Patrizia a un avis sur tout

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La société toxique de Pryska Ducœurjoly aux éd. Respublica 23 mars 2011


La nature humaine est ainsi faite que la population n’a nul besoin que la soumission soit obligatoire pour s’y adonner. Personne n’oblige ainsi les Italiens à regarder les chaînes de télévision de Berlusconi, ni les Français à rester plantés plusieurs heures d’affilée devant TF1. Pourquoi contraindre les citoyens par la force alors qu’une connaissance plus approfondie de leurs comportements démontre qu’ils ne demandent que ça?

Voici un livre que j’ai eu grand plaisir à lire. Il correspond à mes préoccupations du moment et devrait – si vous avez comme priorité de rester en bonne santé, tant mentale que physique – correspondre aux vôtres.

On connaît – ou on devrait connaître – la toxicité désormais prouvée des aliments industriels et de ceux cultivés en « traditionnel » (« traditionnel » ou « conventionnel » voulant dire dans ce cas, cultivé avec pesticides, donc depuis moins de 50 ans, curieux, non?).

On connaît – bien qu’on n’ait guère l’envie de s’étendre sur le sujet – la toxicité des médias, de la télévision en particulier, mais la presse écrite n’est guère à la peine dans ce domaine. Jugez donc, pour exemple frais du jour, du titre de manchette d’un certain quotidien orange (alors que, comme chacun sait, en ce moment dans le monde, il ne se passe RIEN): « Gays de père en fils ». Ouaih, pas moins! Si on a la presse qu’on mérite, et ben, ça m’inquiète.

On commence à comprendre à quel point la médecine occidentale est néfaste pour l’être humain et ne fait pas les miracles promis. Bien au contraire. On commence à peine à percevoir à quel point on a été berné par l’industrie pharmaceutique. Tous autant que nous sommes, du pékin moyen au médecin en passant par les instances dirigeantes. La prise de conscience pointe le bout de son nez, mais pour l’instant on refuse de le reconnaître tant le lavage de cerveau de l’intox médicamenteuse (et notamment vaccinale) a été efficace. Heureusement pour notre intelligence, l’industrie pharmaceutique n’hésite plus à se tirer une balle dans le pied à la moindre occasion (l’attrait du profit lui ferait-elle perdre toute mesure?). La grippe H1N1 et sa gestion – particulièrement grotesque – aura été un premier déclencheur, le Mediator poursuit le réveil des consciences et on peut espérer que les affaires qui ne manqueront pas de sortir encore finiront le travail. Après le tabac, le prochain scandale sanitaire pourrait bien avoir pour nom les pharmas.

Bien sûr, les livres sur les méfaits des cosmétiques, de la nourriture industrielle et des vaccins existent et sont nombreux – même si la presse ne s’en fait pratiquement jamais l’écho. Mais le livre de Pryska Ducœurjoly a le mérite de réunir tous ces méfaits sous un même titre. Synthétique et référencé, facile et agréable à lire, il rappelle aussi quelques vérités indispensables à un réveil de l’intelligence, comme le fait qu’une alimentation de qualité à bas coût n’est pas possible.

Peut-on vraiment trouver des cuisses de poulet de qualité à 1,85 euro le kilo, comme veulent nous le faire croire les chaînes de supermarchés? Cet argument du pouvoir d’achat est tout sauf compatible avec la qualité nutritionnelle. Il n’a d’autre but que de fournir un alibi à la consommation de masse et de nous garder sous la coupe de l’industrie agroalimentaire, dont nous sommes, ne l’oublions pas, les premiers débouchés…

L’autre versant de cet argument fallacieux serait que l’alimentation bio serait réservée aux riches. L’hypermarché serait dès lors, le défenseur du pauvre et de l’opprimé.

On veut nous faire croire que la nourriture doit coûter toujours moins cher pour qu’elle soit accessible à tous. Mais à force de tirer les prix vers le bas, au détriment de la qualité, notre représentation du coût de l’alimentation s’en trouve complètement faussée. Dès lors, un produit de qualité (comme un poulet bio  7 ou 8 euros le kilo ou un fromage fermier à 16 euros le kilo) apparaît hors de prix!

Sans parler du goût incontestablement meilleur des produits fermiers, ainsi que de la valeur nutritionnelle d’un produit bio de qualité du fait qu’il rassasie mieux et plus longtemps. La preuve par le McDo dont c’est un fait aujourd’hui établi que la nourriture qu’on y vend « ne tient pas au ventre ».

En résumé, il s’agit d’un livre salutaire qui permet, à moindre coût, de tordre… le cou aux mensonges des industriels à qui notre santé importe bien moins que notre pouvoir d’achat. Mais côté pouvoir d’achat justement, il faudrait ne pas oublier…

(…) que l’agro-industrie est fortement subventionnée et fortement polluante. Coût pour le contribuable européen (…): 450 euros par an et par foyer… (…) En d’autres termes, supprimez les subventions aux cultures intensives et vous verrez doubler les prix dans les supermarchés!

La note plus gaie et résolument optimiste du livre, vous la trouverez dans les quelques conseils santé et nutrition très intéressants, bon marché et à la portée de tous que l’auteure offre à ses lecteurs.

Pryska Ducœurjoly promet un nouvel ouvrage sur un sujet « choc ». Affaire à suivre, donc.

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One Response to “La société toxique de Pryska Ducœurjoly aux éd. Respublica”

  1. Anne Bussy Says:

    Merci, Patrizia, bien torché, et ça fait bien envie de lire. Cohérence, et bon début de désintoxication de la pensée. Question détox mentale, y’a du boulot dans ce monde et sur plusieurs plans. J’adore!

    Biz


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