Patrizia a un avis sur tout

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Les Radley de Matt Haig aux éd. Albin Michel 27 juillet 2011

Filed under: Extraits choisis,Je lis — essaipat @ 16:41

Sai, ad esempio, quanti esseri viventi ci sono in una carota? Milioni. Un vegetale è come una microscopica metropoli, e quindi ogni volta che fai bollire une carota tu spazzi via un’intera città. Pensaci. Ogni scodella di zuppa equivale a un’apocalisse.

  • Si…
  • Si je n’avais pas déménagé juste avant de partir en vacances…
  • Si j’avais eu le temps, comme je le fais chaque été, de passer chez Payot (ma caverne d’Ali Baba à moi) et de faire – bonne – provision de lecture…
  • Si j’avais réussi à mettre la main sur les livres non lus qui n’attendaient qu’une occasion pour l’être (dans quel carton les ais-je mis?)…
  • Si…

Je ne me serais pas retrouvée lors d’une halte à Lugano avec rien à lire et deux semaines à passer sur une des plages du lac de Côme (ça, c’est ce qui était prévu, le temps ne s’étant pas du tout adapté à mes envies). Du coup, nous avons fait un crochet par une librairie tessinoise qui, s’avéra-t-il, n’avait que peu de livres en français.

  • Si, donc…

Et bien, je n’aurais pas acheté « La famiglia Radley » de Matt Haig aux éd. Einaudi. Et je ne l’aurais sans doute pas lu si j’avais pris le temps de déchiffrer correctement la der de couverture. Parce que, moi, les histoires de vampire, ben, heu, ça me saoule. Encore plus depuis que c’est – très – à la mode. Je n’en suis pourtant pas mécontente.

Parce ce que, plus que de vampires, le roman raconte l’histoire d’une famille sur laquelle pèsent de lourds secrets. Comment être soi quand être soi est un péché? Comment vivre sa nature quand elle est contraire aux lois? Comment supporter l’abstinence quand elle nous détruit? Et que ressentent les fils et les filles élevés dans le mensonge?

Cette parodie « sanglante » de la bourgeoisie anglaise se laisse lire avec plaisir. L’écriture (en italien, du moins) est fluide. Les chapitres sont courts. Côté intrigue, le début est entraînant, le milieu du livre un peu plus poussif, mais on retrouve un peu de l’allant du début dans la dernière partie. Bref, une lecture plaisante. Que je n’aurais sans doute jamais faite en français.

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