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Innocents condamnés à mort de Jacques Secretan aux Ed. P.-M. Favre 15 novembre 2010

Filed under: Perdu d'avance,Revue de presse — essaipat @ 11:26
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Aux Etats-Unis, un seul témoin peut imposer sa vérité

Debra Milke, en 1991 en Arizona, et Robert Garza, en 2003 au Texas, ont été condamnés à mort pour des meurtres que l’un et l’autre ont toujours nié avoir commis. A la fin de l’année 2010, ils continuaient à croire que la justice finirait par leur donner raison.

Aux Etats-Unis, ces deux cas ne sont pas vraiment exceptionnels: depuis 1977, après dix ans sans exécution, quelque 140 condamnés à mort – dont une femme – ont été reconnus innocents, en trente-trois ans. Dans le même temps, plus
de 1200 exécutions ont eu lieu, dans les Etats appliquant la peine de mort.

Le 31 janvier 2006, au Texas, Jaime Elizalde a quant à lui été exécuté suite à un règlement de compte entre trafiquants de drogue, qui fit deux morts. En dépit d’un appel soutenu par l’Organisation des Etats Américains, ses avocats n’ont pas pu démontrer que les deux témoins présentés contre lui avaient menti.

Tout devrait être fait pour éviter qu’une erreur judiciaire ne soit commise, en particulier lorsque la peine de mort est requise. Ce livre, tout comme d’autres publications, est là pour attester qu’il n’en est rien. Le constat vaut en particulier pour l’ahurissante affaire Milke, qui voit une femme maintenue en prison et dans le Couloir de la mort depuis plus de vingt ans, sur la seule foi des affirmations d’un policier.

En décembre 1989, tout s’est joué en une demi-heure pour Debra Milke, au cours d’une conversation entre quatre yeux, sans enregistrement ni procès-verbal. L’inspecteur chargé d’enquêter sur le meurtre de son fils, âgé de quatre ans, déclara qu’elle lui avait avoué avoir engagé deux hommes pour le tuer.

Jacques Secretan, journaliste résidant à Lausanne, a effectué de nombreux séjours aux Etats-Unis durant lesquels il a pu rencontrer les condamnés à mort dont il parle ici, dans la salle des visites des prisons de Polunsky Unit, au Texas, et de Perryville, en Arizona.

Extrait:

Les cas présentés ici sont véridiques. Et les propos cités ainsi que les informations données sont de première main. A relever qu’à part les Etats-Unis, aucun des autres grands pays appliquant la peine de mort n’autoriserait un tel examen d’affaires criminelles. Ce livre vise à déceler certains des mécanismes qui peuvent aboutir à la condamnation ou même à l’exécution de personnes innocentes.

L’affaire Milke, dans laquelle une mère a été condamnée à mort pour avoir fait assassiner son enfant à l’approche de Noël 1989, a glacé d’horreur l’Arizona. Elle est au coeur de ce livre. Cette femme est-elle un démon au visage d’ange, ainsi que le pensent aujourd’hui encore de nombreux participants à des forums sur Internet, ou a-t-elle au
contraire été victime d’une effroyable erreur judiciaire ? Comment un inspecteur de police a-t-il pu envoyer sans preuve Debra Milke dans le Couloir de la mort, et comment se fait-il qu’elle s’y trouvait toujours à la fin 2010, plusde vingt ans après son procès ? Outre le policier, il y eut un procureur réputé « dur face au crime », mais aussi un avocat incompétent, des jurés perplexes et des juges ayant interprété la loi d’une manière très personnelle.

En matière de justice comme ailleurs, le facteur humain peut déclencher les pires catastrophes. En tant que journaliste, je sais bien que malgré les énormes failles de leurs dossiers, pas plus Debra Milke que Robert Garza au Texas – dont le cas est exposé en fin de ce livre, n’auront une chance de s’en sortir sans un retournement de l’opinion publique en leur faveur.

D’abord à mes frais, puis avec l’appui d’amis et d’une petite association fondée à Lausanne en 2007, « Vie en Jeu »*, je me suis rendu de nombreuses fois aux Etats-Unis. Au contact des condamnés, de leurs avocats et de leurs proches, j’ai vite réalisé que les affaires exposées dans ce livre auraient de quoi inspirer les meilleurs auteurs de best-sellers. Attirer l’attention sur l’un ou l’autre de ces cas, ou d’autres de même nature, aux Etats-Unis ou ailleurs, est l’un des
propos de cet ouvrage.

*CCP 17-174745-6, Lausanne, Suisse

Envie de soutenir l’auteur dans son combat?
Engagez-vous par courriel (jsecretan@bluemail.ch)
à lui en acheter un exemplaire dès sa sortie prévue en février 2011.

A consulter aussi: Une vie en jeu

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