Patrizia a un avis sur tout

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Le choc de la maternité d’Anne Enright aux éd. Actes Sud 2 avril 2011


Comment se saouler tout en donnant le sein? (…) L’alcool et le lait maternel, ce n’est pas un mélange très heureux. Mais le concept clé ici est celui du timing. Il faut boire après avoir donné le sein, pas avant. (…) Deux heures après un verre de vin, c’est comme si vous aviez bu de l’eau. Il n’y a pas une once de vérité dans le fait que nourrir un enfant après avoir bu un coup est comme si le bébé avait bu lui-même.
Avant de paniquer sur le champagne post-natal qui a fait chavirer toute la pièce après seulement deux gorgées, ça vaut le coup de calculer combien d’alcool il y a dans votre sang à tout moment. Si vous êtes complètement bourrée, reluquez le contenu du petit lit, extrayez le bébé tout en vous affalant sur votre lit et perdez connaissance avec sa bouche vaguement positionnée sur votre sein, votre lait contiendra un énorme 0,3 % d’alcool. Si vous êtes réellement dans le coma, et que le bébé est placé sur votre sein par une tierce personne, alors votre lait contiendra 0,4 % d’alcool, ou dans ces eaux-là. A 0,45%, vous êtes morte, alors les tentatives de nourrir le bébé vont échouer après cinq minutes. Mais en général, en tant qu’ivrogne euphorique (0,03%) ou même excitée (0,1%), votre sang et donc votre lait, va contenir à peu près un millième de la quantité d’alcool contenue dans un dry Martini. (…)
Il y a de bonnes raisons de ne pas nourrir un bébé quand vous êtes saoule, et elles ne sont pas seulement esthétiques.

Ce petit extrait me fait hurler de rire à chaque fois. J’ai lu ce livre il y a quelques années déjà. Il m’a fait un bien fou. Roboratif et jouissif, il est un de ceux qu’il faut lire absolument quand son bébé de 3 24 mois ne fait pas encore ses nuits. Quand on se meurt d’ennui entre deux areuh et deux tétées, seule chez soi avec la chair de sa chair. Au moment où, dormant debout, on se maudit d’avoir eue l’idée saugrenue de se reproduire (mais pourquoi faire, d’abord?), on trouve qu’on a tellement de la chance d’être la mère de cet enfant-là (mais tu vas dormir, oui! et tu pourrais pas t’occuper UN PEU tout seul?). Bref, c’est un livre qui fait du bien aux mères.

Et puis, c’est un livre qui est publié aux éditions Actes Sud. J’adore les éditions Actes Sud. Et ce sera ma conclusion.

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