de gauchos survivalistes? Je parie que Madame la RédacChef le pratique pourtant avec ses amies mères en se passant vêtements, chaussures et accessoires de puériculture. Un moyen économique et écologique. Responsable, en somme.

Par peur (sans doute et on a les peurs que sa condition permet) d’être mêlée au lot des altermondialistes (mon dieu, mais quelle horreur!), Annick Chevillot dilue un message pourtant essentiel. Car faire les choses soi-même, c’est reprendre le contrôle de sa vie (qu’on avait un poil trop déléguée aux lobbies industriels de tous bords) et cela procure beaucoup (BEAUCOUP) de plaisir. Ne serait-ce que celui d’être compétent (et par les temps qui courent, ce n’est pas négligeable).

Publicités
 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s