Patrizia a un avis sur tout

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Les pharmas ne devraient pas être seuls maîtres à bord, il en va de notre santé! 19 novembre 2011


Le dernier numéro de la Déclaration de Berne que vous pouvez vous procurer gratuitement ici: LaDéclarationDeBerne revient sur les pratiques de Nestlé arguant un bien public qui est comme d’habitude bien loin d’être démontré, mais parle aussi de l’emprise qu’ont les entreprises pharmaceutiques sur la santé (la nôtre) en misant notamment sur le cancer, maladie hautement rémunératrice pour celles-ci.
Ancien conseiller national, Franco Cavalli est aussi un oncologue réputé. Extrait de l’interview qu’il a donné à Patrick Durisch pour La Déclaration de Berne. A lire si vous n’avez pas peur de finir bien énervés (on nous tond, les amis, on nous tond!).

Roche et Novartis s’orientent sur le marché des Etats-Unis, le plus important en matière d’anticancéreux, pour fixer ses prix. Comme il n’y existe aucun mécanisme de régulation – la dernière tentative du Président Obama a échoué face au lobby pharmaceutique – les laboratoires ont tout loisir de fixer le prix de leur produit en fonction de ce qu’ils pensent que le marché peut payer en jouant avec la détresse des patients. L’inflation a commencé avec le Glivec de Novartis au début des années 2000. Auparavant, une thérapie classique coûtait entre 300 et 400 francs par mois. Novartis a fixé un prix mondial au Glivec de 3000 francs mensuellement. D’autres ont suivi et on en est aujourd’hui à 9000 francs par mois, voire beaucoup plus pour certains types de traitement personnalisés.

(…) La Suisse devrait parler d’une seule voix et sortir de cette position schizophrénique entre protection des intérêts économiques et défense du droit à la santé pour tous. (…) le service public était auparavant très présent dans la recherche fondamentale, mais aussi appliquée (…), cette dernière étant aujourd’hui largement privatisée. L’industrie pharmaceutique est donc omniprésente. Le secteur public doit récupérer le terrain qu’il a concédé au privé, en contrôlant et en finançant les essais cliniques nécessaires à la production de nouveaux médicaments. Les laboratoires pharmaceutiques ne peuvent pas être juge et partie, autrement dit décider quels médicaments ils souhaitent développer (en fonction des perspectives de marché) et évaluer leur efficacité et leur inocuité. L’expérience a montré que les résultats de recherche peu convaincants auront tendance à être dissimulés ou embellis, pour ne pas mettre en péril la commercialisation du produit. L’Etat doit impérativement s’investir davantage, dans l’intérêt sanitaire public.

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