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La solitudine dei numeri primi de Saverio Costanzo 20 mai 2011


Dense et lent

Mattia pensava che lui e Alice erano cosi, due primi gemelli, soli et perduti, vicini ma non abbastanza per sfiorarsi davvero. A lei non l’aveva mai detto.

Publié aux éditions Mondadori en 2008, le roman de Paolo Giordano (que j’ai lu dans le texte original, ma comme je suis fière) a fait un véritable tabac en Italie. L’auteur turinois a d’ailleurs remporté les prix Campiello (de la première œuvre) et le Strega (équivalent italien du Goncourt).

L’histoire se déroule entre 1983 et 2007. Elle est celle, de l’enfance à l’âge adulte, de deux inadaptés: Alice « la zoppa » et Mattia « il genio che si taglia » que le drame a transformé, qui se frôlent, mais jamais ne se touchent vraiment. S’aiment sans parvenir à s’approcher l’un de l’autre. Alice et Mattia sont des infirmes incapables d’intimité. Ils ne savent communiquer avec les autres et ne font que se tourner autour dans une solitude qu’ils reconnaissent et dont ils souffrent, mais qu’ils n’arrivent à dépasser. C’est une histoire dense, lente, pudique et pesante. Triste.

Le film (vu en VO) de Saverio Costanzo, dense et lent, est, en ce sens, fidèle au roman éponyme. Le cinéaste a pourtant choisi un fil de narration décousu qui navigue à coup de flash-back ininterrompus et désordonnés entre les différentes périodes clés de l’histoire des deux protagonistes et je me suis demandée dès le début comment comprendre le film si l’on n’a pas lu le livre… Heureusement que les acteurs relèvent le défi en s’effaçant et en se mettant véritablement au service de l’histoire qu’ils racontent. Néanmoins, je regrette la lourdeur du film qui m’a prise en otage (mieux vaut être en forme pour le voir), ainsi que les quelques arrangements d’avec le récit initial.

J’étais sans doute trop fatiguée ce soir-là pour voir un film de cette « épaisseur » et je suis assez contente d’avoir d’abord lu le livre, car même si le roman possède une identique touffeur (et noirceur), en lecture, les pauses sont possibles. Du coup, le livre m’a paru bien moins indigeste que le film.

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One Response to “La solitudine dei numeri primi de Saverio Costanzo”

  1. Nina Says:

    J’ai adoré le livre, j’ai trouvé très intéressant et original de mettre en parallèle l’histoire de ces deux enfants blessés à jamais, condamnés à la culpabilité alors que les seuls coupables sont les parents enfermés dans leur égoïsme et leur ambition.
    Le film en effet est difficilement accessible sans avoir lu le livre et ça c’est dommage mais j’ai été happée par le jeu des acteurs qui sont criants de vérité dans leur solitude, leur enfermement. J’ai trouvé aussi que ce film avait un style, une certaine particularité qui me l’a fait aimé malgré ses lourdeurs. Comme le sujet de ce roman est complexe, j’étais curieuse de voir comment un réalisateur allait donner vie à ce livre.


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